Christopher Guest et Eugene Levy
Posté le 01.05.2007 par Pascal Schlaefli
Christopher Guest est un comédien anglo-américain (Saturday Night Live) et Eugene Levy, un comédien Canadien (SCTV), qui tous deux ont écrit et réalisés quatre faux documentaires sur des sujets divers (le théâtre rural pour "Waiting For Guffman", compétition canine pour "Best In Show", réunion d'anciens folkeux pour "A Mighty Wind", la course aux oscars pour "For Your Consideration") entourés d'une équipe de joyeux psychopathes.
si "This Is Spinal Tap" n'est pas à proprement parler un film de Guest & Levy, il est quand même à l'origine de toute cette série de films.
fin des 70's, Michael McKean et David Lander jouent les personnages Lenny et Squiggy dans la série "Laverne & Shirley".
en 1980, Mckean et Lander enregistrent un album sous le nom de leur personnages "Lenny & The Squigtones" dans lequel apparaît un guitariste mystérieux : Nigel Tufnel (Christopher Guest).
quelque temps plus tard, Mckean, Guest, Harry Shearer (saturday night live) et le réalisateur Rob Reiner, écrivent (les dialogues seront improvisés par les acteurs) un faux documentaire (mockumentary comme disent les américains) sur un groupe de hard rock anglais fictif "Spinal Tap".
"This Is Spinal Tap" sorti en 1984 n'obtiendra qu'un succès d'estime lors de sa sortie, mais va devenir un succès culte en vidéo et en dvd.
non seulement Mckean, Guest, Sherer et Reiner ont écrit le film (que Reiner a réalisé), mais ils ont également composé et enregistré les chansons du film, ajoutant une note de réalisme indispensable à la crédibilité du film.
THIS IS SPINAL TAP
réalisé par : Rob Reiner
écrit par : Christopher Guest, Michael McKean, Harry Shearer, Rob Reiner
CAST :
Rob Reiner (Marty Di Bergi)
Christopher Guest (Nigel Tufnel)
Michael McKean (David St. Hubbins)
Harry Shearer (Derek Smalls)
David Kaff (Viv Savage
RJ Parnell (Mick Shrimpton)
Tony Hendra (Ian Faith)
June Chadwick (Jeanine Pettibone)
Bruno Kirby (Tommy Pischeda)
Ed Beagley Jr (John "Stumpy" Pepys)
Danny Kortchmar (Ronnie Pudding)
Fran Drescher (Bobbi Flekman)
Patrick Mcnee (Sir Denis Eton-Hogg)
Dana Carvey (mime)
Billy Crystal (mime)
Paul Shortino (Duke Fame)
Russ Kunkel (Eric "Stumpy Joe" Childs)
Vicki Blue (groupie)
Paul Shaffer (Artie Fufkin)
Anjelica Houston (Polly Deutsch)
Fred Willard (colonel)
Fred Asparagus (Joe "Mama" Besser)
HISTOIRE :
rockumentaire signé Marty DiBergi, sur le groupe légendaire Spinal Tap, le groupe le plus bruyant de l'histoire du rock anglais (leur potentiomètres montent jusqu'à 11) , et dont l'une des particularité est le taux de mortalité plutôt élevé de leurs batteurs.
Spinal Tap débarque à NYC pour une tournée américaine supposée triomphale, mais qui va vite prendre des allures de descente aux enfers.
d'abord la sortie de leur nouvel album "Smell The Glove" est repoussé pour cause de pochette sexiste ("what's wrong with being sexy?" remarque alors Nigel).
ensuite les gigs sont annulés les uns après les autres.
la fiancée de David, Jeannine Pettibone, rejoint le groupe et se met à se méler de leurs affaires.
("Jeanine" -it's all mixed wrong, it should have been done in Dobly.
"Nigel"-in Dublin?
"David"-she meant in Dolby)
cela déclenche des tensions entre David et Nigel, et surtout leur manager, Ian Faith, qui finit par tirer sa révérence.
