Woody Allen
Posté le 26.03.2007 par Pascal Schlaefli
en 2000, Woody Allen refait l'acteur pour une comédie signée Alfonso Arau.
c'est également la rencontre entre une star du petit-écran (David Schwimmer de "Friends" et "Band Of Brothers") qui a de la peine à percer au cinéma et un acteur de cinéma peu apprécié (Kiefer Sutherland) qui va devenir peu après une star des séries télévisées avec "24".
PICKING UP THE PIECES
(j'ignore si le film a été distribué en France ou même traduit en Français)
réalisé par : Alfonso Arau
écrit par : Bill Wilson
CAST :
Woody Allen (Tex Cowley)
David Schwimmer (le père Leo)
Kiefer Sutherland (officier Bobo)
Maria Grazia Cucinotta (Desi)
Cheech Marin (le Maire)
Sharon Stone (Candy Cowley)
Alfonso Arau (Dr. Amado)
Elliott Gould (le père Lacage)
Fran Drescher (soeur Frida)
Andy Dick (père Bunuel)
Eddie Griffin (Sediento)
Lou Diamond Phillips (officier Alfonso)
HISTOIRE :
Tex, boucher de son état, fou de jalousie, tue un jour Candy, sa femme, et la découpe en morceaux.
il amène le corps à proximité du petit village de El Nino au Nouveau-Mexique pour l'enterrer mais perd en route sa main droite.
c'est alors qu'une vieille aveugle tombe sur la main et miracle, recouvre la vue.
la main miraculeuse est amenée au village d'El Nino et présentée au prêtre Leo, qui lui ne croit pas aux miracles, et vit une histoire passionnée avec la prostituée du village, Desi.
mais après plusieurs autres miracles, Leo est bien obligé de constater les vertus miraculeuses de cette main qui ne peut-être que celle de la Vierge Marie pour les habitants du village.
bientôt El Nino devient un nouveau Lourdes, recevant des touristes du monde entier venu implorer la pieuse relique au majeur bien tendu.
mais le crime de Tex ne passe pas inaperçu.
l'officier Bobo était l'un des amants de Candy et va pourchasser Tex jusqu'à El Nino.
ANALYSE :
une comédie sympathique qui possède une bonne idée de départ et une jolie distribution, mais se perd un peu en cours de route, et la fin laisse un peu à désirer.
difficile au début du film de croire que l'on est pas dans un Woody Allen :
le film commence par un monologue de Woody, puis on voit Woody en prestidigitateur de seconde zone (décidément), tuer sa femme avec une tronçonneuse pour un tour de magie.
on pourrait donc presque y voir deux des thèmes fétiches de Woody Allen, sauf que dans ce cas, le tueur est démasqué.
dans "Stardust Memories" Sharon jouait les silhouettes au lointain et "Antz" était un dessin animé. heureusement, "Picking Up The Pieces" nous offre enfin une scène entre Woody Allen et Sharon Stone.
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Posté le 01.04.2007 par Pascal Schlaefli
après le succès de "Small Time Crooks", Woody Allen persiste dans la comédie avec son nouveau film "The Curse Of The Jade Scorpion" qui restera dans les mémoires comme l'un de ses plus mauvais films.
Woody Allen entre dans sa période la moins populaire et ses trois prochains films ne seront pas des plus brillants.
il faudra l'électrochoc de "Match Point" (et Scarlett Johansson) pour retrouver un Woody Allen en grande forme.
THE CURSE OF THE JADE SCORPION
(titre français : La Malédiction Du Scorpion De Jade)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (CW Briggs)
Helen Hunt (Betty Ann Fitzgerald)
Dan Aykroyd (Chris Magruder)
Charlize Theron (Laura Kensington)
David Odgen Stiers (Voltan)
Elizabeth Berkeley (Jill)
Kaili Vernoff (Rosie)
Wallace Shawn (George Bond)
HISTOIRE :
CW Briggs travaille comme détective dans une compagnie d'assurances.
il supporte difficilement les changements et la réorganisation de son travail ordonnés par Miss Fitzgerald, qui tente de moderniser l'agence selon les directives du patron Chris Magruder dont elle est l'amante.
un soir, lors d'une sortie dans un cabaret, Briggs et Fitzgerald sont hypnotisés par le mage Voltan.
quelques jours plus tard, Voltan va se servir de Briggs et Fitzgerald pour voler des bijoux malgré eux et les faire accuser à sa place.
