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Nom du blog :
cameraobscura
Description du blog :
Cinéma et Théatre : la magie des salles obscures.
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
17.08.2006
Dernière mise à jour :
11.01.2009

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Envoyez des emails plutôt que de laisser des comme

Publié le 11/01/2009 à 12:00 par cameraobscura
Envoyez des emails plutôt que de laisser des comme
D'abord un grand merci à ceux qui continuent de m'écrire et me laissent des commentaires.

A cause de la nouvelle formule Centerblog, je n'ai plus accès à vos emails, ce qui veut dire que je ne peux plus vous répondre et vous remercier directement comme je le faisais précédemment.

Plutôt que de me laisser un commentaire, écrivez moi plutôt un email à l'adresse "chronikoscope@mac.com" afin que je puisse vous répondre.
Merci!!!

Au cas où vous l'ignoriez encore, j'ai arrêté de publier mes textes sur les séries télés sur ce blog et travaille désormais exclusivement pour mon site internet : http://www.chronikoscope.com sur lequel vous retrouverez mes textes que j'ai généralement amélioré et agrémentés de photos.

N'hésitez pas non plus à venir défendre vos séries préférées ou d'autres sujets sur mon forum http://forum-o-scope.easyforum.fr, anciennement "PO-Webzone" où vous retrouverez une petite équipe des plus sympathiques.

Encore merci pour votre soutien et votre fidélité et bonne année 2009!!!

Four Rooms

Publié le 07/09/2008 à 12:00 par cameraobscura
Four Rooms
Four Rooms (1995) est un film à sketches ou à épisodes, et comme la majorité de ce genre de films, est très inégal, voir carrément médiocre (par ex. New York Stories de Martin Scorsese, Francis Ford Coppola et Woody Allen).

Le fil rouge : Ted le groom (bellboy ou bellhop en VO) qui se retrouve chaque fois dans des situations étranges provoqués par les résidents.

Quatre chambres, quatre courts métrages écrit et réalisés par quatre réalisateur/trices de talent, mais pour moi seul le troisième, réalisé par Robert Rodriguez vaut vraiment la peine avec un Antonio Banderas hilarant.


“Honeymoon Suite : The Missing Ingredient”

Réalisateur :
Allison Anders

Scénariste :
Allison Anders

CAST :
Tim Roth (Ted)
Sammi Davis (Jezebel)
Valeria Golino (Athena)
Madonna (Elspeth)
Ione Skye (Eva)
Alicia Witt (Kiva)
Lili Taylor (Raven)
Marisa Tomei (Margaret)
Amanda De Cadenet (Diana)

Histoire :
Dans la suite nuptiale, une convention de sorcières se réunit pour invoquer leur déesse, mais pour cela il leur manque un ingrédient : du sperme.
Heureusement Ted n’est pas loin.

Analyse :
Un ensemble d’actrices sexy pour une histoire qui ne va pas très loin.
Le moins bon épisode du film.



“Room 404 : The Wrong Man”

Réalisateur :
Alexandre Rockwell

Scénariste :
Alexandre Rockwell

CAST :
Tim Roth (Ted)
David Proval (Siegfried)
Jennifer Beals (Angela)

Histoire :
Ted se retrouve au beau milieu d’un jeu érotique mis en scène par un couple marié, mais se fait bientôt accuser d’avoir réellement couché avec Angela.

Analyse :
Peu intéressant.
Pour Jennifer Beals (The L Word) à la rigueur.


“Room 309 : The Misbehavers”

Réalisateur :
Robert Rodriguez

Scénariste :
Robert Rodriguez

CAST :
Tim Roth (Ted)
Antonio Banderas (L’homme)
Tamlyn Tomita (La femme)
Danny Verduzco (Juancho)
Lanna McKissack (Sarah)
Patricia Vonn Rodriguez (le cadavre)
Salma Hayek (la danseuse à la télé---non créditée)

Histoire :
Un homme et sa femme, désirant partir s’amuser en ville, demandent à Ted de surveiller leurs enfants, qui vont, un peu malgré eux, déclencher un véritable apocalypse dans la chambre.

Analyse :
HILARANT!!!
l’épisode à voir absolument, je me demande d’ailleurs si ce n’est pas cet épisode qui a donné à Rodriguez l’envie de faire Spy Kids ensuite.
Antonio Banderas est fabuleux, comme les deux enfants qui jouent à la perfection.
Sublime danse hautement érotique par une Salma Hayek non créditée.



“Penthouse : The Man From Hollywood”

Réalisateur :
Quentin Tarantino

Scénariste :
Quentin Tarentino

CAST :
Tim Roth (Ted)
Jennifer Beals (Angela)
Quentin Tarantino (Chester Rush)
Bruce Willis (Leo---non crédité)
Paul Calderon (Norman)

Histoire :
Ted se retrouve invité chez un célèbre réalisateur Hollywoodien, Chester Rush, mais sous des dehors sympathiques, Rush va proposer à Ted de participer à un jeu plutôt étrange.


