en 1964, Woody Allen est donc engagé pour écrire et jouer dans son premier film produit par Charles K Feldman.
Woody Allen découvre Paris lors du tournage, et en tombe amoureux.
Peter Sellers explose en 1964 avec le premier film de la série des "Panthère Rose" de Blake Edwards, et est rapidement engagé pour interprêter le rôle du Dr. Fassbender, alors qu'il avait été plus ou moins prévu que Groucho Marx ou que Woody Allen lui même joue le rôle.
Feldman engage un cast de rêve pour ce film dont Peter O'Toole, Peter Sellers, Romy Schneider et Ursula Andress parmis les plus connus, plus des apparitions furtives de Richard Burton et Françoise Hardy.
Woody Allen passe pratiquement inaperçu pendant le tournage, et son script est continuellement ré-écrit, entre autres par les acteurs.
apparition furtive également de sa copine de l'époque et future femme, l'actrice Louise Lasser.
la musique est signée par Burt Bacharach qui crée ici deux classiques des 60's, "what's new pussycat" pour Tom Jones et "my little red book" pour Manfred Mann.
le film, considéré comme décadent et immoral par les critiques de l'époque, obtient un succès énorme au cinéma et reste un témoin de son époque et de la libération sexuelle.
Woody Allen, déçu du résultat, trop éloigné de son script originel, menace de porter plainte, et déclare qu'il ne tournera plus que dans des films pour lequel il aura un contrôle complet.
malheureusement pour lui, il faudra encore attendre quelques années avant de pouvoir contrôler pleinement ses créations.
WHAT'S NEW PUSSYCAT?
(titre français : quoi de neuf pussycat?)
réalisé par : Clive Donner
écrit par : Woody Allen
CAST :
Peter O' Toole (Michael James)
Peter Sellers (Dr. Fritz Fassbender)
Romy Schneider (Carole Werner)
Capucine (Renée)
Paula Prentiss (Liz)
Woody Allen (Victor)
Ursula Andress (Rita)
Edra Gale (Anna Fassbender)
Katrin Schaake (Jacqueline)
Eleonore Hirt (Mrs. Werner)
Jess Hahn (Mr. Werner)
Michel Subor (Phillipe)
Jean Paredes (Marcel)
Jacques Balutin (Etienne)
Howard Vernon (Docteur)
HISTOIRE :
Michael James, directeur d'un magazine de mode parisien est tourmenté entre son amour pour Carole, la femme de sa vie, et sa passion pour les femmes en général, il cherche conseil vers son psychanaliste, le dr. Fassbender, obsédé sexuel qui semble bien plus malade que ses patients.
alors qu'il se résout à épouser Carole et se ranger des voitures, les choses se compliquent lorsqu'il se retrouve pour un week-end au "Chateau Chantelle", club échangiste déguisé en hôtel.
ANALYSE :
on peut diviser ce film en deux parties bien distinctes : le premier acte se passant à Paris et le deuxième se passant au "Chateau Chantelle".
lors du premier acte, Woody Allen pose les bases de son personnage d'obsédé sexuel complexé et mal dans sa peau, et où les deux personnages principaux servent de miroir.
nous avons ici en réalité trois Woody Allen (les trois portent d'ailleurs des lunettes à larges montures) :
Michael James est un Woody Allen romantique, fou amoureux d'une seule femme, et désirant par dessus tout, se débarrasser de son obsession des femmes pour se consacrer uniquement à Carole.
le fait qu'il plaise aux femmes est vécu de sa part comme une malédiction.
Fritz Fassbender est son alter-ego négatif. il ne veut pas aimer une femme, il veut toutes les femmes et se pose en prédateur malchanceux. sa perversion est sa raison de vivre, il ne comprends pas cet amour pur qui dévore Michael. son incapacité a réellement conclure avec une autre femme que la sienne (qu'il déteste) fait de lui un frustré, jaloux du succès de Michael auprès de la gent féminine.
Victor est le Woody Allen obsésé sexuel doublé de l'inadapté social que l'on connait, assez proche de ses premières créations, (Fielding Mellish ou Allan Felix).
point commun avec Michael, il est obsédé par Carole, dont il est l'ami le plus proche.
point commun avec Fritz, il est également obsédé par toutes les femmes. il aimerait être un prédateur mais n'en a pas l'envergure, et se contente d'être un outsider, éternellement dans l'ombre de Michael.
ce premier acte, malgré ses défauts et ses longueurs est donc bel et bien un Woody Allen à part entière.
le deuxième acte est une véritable catastrophe, course poursuite dans un hotel puis en carts, qui aurait pu avoir été écrit par un Benny Hill sans humour et sous influence de produits psychotrope.
je ne reconnais pas du tout là, la patte de Woody Allen, et j'ai toujours tendance lorsque je revois le film à avancer jusqu'à la scène finale ou même à appuyer sur le bouton stop-eject de mon lecteur DVD.
bref un film qui comprends de très bons moments, définitivement ruiné par la 2e partie.
phrase extraite du film :
(Michael)-did you get a job?
(Victor)-yes! I got something at the strip-tease, I help the girls dress and undress.
(Michael)-nice job
(Victor)-twenty francs a week
(Michael)-not much
(Victor)-it's all I could afford!