ANALYSE :
malgré quelques bonnes tirades, un film lent, ennuyeux et sans intérêt.
gros problème de casting à mon goût : Woody Allen n'est pas à sa place, et le film aurait été mieux servi par un acteur plus jeune et charismatique.
j'aime beaucoup Helen Hunt et Dan Aykroyd mais eux non plus ne sont pas à leur place.
je trouve même Helen Hunt complètement éteinte.
seule Charlize Theron tire son épingle du jeu avec son rôle de blonde sexy, croqueuse d'hommes.
encore une fois, on retrouve le thème de la magie qui semble être de plus en plus utilisé par Woody Allen ("Scoop").
une histoire de détective et de mage mystérieux dans le New York de 1940........pourquoi Woody Allen n'a-t-il pas tourné ce film en noir et blanc ?
extrait du film :
(Chris Magruder)-you know, there's a word for people who think everyone is conspiring against them.
(Briggs)-I know, perceptive.
Posté le 04.04.2007 par Pascal Schlaefli
en 2001, après la destruction des tours du World Trade Center, Woody Allen dirige un court métrage pour le téléthon en faveur des victimes : "Sounds From A Town I Love", dans lequel on voit des gens parler au téléphone dans New York, dont quelques notoriétés et autre vieilles connaissances comme Marshall Brickman, Bebe Neuwirth, Griffin Dunne ou Tony Roberts.
en 2002, il écrit et réalise une autre comédie "Hollywood Ending" qui redresse quelque peu la barre après l'échec du Scorpion De Jade.
HOLLYWOOD ENDING
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Val Waxman)
Téa Leoni (Ellie)
George Hamilton (Ed)
Treat Williams (Hal)
Debra Messing (Lori)
Mark Rydell (Al)
Tiffani Thiessen (Sharon Bates)
Yu Lu (Lu Yu le cameraman)
Barney Chang (le traducteur chinois)
Mark Webber (Tony Waxman)
Jody Markell (Andrea Ford)
Isaac Misrahi (Elio)
HISTOIRE :
Val Waxman est un réalisateur de génie dont plus aucun studio ne veut depuis plusieurs années, car il est reconnu comme un personnage instable et excentrique.
réduit à tourner des pubs, il reçoit l'offre de son ex-femme de réaliser un grand film pour un grand studio Hollywoodien.
Val n'a pas le choix et accepte de réaliser ce film, mais à l'aube du premier jour de tournage devient subitement aveugle.
grâce à son agent Al, le traducteur chinois puis à Ellie, il réussira à diriger le film sans que personne ne s'aperçoive de son infirmité.
après avoir retrouvé la vue, il se rend compte du désastre, mais il est déjà trop tard pour changer quoi que ce soit au film qui sera un flop majestueux aux Etats-Unis, mais heureusement un énorme succès en France, les critiques le nommant même meilleur film américain de ces cinquante dernières années.
ANALYSE :
un bon film de Woody Allen qui aurait pu néanmoins être bien meilleur et c'est probablement pour cette raison que je ne le considère pas comme vraiment excellent.
le film contient quelques longueurs et surtout je trouve dommage que l'on ne voie pas des extraits du film tourné par Val.