Analyse :
Un film plutôt décevant, même si on retrouve beaucoup de liens avec l’univers de Tarantino (les cigarettes Red Apple, les pieds nus, les belles voitures, les discussions bizarres qui n’en finissent pas), et que la fin est surprenante, on reste malgré tout avec la désagréable impression de n’avoir rien vu de vraiment exceptionnel.


© Pascal Schlaefli

Retrouvez ce texte sur http://www.chronikoscope.com

Pulp Fiction

Publié le 31/08/2008 à 12:00 par cameraobscura
Pulp Fiction
“-I love you Pumpkin !
-I love you Honeybunny!”

Quentin Tarantino avait réussi à marquer le monde du cinéma avec son “Reservoir Dogs”, mais “Pulp Fiction” passe au niveau supérieur en touchant au grand public, et reçoit même la palme d’or du festival de Cannes, relançant la carrière de John Travolta par la même occasion.



“Pulp Fiction” est partagé entre trois chapitres différents, centré chaque fois sur un personnage principal, autour duquel d’autres personnages évoluent et que l’on retrouve également dans les autres histoires.



“Pulp Fiction”
1994

Réalisateur :
Quentin Tarantino


Scénaristes :
Quentin Tarantino
Roger Avary



“Pulp Fiction” commence avec un prélude à “The Bonnie Situation” :

“-You know how they call a quarter pounder with cheese in Paris?
-They don’t call it a quater pounder with cheese?
-No man, they got the metric system, they wouldn’t know what the fuck a quarter pounder is.
-Then what do they call it?
-They call it Royale with cheese!
-Royale with cheese ! what do they call a big mac?
-A big mac’s a big mac, but they call it LE big mac
-Le big mac ! What do they call a whopper?
-I don’t know, I didn’t go into Burger King.”


CAST :
Samuel L Jackson (Jules Winfield)
John Travolta (Vincent Vega)
+
Phil Lamarr (Marvin)


Histoire :
Jules et Vincent, ce dernier à peine débarqué d’Europe, sont envoyé récupérer une mallette appartenant à leur employeur Marsellus Wallace.
Renseignés par Marvin, Jules et Vincent vengent leur patron en tuant les deux voleurs.......
à suivre.



Chapitre 1 : “Vincent Vega & Marsellus Wallace’s Wife”
(ce chapitre se passe entre “The Bonnie Situation” et “The Gold Watch”)

“-Did you just order a five dollars shake?
-Ummmh!
-That’s a shake...that’s milk and ice cream!
-Last I heard!
-That’s five dollars? You don’t put bourbon in it or nothin’?
-No!
-Just Checking!”


CAST :
John Travolta (Vincent Vega)
+
Bruce Willis (Butch)
Ving Rhames (Marsellus Wallace)
Samuel L Jackson (Jules)
Bronagh Gallagher (Trudy)
Rosanna Arquette (Jody)
Eric Stoltz (Lance)
Uma Thurman (Mia Wallace)
Steve Buscemi (le sosie de Buddy Holly)

Histoire :
Après une courte altercation avec Butch, Vincent se prépare à passer une soirée inconfortable avec la femme de son patron, Mia Wallace.
Après avoir fait le plein d’héroïne, Vincent emmène Mia dans un restaurant à thème (les années 50) et lui fait gagner un concours de danse.
De retour chez elle, Mia confond le sachet d’héroïne de Vincent pour de la coke et fait une overdose.
Vincent emmène le corps de Mia à toute vitesse vers son dealer, qui lui permet de la sauver en lui enfonçant une seringue d’adrénaline dans le coeur.



Prélude à “The Gold Watch”
(se passant au moins une vingtaine d’années plus tôt, lorsque Butch n’était qu’un enfant.)

CAST :
Christopher Walken (Capitaine Koons)

Histoire :
Le Capitaine Koons rentrant enfin du Vietnam où il était prisonnier, donne à Butch un présent de son père : une montre en or qu’il avait gardé quelque part, bien au chaud...



Chapitre 2 : “The Gold Watch”
(ce chapitre suit directement le chapitre 1)

“Who’s motorcycle is this?
-It’s a chopper baby!
-Who’s chopper is this?
-Zed!
-Who’s Zed?
-Zed’s dead baby, Zed’s dead!”


CAST :
Bruce Willis (Butch)
+
Angela Jones (Esmeralda, la conductrice de taxi)
John Travolta (Vincent Vega)
Uma Thurman (Mia Wallace)
Ving Rhames (Marsellus Wallace)
Maria De Medeiros (Fabienne)
Peter Greene (Zed)
Burr Steers (Roger)

Histoire :
Conformément au plan mis au point par Marsellus, Butch doit perdre son match.
Mais celui-ci n’a pas dit son dernier mot : il gagne le match et s’enfuit retrouver sa femme Fabienne.
Le lendemain, sur le point de quitter la ville, il réalise qu’elle a oublié la montre en or de son père chez lui, et décide d’aller la rechercher.