Jeannine ayant pris les rênes du groupe, Spinal Tap donne enfin des concerts....comme celui désastreux dans un aéroport militaire, devant un public peu accoutumé aux concerts de hard rock.
Nigel quitte à son tour le groupe, qui est forcé de donner un concert dans un parc d'attractions, devant un public peu nombreux, rebuté par le nouveau style du groupe : le free jazz improvisé.
s'apprêtant à se séparer dans l'indifférence générale, les membres déprimés de Spinal Tap reçoivent l'offre alléchante de Nigel Tufnel et Ian Faith de partir à l'assaut du public nipon, "sex farm" étant classé dans les hit parades japonais.
alors que Spinal Tap retrouve la forme avec le retour bienvenu de Nigel Tufnel, leur batteur explose sur scène...
ANALYSE :
un chef d'oeuvre.
une recréation de toute l'histoire de la pop anglaise, des débuts en groupe folkeux, l'évolution en groupe beat, puis pop psychédélique ("listen to the flower people") et enfin la révélation de leur style, le hard rock macho, pompeux et surtout très lourd.
Spinal Tap emprunte à Status Quo (son évolution), Jimmy Page (le solo de guitare joué avec un violon), Black Sabbath ("Stonehenge", ses monuments et ses nains), et tous les tics et absurdités des stars décadentes, jusqu'à la langue de bois ("nous ne retravaillerons plus jamais ensemble...").
le personnage de Jeanine Pettibone doit beaucoup à Yoko Ono et Linda Mccartney.
les chansons, également sont fabuleuses, "Stonehenge", "tonight I'm gonna rock you", "sex farm", "big bottom", "rock'n'roll creation", "listen to the flower people".
parallèlement à la sortie du film, Reiner et ses acolytes ont réalisés un clip vidéo du titre "hell hole" et la publicité pour la compilation (inexistante bien sûr) "Heavy Metal Memories".
il existe une version pirate de 4 heures et demi que malheureusement je n'ai jamais vue.
sur le DVD, figure néanmoins une heure de scènes coupées, et je rêve un jour de voir un "director's cut" de deux heures voire plus.
après la sortie du film, Spinal Tap a sorti un single inédit "christmas with the devil", et s'est lancé dans une tournée américaine.
8 ans plus tard, en 1992, Spinal Tap s'est reformé pour un deuxième album, toujours aussi intéressant "Break Like The Wind" et a réalisé un téléfilm "The Return Of Spinal Tap", les montrant en concert au Royal Albert Hall, plus des scènes comiques additionnelles.
on y voit également le nouveau groupe de McKean, Guest et Shearer, The Folksmen (qui faisaient d'ailleurs la première partie de Spinal Tap) et qui auront droit à leur propre faux documentaire "A Mighty Wind".
malgré les deux albums, il y a encore beaucoup de titres inédits comme "video game", "goat boy" qui a servi de pub pour IBM en 1995, "back from the dead" de 2000, téléchargeable sur internet à l'époque avec Mick Fleetwood à la batterie (le seul batteur à avoir survécu), et le récent "warmer than hell".
EXTRAITS :
(Mick Shrimpton)-as long as there's sex and drugs, I can do without rock'n'roll.
(Nigel Tufnel)-I'm really influenced by Mozart and Bach, and it's sort of in between those, really. It's like a Mach piece, really. It's sort of...
(Marty DiBergi)-What do you call this?
(Nigel Tufnel)-Well, this piece is called "Lick My Love Pump".
(David St. Hubbins:)-I think that the problem may have been, that there was a Stonehenge monument on the stage that was in danger of being crushed by a dwarf. alright? That tended to understate the hugeness of the object.
(Ian Faith)-I really think you're just making much too big a thing out of it.
(Derek Smalls)-making a big thing out of it would have been a good idea.
--
Posté le 07.05.2007 par Pascal Schlaefli
en 1989, Christopher Guest et Michael McKean écrivent "The Big Picture", réalisé par Christopher Guest, avec Kevin Bacon et Teri Hatcher entre autres, que malheureusement je n'ai pas vu.