Woody Allen aurait pu se moquer des films intellos, voire pourquoi pas, reprendre certains plans de ses propres films.
d'où une certaine frustration pour moi, et même critique pour "For Your Consideration" du tandem Guest-Levy qui nous laisse un peu sur notre fin et dont je parlerais ici plus tard.
ce qui est très fort dans ce film c'est la relation entre l'artiste cherchant à créer une oeuvre artistique et un studio Hollywoodien cherchant par dessus tout à gagner beaucoup d'argent, et avec ce film, Woody Allen retrouve un peu de son ton irrévérencieux qui faisait défaut lors de ses derniers films.
il en profite également pour se moquer gentiment de son public européen, surtout le public intello, prêt à porter aux nues un film tourné par un aveugle.
on peut évidemment souligner plusieurs ressemblances entre Val Waxman et Woody Allen, de l'affiche "Manhattan Moods" sur le mur de son agent, son obsession pour les films noir & blancs avec le skyline de Manhattan, jusqu'à son fils qui a changé de nom.
on peut presque également y voir une continuation des personnages de "Crimes & Misdemeanours" dans lequel Woody Allen jouait un réalisateur borné et excentrique qui perdait la femme qu'il aimait (Mia Farrow ici Téa Leoni) qui le quittait pour un producteur à succès, superficiel et lourdaud (Alan Alda, ici Treat Williams).
citons un excellent Mark Rydell (son agent Al) et une scène hot-hot avec Tiffani Thiessen.
j'ai également bien apprécié Debra Messing dans son rôle de bimbo écervelée.
extraits :
(Val)-for me, the nicest thing about masturbation is afterward, the cuddling time.
(Val)-Sex is better than talk. Ask anybody in this bar. Talk is what you suffer through so you can get to sex.
(Val)-for God sakes, this is a woman I was married to for 10 years. We made love. I'd hold her head over the toilet bowl when she threw up.
(Lori)-From making love with you?
(Val à son fils qui s'est récemment renommé Scum Bag)-I love you Scum Bag.
(Val après avoir lu les critiques de cinéma français)-thank God the French exist.
(Al)-they speak french in Paris, you know just like in New York.
Posté le 07.04.2007 par Pascal Schlaefli
en 2003, Woody Allen publie trois pièces en un acte : "Riverside Drive", "Old Saybrook" et "Central Park West" qui seront adaptées au théâtre sous le nom "Three One-Act Plays".
en France les pièces seront adaptées en 2005 sous le titre "Adultères".
2003 est également l'année de la sortie du film "Anything Else" qui utilise deux jeunes acteurs populaires: Jason Biggs (American Pie) et Christina Ricci (La Famille Adams-Sleepy Hollow-Ally McBeal), Dreamworks espérant ainsi, après les échecs des derniers films, toucher une audience plus jeune.
c'est raté.....
ANYTHING ELSE
(titre français : La Vie Et Tout Le Reste)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Jason Biggs (Jerry Falk)
Christina Ricci (Amanda)
Woody Allen (David Dobel)
Stockard Channing (Paula)
Danny DeVito (Harvey)
KaDee Strickland (Brooke)
Jimmy Fallon (Bob)
William Hill (le psychanaliste)
David Conrad (Dr. Reed)
Joseph Lyle Taylor (Bill)
Erica Leerhsen (Connie)
Adrian Grenier (Ray Polito)
HISTOIRE :
Jerry Falk est un jeune auteur comique qui tombe fou amoureux d'Amanda, jeune femme sexy, qu'il vole à son meilleur ami.
malheureusement, prisonnière d'une relation sérieuse, Amanda se révèle instable, névrosée et frigide, du moins avec Jerry.
l'arrivée de la mère d'Amanda dans la vie du jeune couple n'arrange rien.
Falk rencontre un vieux professeur, Dobel, qui devient rapidement son mentor et son ami.
Dobel lui conseille de tout plaquer et de partir avec lui pour Hollywood.
ANALYSE :
de bonnes idées et un environnement familier qui rappelle quelque peu Annie Hall sans réussir à retrouver l'esprit.
1ère bonne idée : Dobel est un Woody Allen âgé conseillant Falk, le Woody Allen jeune.
ce que Woody raconte dans cette histoire est sa propre histoire, romancée bien sûr, et replacée en 2003, mais ceci EST l'histoire de Woody Allen, jeune auteur comique, écrivant pour des comédiens lamentables et publiant ses histoires dans divers journaux, vivant une première histoire d'amour sérieuse avant son départ pour la Californie où il devint auteur comique pour la télévision, même si dans la réalité, il épousa Harlene Rosen avant de partir.