Dans son appartement, il tombe sur Vincent Vega et le tue, puis en repartant, voit Marsellus Wallace traverser la rue, et essaye de l’écraser, mais perd ensuite le contrôle de son véhicule.

Wallace se met à poursuivre Butch qui trouve refuge dans le magasin de Roger, mais celui-ci les capture tous les deux.
Attachés et baillonnés, Wallace et Butch se rendent rapidement compte qu’ils sont prisonniers de deux sadiques, dont le policier Zed.

Zed et Roger décident de s’occuper d’abord de Wallace, et Butch réussit à s’évader, mais ne pouvant décemment laisser son ennemi aux mains des pervers, il redescend dans le donjon armé d’un katana et tue Roger avant de libérer Marsellus qui se vengera sur Zed.

Marsellus pardonne la trahison de Butch et le laisse s’enfuir...


Chapitre 3 “The Bonnie Situation” .
(ce chapitre précède le chapitre 1)

“-Ezekiel 25:17. The path of the righteous man is beset on all sides by the inequities of the selfish and the tyranny of evil men.....

...And you will know my name is the Lord when I lay my vengeance upon thee!”


CAST :
Samuel L Jackson (Jules Winnfield)
+
John Travolta (Vincent Vega)
Phil Lamarr (Marvin)
Quentin Tarantino (Jimmie Dimmick)
Ving Rhames (Marsellus Wallace)
Uma Thurman (Mia Wallace)
Harvey Keitel (Winston Wolfe)
Tim Roth (Pumpkin)
Amanda Plummer (Honeybunny)

L’histoire :
....suite
Jules et Vincent viennent de tuer les deux voleurs de mallette, quand un troisième voleur les surprend et vide son revolver sur eux sans qu’aucune balle ne les touche.
Après lui avoir réglé son compte, nos deux tueurs, conscients qu’un miracle vient de se produire, repartent avec Marvin, leur informateur, mais malheureusement pour lui, Vincent le tue par accident dans la voiture.

Après s’être caché chez un allié proche mais peu arrangeant, Jimmie Dimmick, Jules appelle Marsellus qui envoie Mr. Wolfe régler les problèmes.

Ceci fait, Jules et Vincent prennent le chemin du retour, mais décident de s’arrêter dans un petit café, et sont alors témoins d’un hold up, mené par Pumpkin et Honeybunny.

On pourrait alors croire qu’un nouveau bain de sang se prépare, mais Jules, profondément changé par le récent miracle, décide de quitter son rôle de tueur pour prêcher la non violence.
C’est donc uniquement par la parole que Jules convaincra le jeune couple de s’enfuir sans demander leur reste.



L’UNIVERS DE QUENTIN TARANTINO :
Toujours les mêmes marques : les cigarettes “Red Apple”, les céréales “Fruit Brute”, les hamburgers et sodas “Big Kahuna”.

Vincent Vega est le frère de Vic Vega (voir “Reservoir Dogs”).
Il est également possible que Jimmie Dimmick ait un lien de parenté avec Larry Dimmick (Mr. White de “Reservoir Dogs”) mais cela n’a jamais été confirmé.

Uma Thurman et Quentin Tarantino ont commencé à imaginer l’histoire de “Kill Bill” pendant le tournage du film et on peut y trouver quelques signes avant coureurs :
Le katana avec lequel Butch se sert pour libérer Marsellus Wallace.
Le pilote de “Fox Force Five” dans lequel Mia Wallace a tourné ressemble fortement à l’équipe de tueurs de Kill Bill.
Mia jouait d’ailleurs la spécialiste en armes blanche.
Jules déclare à Vincent vouloir partir vers l’inconnu, prêcher la non-violence, et prend en exemple Caine, le héros de la série Kung-Fu.
Caine était interprété par David Carradine qui jouera Bill.


JUKE BOX MAN :

Misirlou : Dick Dale
Jungle Boogie : Kool & The Gang
Strawberry Letter #23 : Brothers Johnson
Bustin’ Surfboards : The Tornadoes
Let’s Stay Together : Al Green
Son Of A Preacher Man : Dusty Springfield
Bullwinkle II : The Centurians
Waiting In School : Gary Shorelle
Lonesome Town : Ricky Nelson
Ace Of Spades : Link Wray
Rumble : Link Wray
Since I First Met You : The Robins
Teenagers In Love : Woody Thorne
You Never Can Tell : Chuck Berry
Girl, You’ll Be A Woman Soon : Urge Overkill
If Love Is A Red Dress : Maria McKee
Flowers On The Wall : Statler Brothers
Out Of Limits : The Markets
Comanche : The Revels
Surf Rider : The Lively Ones


© Pascal Schlaefli

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Reservoir Dogs

Publié le 05/08/2008 à 12:00 par cameraobscura
Reservoir Dogs
Son premier film, un film brillant, réalisé sans grand budget (la majorité des vêtements et des véhicules appartenaient aux acteurs) mais avec un ensemble d’acteurs de tout premier plan : Michael Madsen, Harvey Keitel, Tim Roth, Chris Penn et surtout l’incroyable Steve Buscemi.