1997 voit naître l'association entre Christopher Guest et Eugene Levy qui écrivent leur premier film ensemble : "Waiting For Guffman", film qui fait naître également la troupe de joyeux barjos qui va s'agrandir à chaque nouveau film.
WAITING FOR GUFFMAN
réalisé par : Christopher Guest
écrit par : Christopher Guest & Eugene Levy
CAST :
Christopher Guest (Corky St. Clair)
Eugene Levy (Dr. Allan Pearl)
Fred Willard (Ron Albertson)
Catherine O'Hara (Sheila Albertson)
Parker Posey (Libby Mae Brown)
Bob Balaban (Lloyd Miller)
Matt Keslar (Johnny Savage)
Lewis Arquette (Clifford Wooley)
Deborah Theaker (Gwen Fabin-Blunt)
Michael Hitchcock (Steve Stark)
Scott Williamson (Tucker Livingston)
Larry Miller (le Maire Glenn Welsh)
Don Lake (Phil Burgess)
David Cross (OVNI expert)
Paul Dooley (une des personnes capturées par les extra-terrestres)
Linda Kash (Mme Pearl)
Paul Benedict (Roy Loomis)
HISTOIRE :
la petite ville de Blaine (Missouri) s'apprête à fêter son 150e anniversaire et pour l'occasion, le grand Corky St. Clair, ex-acteur raté New Yorkais, écrit et met en scène une comédie musicale : "Red, White & Blaine", avec comme sujet, l'histoire (plutôt pauvre) de Blaine.
nous découvrons avec ce documentaire, la création de cette comédie musicale, depuis les castings jusqu'à la première.
pendant les répétitions, Corky annonce à sa troupe d'amateurs la bonne nouvelle : un critique de théâtre New Yorkais, Mr. Guffman, devrait être présent afin de juger si la pièce est digne d'être jouée à Broadway.
UN PETIT COURS D'HISTOIRE :
la ville de Blaine tient son nom du guide plutôt incompétent qui devait mener une troupe de pionniers en Californie. croyant être arrivé, les pionniers fondèrent la ville avant de s'apercevoir qu'ils étaient toujours en plein Midwest.
aux alentours de 1900, le président McKinley, de passage à Blaine, reçu en cadeau un tabouret.
il apprécia tellement le cadeau, qu'il en commanda plusieurs dizaines, déclenchant l'industrie du tabouret à Blaine.
aux alentours de 1946, un vaisseau spatial atterrit à Blaine et plusieurs de ses habitants rencontrèrent les extra-terrestres.
ANALYSE :
un excellent film, dont on ne peut pas apprécier toutes les subtilités lors de la première vision, mais qui s'améliore avec le temps.
Guest, Levy, Willard, Balaban et Parker Posey sont vraiment exceptionnels.
si "Waiting For Guffman" est bon, Guest & Levy vont se surpasser avec "Best In Show" et "A Mighty Wind".
les chansons de la comédie musicale sont signées Guest, Mckean et Shearer, c'est à dire les membres de Spinal Tap.
le titre est basé sur la pièce "en attendant Godot" de Samuel Beckett.
si vous connaissez un peu cette pièce, vous pouvez imaginer sans problème la fin du film.
Posté le 13.05.2007 par Pascal Schlaefli
en 1999, Eugene Levy connaît la gloire en jouant le père de Jason Biggs dans la série des "American Pie".
en 2000, Guest et Levy remettent le couvert pour un autre documentaire fictif se passant cette fois-ci dans un concours de beauté canin.
Michael Mckean retrouve donc Christopher Guest, et l'équipe est augmentée par de nouveaux comédiens dont John Michael Higgins (Ally McBeal-Arrested Development), Jane Lynch (Arrested Development-The L Word-les experts etc...), Jennifer Coolidge (American Pie-Joey) entre autres.
si "Waiting For Guffman" était drôle, "Best In Show" lui est nettement supérieur.