2e bonne idée : le personnage d'Amanda est un personnage Allénien par excellence, ce que Woody appelle les femmes kamikazes car "elles sont auto-destructrices, elles s'écrasent sur vous et vous mourez avec elle" pour citer Woody Allen dans "Husband And Wives".
voir également Charlotte Rampling dans "Stardust Memories".
pourquoi alors le film ne fonctionne-t-il pas ?
les acteurs d'abord : Jason Biggs est relativement incolore et inodore.
je ne dis pas que c'est un mauvais acteur, non, juste médiocre.
Christina Ricci, par contre n'est pas du tout à la hauteur du rôle (où est Scarlett Johansson quand on a besoin d'elle?) et le manque d'alchimie entre les deux acteurs rend ennuyeux des scènes qui auraient dû être passionnantes.
Woody Allen et Danny De Vito jouent leur rôles comme ils en ont l'habitude mais sans réel génie.
donc, même critique que pour le "Scorpion De Jade" : mauvais casting.
voir Woody Allen à 68 ans briser des vitres de voitures à la barre de fer fut un choc.
j'ai eu mal pour lui.
au final, quelques bonnes idées pour un film terriblement ennuyeux, et j'insiste lourdement sur le côté baîllements à répétitions et regards fréquents sur la montre.
extraits :
(Amanda)-Okay. Okay, I slept with Ron Keller. But I didn't do it because I care about him.
(Jerry Falk)-no? what then? to punish him?
(Amanda)-no, I did it because I had to find out if there was something wrong with me. because I can't sleep with you, the person that I love. I had to know if I was some kind of freak, or frigid. I had to know if I could even get aroused anymore and have an orgasm.
(Jerry)-and can you?
(Amanda)-Yeah. It's good news. I can.
(Dobel)-And let me tell you I am of the Hebrew persuasion, but the guy that handles you is a member of one of the lost tribes of Israel that should have remained lost. And you got this shrink who, like God, never speaks, and like God, is dead.
Posté le 10.04.2007 par Pascal Schlaefli
jamais à court d'idées, Woody Allen décide pour son prochain film de raconter une histoire de deux manières différentes, l'une en tragédie, l'autre en comédie.
encore une fois, et malgré d'excellents moments, c'est une nouvelle déception.
MELINDA & MELINDA
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Radha Mitchell (Melinda)
Will Ferrell (Hobie)
Chiwetel Ejiofor (Ellis Moonsong)
Johnny Lee Miller (Lee)
Amanda Peet (Susan)
Chloë Sevigny (Laurel)
Wallace Shawn (Sy)
Neil Pepe (Al)
Stephanie Roth Haberle (Louise)
Larry Pine (Max)
Matt Servito (Jack Oliver)
Arija Bareikis (Sally Oliver)
Brooke Smith (Cassie)
Zak Orth (Peter)
Andy Borrowitz (Doug)
Shalom Harlow (Joan)
David Aaron Baker (Steve Walsh)
Christina Kirk (Jennifer)
Steve Carrell (Walt Wagner)
Vinessa Shaw (Stacey Fox)
Daniel Sunjata (Billy Wheeler)
HISTOIRE :
la tragédie : Melinda, jeune femme troublée ayant perdu la garde de ses enfants après son divorce et ayant tué son amant, se réfugie, après son passage en hôpital psychiatrique chez une amie, Laurel.
Melinda tombe amoureuse d'un pianiste et compositeur, Ellis, mais Laurel en tombe également amoureuse.
la comédie : Melinda, jeune divorcée, compte sur ses amis, Susan, jeune réalisatrice et son mari, Hobie, acteur raté, pour lui faire rencontrer des hommes intéressants.
mais Hobie tombe bientôt fou amoureux de Melinda.