Le film commence avec un dialogue incroyable, racontant la véritable histoire qui se cache derrière les paroles de “like a virgin” de Madonna, une marque de fabrique chez Tarantino, avant de plonger dans la violence et l’hémoglobine dans lequel le film va nager.

Un film qui a marqué son époque.

“But why am I Mr. Pink?
Because you’re a faggot!”


Réalisateur :
Quentin Tarantino

Scénariste :
Quentin Tarantino

CAST :
Harvey Keitel (Larry-Mr. White)
Tim Roth (Freddy-Mr. Orange)
Michael Madsen (Vic Vega-Mr. Blonde)
Chris Penn (Nice Guy Eddie)
Steve Buscemi (Mr. Pink)
Lawrence Tierney (Joe Cabot)
Eddie Bunker (Mr. Blue)
Quentin Tarantino (Mr. Brown)
Kirk Baltz (Marvin Nash)
Randy Brooks (Holdaway)
Steven Wright (DJ)

L’HISTOIRE :
Un gang de six malfaiteurs attaquent une bijouterie, mais le casse se transforme rapidement en boucherie et la police débarque.

Mr. Blue meurt sur place, Mr. Brown ne survit pas longtemps et Mr. Orange est grièvement touché à l’estomac.

Mr. White arrive au point de rendez-vous, avec Mr. Orange en piteux état, bientôt suivi par Mr. Pink qui s’est échappé avec les diamants, mais ne faisant confiance à personne, les a caché, persuadé qu’un traître s’est infiltré dans leur équipe.

Bientôt c’est au tour de Mr. Blonde de débarquer avec en cadeau, un policier qu’il a pris en otage.
Les rescapés doivent trouver rapidement une solution, et si possible dénicher qui est le traître de l’équipe....


L’UNIVERS DE QUENTIN TARANTINO :
Tous ses films sont reliés les uns aux autres, voici quelques exemples :

Vic Vega (Mr. Blonde) est le frère de Vincent Vega de “Pulp Fiction”.
Quentin Tarantino avait d’ailleurs envisagé un prequel qui se serait appelé “The Vega Brothers”, mais le temps passant, les acteurs ne rajeunissant pas, Tarantino finit par abandonner le projet.

Les céréales “Fruit Brute” (invention de Tarantino) que l’on retrouvera dans “Pulp Fiction”.

Les cigarettes sont de marque “Red Apples”, une autre invention de Tarantino.

Le personnage Alabama dont parle Mr. White est celui interprété par Patricia Arquette dans “True Romance”.

Les personnages parlent de l’actrice Pam Grier et du film “Foxy Brown”, et quelques années plus tard, Tarantino allait tourner “Jackie Brown” AVEC Pam Grier.
Coïncidence?


© Pascal Schlaefli

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Quentin Tarantino

Publié le 02/08/2008 à 12:00 par cameraobscura
Quentin Tarantino
Qui est Quentin Tarantino?

un Génie du cinéma américain?

Un grand malade qui s’amuse à raconter des histoires de psychopathes?

Un peu des deux en fait.....

Quentin Tarantino est surtout un amoureux du cinéma américain, surtout des séries Z et autres navets, réalisés avec des bouts de ficelles dans les années 60 et début 70, dont le but était de fournir sa dose de sexe et de violence gratuite au spectateur moyen.

Tarantino est un cinéphile/cinéphage, sa passion sans limite pour ce genre de films l’a amené à réaliser des
films/hommages dans lesquels il revisite les films de sa jeunesse.

en prenant la recette de mauvais films (sexe et violence), mr. tarantino en fait des purs chef-d’oeuvres en y mêlant sa propre sauce :

une bonne dose d’humour, un humour noir, tordu et décalé qui les empêche de tomber dans du premier degré qui aurait été vraiment pénible.

La marque de fabrique de Tarantino?

Des dialogues exceptionnels et complètement farfelus qui passeront à la postérité (l’explication de la chanson “like a virgin” dans “reservoir dogs”, “Royale With Cheese” de “pulp fiction”, etc...)

Des scènes violentes aussi courtes que suprenantes (le sort de Rose McGowan dans “Death Proof”).

Des personnages inoubliables interprétés par des acteurs qui, se sentant mis en valeur, donnent le meilleur d’eux mêmes.

Une bande son toujours à la hauteur et cultissime.
(“Misirlou” de Dick Dale remis à la mode dans “Pulp Fiction”).


Quentin Tarantino a trouvé un véritable alter ego en la personne de Robert Rodriguez et les deux auteurs/réalisateurs ont souvent collaboré ensemble (four rooms, from dusk ‘till dawn, sin city).
en 2007, ils ont sorti le projet “grindhouse” : un film de Rodriguez “planet terror”, un film de Tarantino “death proof” et de fausses bande annonces, tout ça sous la même affiche mais uniquement aux Etats-Unis.