BEST IN SHOW
réalisé par : Christopher Guest
écrit par : Christopher Guest & Eugene Levy
CAST :
Christopher Guest (Harlan Pepper)
Eugene Levy (Gerry Fleck)
Catherine O'Hara (Cookie Fleck)
Parker Posey (Meg Swan)
Michael Hitchcock (Hamilton Swan)
Michael Mckean (Stefan Vanderhoof)
John Michael Higgins (Scott Donlan)
Jennifer Coolidge (Sherri Ann Ward Cabot)
Jane Lynch (Christy Cummings)
Bob Balaban (Theodore Millbank)
Patrick Cranshaw (Leslie Ward Cabot)
Don Lake (Graham Chissolm)
Larry Miller (Max Berman)
Linda Kash (Fay Berman)
Ed Beagley Jr. (Mark Schaefer)
Fred Willard (Buck Laughlin)
Jim Piddock (Trevor Beckwith)
Don S Davis (juge final)
HISTOIRE :
dans ce nouveau documentaire, nous suivons 5 chiens et leur propriétaires se préparant au grand concours "Mayflower Dog Show" à Philadelphie :
Harlan Pepper et son bloodhound "Hubert", Gerry et Cookie Fleck et leur terrier "Winky", les nerveux Meg et Hamilton Swan et leur weimaraner "Beatrice", Stefan et Scott, couple gay, et leur shih tzu "miss Agnes", Sherri Ann Ward Cabot, femme du richissime Leslie Ward Cabot, et son amie Christy Cummings et leur caniche "Rhapsody In White".
ANALYSE :
j'ai découvert Eugene Levy avec ce film, et j'en ris encore....son personnage de Gerry Fleck (avec ses fausses dents et ses deux pieds gauches) est drôle et semble tout droit sorti des années 50 et forme avec la sexy et populaire Cookie, un couple improbable.
Christopher Guest ensuite campe ici un personnage de redneck dont la passion, en plus de son chien, et de nommer toutes les sortes de noix.
Jennifer Coolidge est hilarante dans son personnage assez proche d'Anna Nicole Smith, et sa relation amicale avec Christy (Jane Lynch) qui évolue au cours du film en quelque chose de plus sérieux.
excellents aussi Bob Balaban, Fred Willard et Ed Beagley Jr.
par contre, un petit bémol au couple gay Stefan (Mckean) et Scott (Higgins), qui nous la jouent un peu "la cage aux folles", et au couple Posey-Hitchcock qui malgré une idée de départ excellente (leur chienne est psychologiquement troublée depuis qu'elle les a vus en train de faire l'amour) ne réussissent pas à rendre leur situation vraiment drôle.
seul grand moment avec Parker Posey : lorsqu'ils perdent le jouet de leur chienne, une abeille jaune, et qu'elle fait face à un vendeur de jouets particulièrement stupide qui essaye de lui refiler un ourson ou un poisson alors qu'elle demande une abeille.
pour résumer, une comédie drôle et efficace et qui comme pour tout film signé Guest et Levy, s'apprécie davantage à chaque fois qu'on le revoit.
Posté le 19.05.2007 par Pascal Schlaefli
LE CHEF D'OEUVRE DE GUEST & LEVY.
"A Mighty Wind" réussit pour le folk ce que "This Is Spinal Tap" avait fait pour le heavy-metal, c'est à dire se moquer de vieux groupes sur le retour (The Folksmen ou Mitch & Mickey) ou au contraire tourner en ridicule un groupe de jeunes folkeux ayant mis la main sur un nom prestigieux (les New Main Street Singers).
crédibilité, telle est le maître mot des films signés Guest & Levy.
chaque artiste joue de son instrument, chante et compose (voir la liste des titres plus bas) et les chansons supposées venir des années 60 sont tout à fait crédibles.
il suffit d'écouter le premier album de Simon & Garfunkel "Wednesday Morning 3 AM" puis écouter "when you're next to me" pour remarquer les similitudes, surtout dans les harmonies vocales.
n'allez pas vous imaginer qu'il s'agisse de piratage (comme pour les Rutles par exemple), il s'agit ici d'oeuvres originales et de très grande qualité.
les trois groupes offrent ainsi trois styles de folk bien différents : The Folksmen est un trio dans la lignée de Peter, Paul & Mary ou du Kingston trio, avec des chansons à textes, Mitch & Mickey un duo romantique, avec chansons d'amour, puis les New Main Street Singers, neuftet tendance groupe familial et religieux.