ANALYSE :
un film décevant, mais qui comme pour chaque Woody Allen (à part le Scorpion De Jade) comprend de très bons moments.
le film commence très lentement, et j'ai longtemps cherché où se cachait la comédie entre les deux histoires.
il faut attendre au moins un bon tiers du film avant que la comédie commence réellement.
honnêtement, l'histoire tragique n'est pas du tout intéressante car dénuée de sentiments.
je n'ai pas trouvé les acteurs particulièrement bons ni très charismatiques en plus.
quant à la comédie, comme je l'ai dit plus haut, elle démarre trop tard dans le film, et n'est pas particulièrement hilarante non plus.
Will Ferrell fait une imitation de Woody Allen assez réussie, même si j'ai préféré les imitations de John Cusack (Bullets Over Broadway) et de Kenneth Branagh (Celebrity).
Steve Carrell, comédien extrêmement drôle (The Office) est malheureusement sous-employé ici.
finalement je regrette que Woody Allen n'ait pas fait qu'une comédie, car dans le style histoires parallèles, il y a mieux....."Sliding Doors" avec Gwyneth Paltrow par exemple.
quant au mélange comédie et drame, Woody Allen avait également fait mieux avec "Crimes & Misdemeanours".
Posté le 19.04.2007 par Pascal Schlaefli
"Match Point" ou la rencontre entre deux êtres exceptionnels : Woody Allen, cinéaste de génie fêtant ses 70 ans et Scarlett Johansson, jeune actrice surdouée de 21 ans.
Woody Allen n'a jamais été aussi bon que lorsqu'il écrit pour une actrice qui lui sert de muse comme Diane Keaton ou Mia Farrow, voir même Dianne Wiest ou Judy Davis (à part quelques exceptions).
"Match Point" débute, je l'espère une nouvelle ère dans la carrière de Woody Allen.
MATCH POINT
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Jonathan Rhys-Meyer (Chris Wilton)
Scarlett Johansson (Nola Rice)
Matthew Goode (Tom Hewett)
Emily Mortimer (Chloe Hewett)
Brian Cox (Alec Hewett)
Penelope Wilton (Eleanor Hewett)
Miranda Raison (Heather)
Margaret Tyzack (Mrs. Eastby)
Steve Pemberton (Detective Parry)
Ewen Bremner (Inspector Dowd)
James Nesbitt (Detective Banner)
HISTOIRE :
Chris Wilton, jeune prof de tennis, se lie d'amitié avec un jeune aristocrate anglais, Tom Hewett qui l'invite dans sa famille et lui fait rencontrer sa soeur Chloe.
Chris et Chloe tombent amoureux et Chris reçoit l'offre d'Alec, le père de Tom et de Chloé, d'obtenir un poste important dans l'entreprise qu'il dirige.
Chris se prépare donc à un futur heureux avec Chloe qu'il va bientôt épouser, mais tout est remis en question après la rencontre avec la petite amie de Tom, Nola Rice, actrice américaine au chômage, débordant de charme et de sex-appeal.
Chris débute une double vie et avec Nola va vivre une aventure amoureuse passionnée mais chaotique.
lorsque Nola tombe enceinte, Chris doit prendre une décision importante : vivre avec Nola et repartir à zéro ou sauvegarder la vie confortable qu'il a gagnée avec Chloe....
ANALYSE :
un film majeur de Woody Allen, tourné en Angleterre.
Scarlett Johannsson y est SUBLIMISSIME au cas où vous ne le sauriez pas.
quelle maturité dans le jeu de cette actrice de 21 ans, que j'avais vu la première fois dans "Lost In Translation" de Sofia Coppola.
avec Scarlett et "Match Point" Woody tourne ses scènes les plus chaudes, certains fans ayant même surnommé "Match Point" : le film porno de Woody Allen.
lors de la première vision, j'ai quand même été un peu déçu lorsque le drame amoureux se transforme en thriller, puis en enquête policière.
j'avais trouvé dommage que Woody Allen mélange les genres pendant ce film.
les quelques déceptions éprouvées la première fois, ont néanmoins été balayées dès le deuxième visionnage.