Un flop magistral malgré l’excellent “death proof” qui est comme le rodriguez, sorti séparément en version longue.

personnellement je me considère un fan absolu de Tarantino et découvre à peine robert rodriguez dont je parlerai plus tard.


FILMOGRAPHIE (auteur/réalisateur):

reservoir dogs 1992
pulp fiction 1994
four rooms (episode “the man from hollywood”) 1995
Jackie brown 1997
kill bill 1 2003
kill bill 2 2004
grindhouse : death proof 2007

Television :

CSI (les experts) (episode “grave danger”) 2005

Scripts :

true romance 1993 réalisé par tony scott
Natural Born Killer 1994 réalisé par oliver stone
(le film a été renié par Quentin Tarantino)
from dusk ‘till dawn 1996 réalisé par Robert Rodriguez

Tarantino l’acteur :

reservoir dogs 1992 (mr. brown)
pulp fiction 1994 (Jimmie Dimmick)
sleep with me 1994 (sid)
destiny turns on the radio 1995 (johnny destiny)
four rooms 1995 (Chester rush)
desperado 1995 (pick up guy)
from dusk ‘till dawn 1996 (richie gecko)
girl 6 1996 (lui même)
jackie brown 1997 (répondeur)
little nicky 2000 (le prêtre fou)
alias 2001 (mckenas cole)
kill bill 2003 (membre de crazy 88)
the muppets’ wizard of oz 2005 (le directeur de kermit)
grindhouse : planet terror 2007 (le violeur)
grindhouse : death proof 2007 (warren le barman)
sukiyaki western : tango 2007 (Ringo)


Quentin tarantino a également réalisé une scène de l’excellent “sin city” de son binôme Rodriguez.


© pascal schlaefli

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Harry Potter & La Chambre Des Secrets

Publié le 29/07/2008 à 12:00 par cameraobscura
Harry Potter & La Chambre Des Secrets
La deuxième année de Harry à Poudlard ne commence pas exactement comme il l’avait imaginé. Après avoir combattu Voldemort à la fin de l’année précédente, c’est cette fois un elfe de maison qui vient lui conseiller de ne pas retourner à l’école de sorcellerie car un grand danger le guette.
Mais Harry ne l’entend pas de cette oreille, Poudlard est devenu sa maison et les Dursley sont de plus en plus invivables. 


Après une rentrée fracassante en voiture volante, des événements étranges se succèdent : Harry commence à entendre des voix dans les couloirs. Puis s’enchaînent agressions sur agressions de jour en jour sur les élèves de Poudlard.


Et cette phrase écrite avec du sang sur un mur de l’école : « La chambre des Secrets a été ouverte, ennemis de l’héritier prenez garde »… Mais qu’est vraiment cette Chambre des Secrets ? Existe-t-elle vraiment ? Harry ne tardera pas à découvrir un lien avec tout ça et le grand mage noir qu’il a affronté l’an dernier, Voldemort.


Le 2eme tome de Harry Potter se révèle de plus en plus sombre…
Rien que la pochette du DVD le montre : plus noire et plus inquiétante. Et même le titre du livre possède sa part de mystère grâce au mot “Secrets”.
JK Rowling dit avoir longtemps hésité mettre certains passage du deuxième opus dans le septième… Ce second tome s’annonce être un des plus important…
En effet, il nous montre que Poudlard n’est plus la maison si rassurante pour Harry, mais devient pour le moins inquiétante… Poudlard renfermerait une chambre secrète qui abriterait un monstre…

Mais ce tome nous donne surtout la vision d’un Harry qui commence à douter de lui même. De plus en plus de liens avec le mage noir Voldemort se retrouvent en lui. 
Et s’il était vraiment mauvais ? Après tout, nous le connaissons depuis peu notre Héro, alors qu’est ce qui nous pousse à lui faire confiance ?

Cette question reste sans réponse car malgré les pièges posés par l'auteur, nous continuons à lui faire confiance. 

Petit à petit les élèves de Poudlard commencent à douter de lui et pendant ce temps, toujours autant d’agressions mystérieuses et toujours aucun coupable. 



“...ennemis de l’héritier
........prenez garde...”




Mais qui est cet héritier ? Harry ? Drago ?  
Là intervient le Polynectar qui prendra plus d’importance entre autres dans le 3ème tome. 

Mais on découvre surtout, le fameux livre de Tom Jedusor.
Que renferme ce livre ? Des secrets, ça c’est certains…Et quels secrets !
Une part de Voldemort y est enfermé : c’est donc un Horcruxe.
Rencontre avec ce Tom Jedusor qui deviendra plus tard le fameux Voldemort.


Beaucoup d’informations se bousculent dans ce tome, informations qui se révéleront utiles lors de l’affrontement final contre les forces du mal.