Harry Shearer fait ses débuts dans les films de Guest & Levy, reformant ainsi le trio détonnant de Spinal Tap.
A MIGHTY WIND
réalisé par : Christopher Guest
écrit par : Christopher Guest & Eugene Levy
CAST :
The Folksmen :
Christopher Guest (Alan Barrows)
Michael McKean (Jerry Palter)
Harry Shearer (Mark Shubb)
Mitch & Mickey :
Eugene Levy (Mitch Murray)
Catherine O'Hara (Mickey Crabbe)
The New Main Street Singers :
Paul Dooley (George Menschell-le seul membre original des Main Street Singers)
John Michael Higgins (Terry Bohner)
Jane Lynch (Laurie Bohner)
Parker Posey (Sissy Knox)
Bob Balaban (Jonathan Steinbloom)
Jim Piddock (Leonard Crabbe)
Don Lake (Elliott Steinbloom)
Deborah Theaker (Naomi Steinbloom)
Fred Willard (Mike Lafontaine)
Ed Beagley Jr (Lars Olfen)
Michael Hitchcock (Lawrence Turpin)
Larry Miller (Wally Fenton)
Jennifer Coolidge (Amber Cole)
HISTOIRE :
à la mort d'Irving Steinbloom, manager et producteur de groupes folks, son fils, Jonathan Steinbloom décide d'organiser un concert en hommage à son père, figurant ses groupes préférés, The New Main Street Singers, The Folksmen et surtout les légendaires Mitch & Mickey.
THE NEW MAIN STREET SINGERS :
le groupe original , les Main Street Singers comprenaient en plus de George Menschell, Fred Knox, Chuck Wiseman et le légendaire Ramblin' Sandy Pitnik.
le groupe original enregistra quatre albums :
"Songs Of Good Cheer", "Strolling Down Main Street", "The Main Street Singers In Bethleem" et "Sunny Side Up" avant de se séparer au début des années 70.
reformés et menés par le couple Terry et Laurie Bohner (une ex-hardeuse), le vétéran Menschell, et la fille de Fred Knox, Sissy Knox, le groupe prend le nom des New Main Street Singers.
chansons :
"just that kinda day" (Guest-McKean)
"fare away" (McKean-Vanston-O'Toole)
"the good book song" (McKean-Shearer)
"never did no wanderin'" (McKean-Shearer) reprise des Folksmen
"main street rag" (Higgins)
"potato's in the paddy wagon" (McKean-O'Toole)
THE FOLKSMEN :
Barrows et Shubb avaient formé les Twobadours, avant d'être rejoints par Jerry Palter.
5 albums de folk acoustique : "Singin'", "Pickin'", "Ramblin'", "Hitchin'", "Wishin'", puis en 1967 un album de folk-rock électrique : "Saying Something", avant de se séparer.
première reformation en 1984 au Saturday Night Live où ils jouent leur hit "old Joe's place".
en 1992, ils se reforment une deuxième fois et font la première partie de Spinal Tap et apparaissent dans la vidéo "The Return Of Spinal Tap", puis en 2001, il font à nouveau les première parties de Spinal Tap pour la tournée "back from the dead".
chansons :
"old Joe's place" (Guest-McKean-Shearer)
"never did no wanderin'" (McKean-Shearer)
"loco man" (Shearer)
"skeletons of Quinto" (Guest)
"blood on the coal" (Guest-McKean-Shearer)
"start me up" (Jagger-Richards) reprise des Rolling Stones
deux inédits :
"barnyard Symphony" dans le film mais pas sur la bande originale
"children of the sun" titre exceptionnel, très Spinal Tap, uniquement en bonus du film.