on retrouve dans ce film, l'un des thèmes chers à Woody Allen : le crime odieux et impuni d'un homme respectable, menacé ni par la police, ni par sa mauvaise conscience, et la part capitale jouée par la chance.
on peut même faire un parallèle avec "Crimes & Misdemeanors", les deux histoires étant pratiquement les mêmes, sauf que dans le premier, l'homme respectable (joué alors par Martin Landau) faisait appel à un tueur professionnel.
adorant Londres et l'Angleterre, je suis vraiment heureux que Woody Allen y ait installé ses caméras.
il filme d'ailleurs Londres comme personne.
fan d'Andrew Lloyd Webber, j'ai été agréablement surpris de voir Chris et Chloe allant voir "The Woman In White" du même Lloyd Webber, comédie musicale que je n'ai pas encore vu par ailleurs.
quant au théatre abritant "The Woman In White", il s'agit du magnifique Palace Theatre, celui qui abrita pendant plus de 15 ans "Les Misérables" de Schoenberg et Boublil.
la musique classique utilisée pour le film vient de vieux 78 tours du chanteur lyrique Caruso.
Posté le 25.04.2007 par Pascal Schlaefli
l'énorme succès tant publique que critique remporté avec "Match Point" a redynamisé la carrière de Woody Allen, plus populaire que jamais.
le follow-up "Scoop" va pourtant décevoir une bonne partie des critiques et des fans, s'attendant probablement à un nouveau chef d'oeuvre.
si "Scoop" n'est pas parfait, il est pour moi un de ces petits bijoux dont seul Woody Allen a le secret.
avec "Scoop", Woody Allen se fait plaisir, en réutilisant deux thèmes qui lui sont chers : la magie d'un côté et le meurtre parfait de l'autre, et en tournant à nouveau à Londres avec l'exceptionnelle Scarlett Johansson qui ilumine le film de sa présence.
SCOOP
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Sid Waterman)
Scarlett Johansson (Sondra Pransky)
Hugh Jackman (Peter Lyman)
Ian McShane (Joe Strombel)
Kevin McNally (Mike Tinsley)
Romola Garai (Vivian)
Matt Day (Jerry Burke)
Anthony Stewart Head (detective)
HISTOIRE :
le journaliste Joe Strombel vient de mourir, et pendant son voyage vers le continent des morts, il reçoit le scoop de sa vie : Peter Lyman est le célèbre tueur aux cartes de tarot, tueur en série recherché par la police anglaise.
Joe Strombel contacte une jeune journaliste, Sondra Pransky qui avec l'aide d'un vieux magicien de seconde zone, Sid Waterman, va tenter de faire accuser Lyman de ses crimes.
mais Sondra tombe amoureuse de Lyman....
ANALYSE :
un petit bijou signé Woody Allen, un film qui sans être parfait est unique comme chacun de ses films.
la prestidigitation est l'une des passions de Woody Allen qui étant enfant, était particulièrement doué pour cet art.
Woody mélange souvent la magie innocente des prestidigitateurs avec le mystique (New York Stories, Shadows & Fogs, The Curse Of The Jade Scorpion).
dans New York Stories, sa mère disparaissait pendant un tour de magie, ici Sondra reçoit la visite d'un fantôme pendant un tour de magie.
on peut faire le lien entre Sid le magicien médiocre et son personnage de "Broadway Danny Rose" qui pratiquait (très mal) le stand-up.
petite apparition de Anthony Stewart Head à la fin du film (il dit une phrase).
il est plus connu pour avoir joué Rupert Giles, le watcher de Buffy.
petite dédicace à Mathieu, grand spécialiste des Marx Brothers en France, qui m'a signalé la forte ressemblance entre la scène sur la barque avec Scarlett et Hugh Jackman à la fin du film et une scène similaire avec Groucho et Thelma Todd dans "Horse Feathers".
extraits :
(Sid)- I love you, really. with all due respect, you're a beautiful person. you're a credit to your race.