© Emilie


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Harry Potter A L'école Des Sorciers

Publié le 28/07/2008 à 12:00 par cameraobscura
Harry Potter A L'école Des Sorciers
« _Tu es un sorcier Harry.


_Je suis un quoi ? »

------------------------------

Qui n’a jamais rêvé un jour d’entendre ces mots lui arriver aux oreilles ? Aller à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie, étudier la magie, les potions, le vol sur balai, mais aussi échanger des lettres avec ses amis par intermédiaire de hiboux, posséder sa propre baguette magique qui pourrait vous aider à faire voler des objets, faire la vaisselle d’un seul coup en jetant un sort…

Un monde où la fantaisie régnerait.

Ce n’est qu’à ses onze ans que Harry découvre cet énorme secret : les sorciers existent...
Tourmenté depuis toujours par son oncle et sa tante, ainsi que par leur fils Dudley qui sont, eux, dépourvus de pouvoir magique, donc Moldus, Harry, jeune orphelin depuis ses un an, n’hésite pas une seconde à aller rejoindre ce monde magique auquel il appartient en fait, depuis sa naissance.

En effet, ses parents qu’il avait toujours cru morts dans un accident de voiture, étaient en fait de très grands sorciers, assassinés par le plus grand des mages noires de tous les temps auquel ils faisaient opposition : Lord Voldemort.

C’est en rejoignant cette école de sorcellerie que Harry va rencontrer de très bons amis et va enfin se sentir chez lui, dans un lieu qu’il n’avait jamais imaginé dans ses rêves...

Mais le compte de fée va vite se transformer en cauchemar lorsque Harry se voit contraint de faire face au célèbre mage noir qui a tué ses parents lorsqu’il va tenter d’élucider, avec l’aide de ses amis, le mystère de la Pierre Philosophale.

La différence entre les films et les livres de Harry Potter est assez importante.
Parlons déjà des différences film et livre dans le premier opus.
Le film "L'école des sorciers" est de loin celui qui colle le plus au livre. Normal dira-t-on, puisque le livre ne fait que quelques centaines de pages. En effet c'est ce qui a joué dans la balance. L'adaptation est donc moins compliquée...quoique.

Eh oui, il ne faut pas oublier que le premier a se lancer dans la merveilleuse aventure, à savoir Chris Colombus, est celui sur lequel reposait le plus de responsabilités. En particulier celle de ne pas décevoir les lecteurs assoiffés de découvrir le monde de Harry Potter en image. Cette responsabilité est énorme. Il fallait savoir mettre un décor sur le nom de Poudlard, savoir mettre des visages sur les noms des personnages et créer toutes les créatures qui nous sont aujourd'hui visuellement familières.
Ce premier film fut la base fondatrice de tout cet univers visuel.

En résumé, oui le premier opus était forcément le plus facile à adapter au cinéma puisque c'est le plus court au niveau de l'histoire, mais n'oublions surtout pas la richesse de toutes les découvertes que les spectateurs auront à explorer, et la responsabilité de ne pas décevoir les lecteurs.

Pari relevé pour le réalisateur qui a réussi à nous faire rêver avec ses fabuleux décors.

© Emilie

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Harry Potter-Analyse Générale

Publié le 26/07/2008 à 12:00 par cameraobscura
Harry Potter-Analyse Générale
Pour parler de Harry Potter, je laisse la place, une fois n'est pas coutume, à une fan absolue des films et de l'univers créé par Joanne K Rowling.

Emilie, à toi de jouer.

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Le thème de la Magie a été conté maintes et maintes fois…étudié des milliers de fois. Mais c’est cette histoire qui a tenu en haleine des millions de personnes.
Alors qu’est ce qui a bien pu faire la différence ? Le rôle des détails importants dans l’histoire, le spectaculaire lien entre les livres, ou encore les personnages fabuleux, qui nous ressemblent ou à qui on voudrait ressembler ?
Peut-être le tout !

Parlons langues avant toute chose. En anglais et en français,
beaucoup de mots de l’univers Harry Potter diffèrent d’une
langue à l’autre.
exemples :
Poudlard : Hogwarts
Rogue : Snape
Moldus : Muggles
Serpentard : Slytherin

Pour ce qui est déjà du titre, la différence est déjà énorme. En anglais, le titre colle parfaitement à l’histoire, à l’intrigue. La Pierre Philosophale est en effet, le mystère de ce tome. En français, l’Ecole des Sorciers est bien choisi aussi, mais trop éloquent et un peu simpliste face à son rival anglais. Mais ce n’est bien sûr que du détail ! Quoique le détail est très important chez JK Rowling…
En effet, beaucoup de détails montraient la clef de l’intrigue. Et beaucoup de détails faussaient les pistes aussi…Combien d’entre nous ont cru à Rogue coupable ? La majorité je pense…Puisque nous n’étions pas encore au courant de l’humour et de la finesse de JK Rowling. Et même au courant de son imagination illimitée, personne n’aurait pu dire comment se finirait le septième tome.
C’est pour dire l’infini de ses possibilités après beaucoup de pistes laissées tout au long des livres. On aurait pu tout imaginer sur la fin tant attendue…tout, mais ça n’aurait jamais suffit pour réellement savoir ce qu’allait devenir notre jeune héro. L’étendue de son imagination s’est installée tout au long des tomes, du premier au dernier, ce qui a fait de solides bases pour une histoire qui ne tient en apparences pourtant pas debout…Encore Bravo.