MITCH & MICKEY
couple à la scène comme à la ville, Mitch & Mickey ont publiés plusieurs albums en duo :
"Meet Mitch & Mickey", "Together Forever", "Live At The Folk Place", "When You're Next To Me".
en 1968, ils interprètent "a kiss at the end of the rainbow" à la télévision, terminant cette chanson avec un baiser, devenu légendaire.
la séparation fut pourtant brutale, et Mitch Murray, sombrant dans la déprime, sorti une série d'albums solos de plus en plus noirs : "Cry For Help", "Songs From A Dark Place" et finalement "Calling It Quits" dont la pochette le montre en train de creuser sa tombe.
leur réunion pour ce concert ne se fera pas sans mal.
Mitch est un personnage troublé, psychologiquement instable.
il disparaît d'ailleurs quelques minutes avant de monter sur scène.
mais la grande question que tout le monde se pose est : y aura t'il un baiser à la fin de la chanson "a kiss at the end of the rainbow" ?
chansons :
"when you're next to me" (Levy)
"one more time" (Levy-O'Hara)
"the ballad of Bobby and June" (Levy)
"a kiss at the end of the rainbow" (McKean-O'Toole)
à la fin du concert, les trois groupes jouent ensemble une ultime chanson : "a mighty wind" (Guest-McKean-Levy), qui est bien évidemment une référence à "blowin' in the wind" de Bob Dylan.
ANALYSE :
je l'ai déjà dit plus haut : un chef d'oeuvre.
c'est un vrai bonheur de retrouver le trio de Spinal Tap.
encore une fois Bob Balaban est exceptionnel.
quant à ce marteau de Fred Willard, il a ici l'un de ses rôles les plus drôles (hey wha'happen?)
Jennifer Coolidge n'a malheureusement que très peu de temps de présence, mais en même temps, quelle présence!!!
excellents également Ed Beagley Jr., et les psychopathes Michael Hitchcock et Jane Lynch.
extraits :
(Amber)-thank God for the model trains, you know? If they didn't have the model trains they wouldn't have gotten the idea for the big trains.
(Amber)-one time I had a friend who asked me if I'd like to play the piccolo but I said no.
(Amber)-I'm predicting amazing things will happens to the groups, like big big, like big...like not just big, but big-time stuff.
(Lars Olfen)-the naches that I'm feeling right now... 'cause your dad was like mishpoche to me. when I heard I got these ticket to the Folksmen, I let out a geshreeyeh, and I'm running with my friend... running around like a vilde chaye, right into the theater, in the front row! so we've got the schpilkes, 'cause we're sittin' right there... and it's a mitzvah, what your dad did, and I want to try to give that back to you. okeinhoreh, I say, and God bless him.
Posté le 22.05.2007 par Pascal Schlaefli
"For Your Consideration" est le dernier film en date du duo Guest & Levy, et probablement le plus faible des quatre.
pour la première fois, l'histoire n'est pas présentée sous la forme d'un documentaire comme les autres films, et pour la première fois également Guest & Levy jouent des personnages secondaires, laissant Catherine O'Hara, Harry Shearer et Parker Posey prendre le devant de la scène.
ce film marque l'arrivée du comédien anglais Ricky Gervais (The Office-Extras).
je ne serais pas étonné de voir débarquer Stephen Merchant lors d'un prochain film, s'il y en a un.