(Sid)-I was born of the Hebrew persuasion, but I converted to narcissism.
(Sid)-the man is a liar and a murderer, and I say that with all due respect.
(Sondra)-oh, you always see the glass half empty.
(Sid)-no, I always see the glass half full.... of poison!
Posté le 26.06.2008 par cameraobscura
Troisième film Londonien après “Match Point” et “Scoop”, Woody Allen nous offre encore un excellent film, un drame humain assez sombre, mais servi par des acteurs exceptionnels.
Pour être honnête, je n’attendais pas grand chose de ce film, regrettant l’absence de Scarlett Johansson, qui semble être devenue la nouvelle égérie de notre réalisateur préféré.
Si je vous dis qu’en plus je ne suis pas trop fan de Colin Farrell, vous comprendrez le peu d’intérêt que je portait à ce film...
Je me trompais.
Ewan McGregor et surtout Colin Farrell jouent extrêmement bien, incarnant deux personnages ordinaires et peu sympathiques, devant prendre une décision difficile avant d’en subir les conséquences.
CASSANDRA’S DREAM
2007
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Ewan McGregor (Ian)
Colin Farrell (Terry)
John Benfield (leur père)
Clare Higgins (leur mère)
Hayley Hatwell (Angela Stark)
Ashley Madekwe (Lucy)
Sally Hawkins (Kate)
Andrew Howard (Jerry)
Tom Wilkinson (l’oncle Howard)
Philip Davis (Martin Burns)
HISTOIRE :
Ian est un apprenti-homme d’affaires, perdant ses économies dans des affaires douteuses.
Terry est mécanicien et joueur invétéré.
Les deux frères veulent offrir le must aux femmes qu’ils aiment, Terry achetant une maison pour sa femme tandis Ian se prépare à investir dans des hôtels en Californie où il compte emmener sa dernière conquête, Angela, actrice de métier.
Mais les ennuis commencent lorsque Terry perd 90’000 £ au poker, demandant à son frère de lui prêter ses économies, ce qui mettrait en danger son avenir avec Angela.
Les deux frères demandent de l’aide au riche oncle Howard, mais celui-ci en échange, à besoin d’un coup de main pour se débarrasser d’un gêneur.
Ian et Terry n’ont pas vraiment le choix, et après quelques jours de tergiversations, décident de passer à l’action.
Si Ian s’en sort plutôt bien, Terry est rongé par sa mauvaise conscience et se prépare à tout révéler à la police...
ANALYSE :
Décidément, Woody Allen est obsédé par les meurtres parfaits, commis par des gens ordinaires, peu ou pas du tout inquiétés par la police, et qui doivent apprendre à gérer les conséquences.
Chaque frère vit ce meurtre de manière complètement différente en suivant deux schémas, déjà aperçus dans les films de Woody Allen.
D’un côté, le tueur vit très bien avec son crime qui sert ses intérêts et ne subit d’ailleurs aucune conséquence fâcheuse :
Ian (Ewan McGregor dans Cassandra’s Dream)
Chris Wilton (Jonathan Rhys-Meyer dans Match Point)
Paul House (Jerry Adler dans Manhattan Murder Mystery)
D’un autre côté, le tueur est rongé par sa mauvaise conscience et cherche une justice, que ce soit dans la mort ou en se rendant à la police :
Terry (Colin Farrell dans Cassandra’s Dream)
Melinda (Radha Mitchell dans Melinda & Melinda)
Judah (Martin Landau dans Crimes & Misdemeanors,
même si Judah finit par vaincre sa mauvaise conscience).
On pourrait même faire un parallèle avec “September” où la vie de Lane (Mia Farrow) est ruinée par le fait qu’elle porte la mort de son père sur ses épaules, tandis que sa mère Diane (Ellen Stritch) qui est la réelle meurtrière, n’a jamais ressenti le moindre sentiment de culpabilité.
Je rajouterais que c’est un des très rares films de Woody Allen à être centré sur des personnages masculins, les femmes étant pour une fois reléguées au second plan.
© Pascal Schlaefli
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