Le premier à se lancer dans la terrible aventure de la réalisation du monde de Harry Potter fut Chris Colombus. Créer le château de Poudlard, son extérieur comme son intérieur, les effets spéciaux, trouver les acteurs qui correspondent un minimum aux descriptions des livres, devait être complexe, sans compter tout ce qui entoure la réalisation.
Les films sont, malgré les nombreux efforts, moins complets que les livres, ce qui est tout à fait normal : condenser des centaines de pages bourrés de détails en deux heures, il manquera forcément beaucoup de choses.
Cependant, le premier film est peut-être l’un de ceux les plus proches du livre. En effet, certaines phrases sont mêmes réintégrées parfaitement dans l’adaptation et la plupart des grandes lignes sont reprises. Alors rien à dire.
Sauf peut-être ceux qui auront lu les livres avant de voir les films et qui se seront fait une idée du monde de Poudlard. Des déçus, il y en aura forcément.
Pour les autres, qui auront vu le film avant de tomber amoureux du monde de Poudlard, pas de problème avec l’adaptation, puisqu’ils ont déjà le physique des personnages et les décors intégrés dans leur tête. Pour ceux là, c’est la révélation. Bien sûr, il y en a qui auront déjà lu les livres et qui apprécieront l’adaptation, et d’autres qui n’auront ni vu les films et ni lu les livres, dommage pour eux…

Et pourtant, il y en a qui loupent vraiment quelque chose…
Avoir de tel lien entre tous les livres, c’est impressionnant.
Chaque détail se retrouvera dans un autre livre ou aura eu une incidence sur les événements. JK Rowling a fait preuve d’une pertinence spectaculaire.
Par exemple, le simple livre tombé dans le chaudron de Ginny au début du second opus et qui aura le rôle phare durant tout le livre, reviendra dans le sixième tome, avec un rôle encore plus important et inquiétant… Cet innocent livre en apparence, fait partie en fait d’un des éléments les plus importants du second et sixième tome.
On l’avait presque oublié ce simple livre lors du “Prince de Sang Mêlé”, et pourtant…
Ce livre n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

On se souvient tous d’une des premières scènes du premier film, où Harry se retrouve au Zoo avec son cousin, son oncle et sa tante, et qu’il parle au serpent juste avant de le libérer.
C’est dans le deuxième opus que l’on découvre que Harry est en fait, un Fourchelang, quelqu’un qui a la capacité de
parler aux serpents. Peu de gens sont capables d’un tel acte, le plus connu reste Lord Voldemort. Et c’est toute une suite qui s’enchaîne. Tout le monde croit Harry coupable d’être l’arrière petit fils de Salazard Sepentard.
Et même le lecteur peut douter, car on ne connaît encore pas grand-chose de la complexité de notre petit héro.
En effet, les personnages sont en constante évolution. Quand ce n’est pas Harry, c’est Hermione, Neville, ou encore Ginny et les autres. Au fur et a mesure que les livres
avancent, c’est une palette de couleur énorme qui s’offre à nous. Harry le courageux, se rebelle de plus en plus et a de plus en plus de lien avec Voldemort et arrive à se demander s’il n’est pas vraiment mauvais.

Hermione, quant à elle, commence aussi sa rébellion et enfreint de plus en plus le règlement. On se souvient aussi de la petite peste au début du premier tome, la Mademoiselle Je Sais Tout qui agace.
Personnage très important pour JK Rowling, car elle apporte la connaissance à Harry.
Le lecteur n’est jamais étonné de voir Hermione avec une source infinie de connaissances, c’est le fil conducteur de
beaucoup d’informations, et JK Rowling a raison de ne pas s’en priver.

Neville, lui, le trouillard de base qui paraît toujours étourdi et abruti, prend petit à petit confiance en lui et fait acte de grand courage lorsqu’il a devant ses yeux la femme qui a torturé ses parents.
C’est un ami qui va se révéler de plus en plus fidèle et important à Harry, surtout lors de la lutte finale du septième tome.