FOR YOUR CONSIDERATION
réalisé par : Christopher Guest
écrit par : Christopher Guest & Eugene Levy
CAST :
cast du film "Home For Purim" :
Catherine O'Hara (Marylin Hack)
Harry Shearer (Victor Allan Miller)
Parker Posey (Callie Webb)
Christopher Monyhian (Brian Chubb)
Rachael Harris (Mary Pat Hooligan)
Ed Beagley Jr (Sandy Lane-styliste du film "Home For Purim")
Jennifer Coolidge (Whitey Taylor Brown-productrice du film "Home For Purim")
Christopher Guest (Jay Berman-réalisateur du film "Home For Purim")
Jim Piddock (Simon Whitset-directeur de la photographie du film "Home For Purim")
Bob Balaban (Philip Koontz-scénariste du film "Home For Purim")
Michael McKean (Lane Iverson-scénariste du film "Home For Purim")
John Michael Higgins (Corey Taft-publiciste du film "Home For Purim")
Larry Miller (Syd Finkleman)
Ricky Gervais (Martin Gibb)
Eugene Levy (Morley Ofkin)
Fred Willard (Chuck Porter)
Jane Lynch (Cindy Martin)
Loudon Wainwright III (Ben Connelly)
Michael Hitchcock (critique de cinéma)
Don Lake (critique de cinéma)
Paul Dooley (sergeant dans le film "Paper Badge")
John Krasinsky (policier dans le film "Paper Badge")
Jordan Black (l'assistant de Whitey)
Richard Kind (publicitaire)
Sarah Shahi (Sanchez)
Jeffrey Vanston (leader du groupe du talk show)
Joe Satriani (guitariste du groupe du talk show)
HISTOIRE :
Jay Berman, réalisateur incompétent, tourne un film (mal) écrit par Koontz et Iverson, "Home For Purim" qui raconte (mal) les retrouvailles d'une famille juive pour la fête de Purim, autour de leur mère mourante, jouée (horriblement mal) par Marylin Hack.
bref tout semble fait pour que "Home For Purim" ne sorte au mieux que dans les bacs à soldes des DVD sans passer par la case cinéma.
or, miracle, sur un site de cinéphile, une rumeur nait : Marylin Hack pourraît être nominée aux oscars.
il n'en faut pas plus pour qu'un buzz naisse, et que ce film reçoive un coup de projecteur dont il avait bien besoin.
mais bientôt d'autres rumeurs naissent : Victor Allan Miller et Callie Webb pourraient eux aussi être nominés aux oscars.
la folie s'empare de ces acteurs de seconde zone, qui multiplient les apparitions dans les émissions de télévisions.
vue l'intérêt que portent les médias à ce film, la production décide de baisser d'un ton l'aspect "juif" du film en le rebaptisant "Home For Thanksgiving", espérant ainsi attirer un public plus large.
relookés et liftés, les acteurs attendent impatiemment le résultat des nominations aux oscars, qui feront peut-être d'eux des stars.....
ANALYSE :
une critique sans merci du système Hollywoodien et des oscars, et qui souligne au feutre noir (très noir) cet univers superficiel et cruel.
la transformation de Catherine O'Hara (son meilleur rôle et sa meilleure prestation) qui passe de vieille actrice de seconde zone en Bimbo surgonflée est extrêmement réussie et même carrément flippante.
pourtant, ce film, malgré ses qualités évidentes, semble moins réussi que les trois autres.
j'ai trouvé le début du film beaucoup trop long, il faut attendre un bon moment avant que la comédie se mette en place, ce qui n'est jamais bon dans une comédie.
un film de toutes manières moins hilarant, Guest et Levy, les deux piliers étant relégués au second plan.
même ce fou furieux de Ricky Gervais n'est pas vraiment drôle.
peut-être y a-t-il trop de personnages n'ayant pas suffisamment de temps pour les développer.
Jennifer Coolidge est toujours délicieuse dans son rôle de bimbo écervelée, mais ses prestations étaient plus drôles dans "Best In Show" et "A Mighty Wind", idem pour Fred Willard, Ed Beagley Jr, Michael Hitchcock, Michael McKean et Bob Balaban.
dommage, parce qu'avec un cast de cette qualité on pouvait espérer mieux.
peut-être la prochaine fois....
de toutes manières, c'est un film à voir absolument, ne serait-ce que pour la prestation de Catherine O'Hara.
dans la série "les chansons qui auraient pu être du Spinal Tap" : la chanson du film "Home For Purim" écrite comme il se doit par Guest-McKean-Shearer.
participations furtives de John Krasinsky (The Office US) et de Sarah Shahi (The L Word).