On peut aussi parler de Rogue, le professeur le plus énigmatique de Poudlard, mais aussi le plus intéressant. De quel côté est-il vraiment ? Pour ceux qui n’ont pas lu le septième tome, ne révélons rien. Mais ce personnage est de loin, le plus complet et le plus suscité du public, sûrement par son mystérieux comportement.
En résumé, dans chaque personnage, le lecteur va se retrouver plus ou moins, ou va s’identifier.
Ici, tout est représenté : le courage, le mental, l’humour, le mystère, la fidélité, la force…Chaque personnage est source de qualités extrêmement bien étudiées. Ils représentent ce que nous
voudrions tous être.
La force de l’univers Harry Potter tiens donc par beaucoup de détails, par la précision et la complexité ainsi que l’évolution de chaque personnage mais aussi par l’incroyable lien qui unit tous les livres.
C’est sûrement ce qui a fait la différence. Harry fait partie de notre petit quotidien, et lorsque l’on a envie de le voir, il nous suffit de tourner quelques pages ou d’allumer notre lecteur DVD. Il fait partie
intégrante de nous maintenant, pour le bonheur de beaucoup de monde aujourd’hui. C’est probablement ce qui aura marqué le plus le monde de la littérature et du cinéma au cours de ce 21ème siècle…

© Emilie

écrire à Emilie :
emilyfe2@hotmail.com

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Ma Première Interview

Publié le 23/07/2008 à 12:00 par cameraobscura
Et voici ma toute première interview pour le magazine eparsa.fr :


http://www.eparsa.fr/obsession/index.php?2008/07/23/26-pascal-de-chronikoscopecom


Cassandra's Dream-2007

Publié le 26/06/2008 à 12:00 par cameraobscura
Cassandra's Dream-2007
Troisième film Londonien après “Match Point” et “Scoop”, Woody Allen nous offre encore un excellent film, un drame humain assez sombre, mais servi par des acteurs exceptionnels.

Pour être honnête, je n’attendais pas grand chose de ce film, regrettant l’absence de Scarlett Johansson, qui semble être devenue la nouvelle égérie de notre réalisateur préféré.

Si je vous dis qu’en plus je ne suis pas trop fan de Colin Farrell, vous comprendrez le peu d’intérêt que je portait à ce film...

Je me trompais.

Ewan McGregor et surtout Colin Farrell jouent extrêmement bien, incarnant deux personnages ordinaires et peu sympathiques, devant prendre une décision difficile avant d’en subir les conséquences.


CASSANDRA’S DREAM
2007
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen

CAST :
Ewan McGregor (Ian)
Colin Farrell (Terry)
John Benfield (leur père)
Clare Higgins (leur mère)
Hayley Hatwell (Angela Stark)
Ashley Madekwe (Lucy)
Sally Hawkins (Kate)
Andrew Howard (Jerry)
Tom Wilkinson (l’oncle Howard)
Philip Davis (Martin Burns)



HISTOIRE :
Ian est un apprenti-homme d’affaires, perdant ses économies dans des affaires douteuses.
Terry est mécanicien et joueur invétéré.
Les deux frères veulent offrir le must aux femmes qu’ils aiment, Terry achetant une maison pour sa femme tandis Ian se prépare à investir dans des hôtels en Californie où il compte emmener sa dernière conquête, Angela, actrice de métier.

Mais les ennuis commencent lorsque Terry perd 90’000 £ au poker, demandant à son frère de lui prêter ses économies, ce qui mettrait en danger son avenir avec Angela.

Les deux frères demandent de l’aide au riche oncle Howard, mais celui-ci en échange, à besoin d’un coup de main pour se débarrasser d’un gêneur.

Ian et Terry n’ont pas vraiment le choix, et après quelques jours de tergiversations, décident de passer à l’action.

Si Ian s’en sort plutôt bien, Terry est rongé par sa mauvaise conscience et se prépare à tout révéler à la police...

ANALYSE :

Décidément, Woody Allen est obsédé par les meurtres parfaits, commis par des gens ordinaires, peu ou pas du tout inquiétés par la police, et qui doivent apprendre à gérer les conséquences.

Chaque frère vit ce meurtre de manière complètement différente en suivant deux schémas, déjà aperçus dans les films de Woody Allen.

D’un côté, le tueur vit très bien avec son crime qui sert ses intérêts et ne subit d’ailleurs aucune conséquence fâcheuse :

Ian (Ewan McGregor dans Cassandra’s Dream)
Chris Wilton (Jonathan Rhys-Meyer dans Match Point)
Paul House (Jerry Adler dans Manhattan Murder Mystery)

D’un autre côté, le tueur est rongé par sa mauvaise conscience et cherche une justice, que ce soit dans la mort ou en se rendant à la police :

Terry (Colin Farrell dans Cassandra’s Dream)
Melinda (Radha Mitchell dans Melinda & Melinda)
Judah (Martin Landau dans Crimes & Misdemeanors,
même si Judah finit par vaincre sa mauvaise conscience).


On pourrait même faire un parallèle avec “September” où la vie de Lane (Mia Farrow) est ruinée par le fait qu’elle porte la mort de son père sur ses épaules, tandis que sa mère Diane (Ellen Stritch) qui est la réelle meurtrière, n’a jamais ressenti le moindre sentiment de culpabilité.

Je rajouterais que c’est un des très rares films de Woody Allen à être centré sur des personnages masculins, les femmes étant pour une fois reléguées au second plan.



© Pascal Schlaefli



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