Andrew Lloyd Webber
Posté le 27.06.2007 par Pascal Schlaefli
Andrew Lloyd Webber est probablement le compositeur de comédies musicales anglais le plus populaire au monde, et l'un des plus prolifiques.
il a souvent fait l'objets de critiques (jusitifiées ou non) de la part des amateurs de musique classique qui ne voient en lui qu'un vulgarisateur des oeuvres des grands compositeurs.
personnellement, ne possédant pas une culture classique (je me limite aux opéras de WA Mozart), cette critique ne m'a jamais géné, pas plus que les jaloux qui n'ont jamais accepté son succès, ni les critiques de théatre américains qui restent très protectionnistes de leurs propre productions, made in Broadway.
il est pour moi l'un des plus grands compositeurs anglais, et une comédie musicale signée Andrew Lloyd Webber est toujours synonyme d'un grand moment, et de mélodies qui restent solidement ancrées dans vos mémoires.
né en 1948, il s'intéresse dès son plus jeune âge à la musique, compose dès l'âge de neuf ans, et découvre très tôt le monde des théatres et des comédies musicales, principalement celles de Richard Rodgers.
en 1965, il cherche un auteur, capable d'écrire des textes sur ses musiques, et tombe sur Tim Rice, qui est plus attiré par la pop musique.
les deux jeunes gens vont composer une première comédie musicale, "The Likes Of Us" qui malheureusement ne verra le jour qu'en 2005.
après le semi-succès de "Joseph & The Amazing Technicolour Dreamcoat", c'est le succès planétaire de "Jesus Christ Superstar", opéra-rock particulièrement réussi, suivi six ans plus tard par "Evita", oeuvre de la maturité, parfaitement maitrisée.
leur collaboration se termine en 1979, mais Lloyd-Webber va devenir une des légendes des années 80 avec des succès inoubliables comme "Cats", "Starlight Express" ou encore le "Phantom Of The Opera" qui est sans aucun doute son chef d'oeuvre ultime.
si les années 90 et 2000 seront moins clémentes pour le Maitre, ses oeuvres récentes offrent encore de grand moments.
il est nommé chevalier en 1992.
le must pour les connaisseurs comme pour ceux qui ne connaissent pas Andrew Lloyd Webber : le spectacle pour ses cinquante ans "The Royal Albert Hall Celebration" en 1998 avec les meilleurs extraits de ses oeuvres et les plus grandes stars de la pop et du théatre anglais.
LES OEUVRES D'ANDREW LLOYD WEBBER :
1965 : The Likes Of Us (textes : Tim Rice). comédie musicale montée pour la première fois en 2005.
1968 : Joseph & The Amazing Technicolour Dreamcoat (textes : Tim Rice).
au départ pièce de 20 minutes pour la promotion 1968, qui deviendra dès 1973, une comédie musicale à succès. sortie en DVD en 1999.
1970 : Jesus Christ Superstar (textes : Tim Rice). opera-rock, monté en comédie musicale, puis un film en 1973, enfin un show filmé sorti en DVD en 2000.
1975 : Jeeves/By Jeeves (textes : Alan Ayckbourn) comédie musicale ratée, remontée en 1995.
existe également en DVD.
1976 : Evita (textes : Tim Rice). opéra rock, monté en comédie musicale à Londres en 1978, puis nouvelle version à Broadway en 1979. donnera un film d'Alan Parker avec Madonna et Antonio Banderas en 1996.
1978 : Variations. variations sur un thème de Paganini jouées par Julian Lloyd Webber au violoncelle accompagné par un groupe de rock. deviendra "Song and Dance" en 1982.
1980 : Tell Me On A Sunday (textes : Don Black)-un one woman show pour Marti Webb qui deviendra "Song and Dance" en 1982. nouvelle version modernisée en 2003.
1981 : Cats (textes : TS Elliot)-comédie musicale. existe en DVD.
1982 : Song And Dance (textes : Don Black)-comédie musicale avec une partie chantée (tell me on a sunday) et une partie dansée (variations). nouvelle version à Broadway en 1986.
1984 : Starlight Express (textes : Richard Stilgoe)-comédie musicale qui connaitra une nouvelle version en 1994.
1985 : Requiem-un véritable requiem dédié entre autres à son père, mort en 1982.
1986 : The Phantom Of The Opera (textes : Charles Hart)-comédie musicale encore jouée actuellement, et qui deviendra un film en 2004.
1989 : Aspects Of Love (textes : Don Black et Charles Hart)-comédie musicale.
1993 : Sunset Boulevard (textes : Don Black et Christopher Hampton)-comédie musicale montée à Londres, qui connaîtra une nouvelle version en 1994 jouée à Los Angeles avec Glenn Close.
1998 : Whistle Down The Wind (textes : Jim Steinman)-comédie musicale.
2000 : The Beautiful Game (textes : Ben Elton)-comédie musicale.
2004 : The Woman In White (textes : David Zippel)-comédie musicale.
LES MEILLEURES CHANSONS D'ANDREW LLOYD WEBBER :
"Joseph & The Amazing Technicolour Dreamcoat" : close every door, any dream will do.
"Jesus Christ Superstar" : everything's alright, I don't know how to love him, Gethsemane, could we start again please?, superstar.
"Jeeves/By Jeeves" : half a moment.
"Evita" : oh what a circus, another suitcase in another hall, don't cry for me Argentina, high flying adored.
"Tell Me On A Sunday" : take that look off your face, tell me on a sunday, the unexpected song.
"Cats" : jellicle songs for jellicle cats, memory, Mr. Mistoffeles.
"Starlight Express" : uncoupled, I am the starlight, next time you fall in love, a light at the end of the tunnel
"Requiem" : pie Jesu.
"The Phantom Of The Opera" : the phantom of the opera, the music of the night, all I ask of you, masquerade, wishing you were somehow here again.
"Aspects Of Love" : love changes everything.
"Sunset Boulevard" : surrender, with one look, sunset boulevard, as if we never said goodbye.
"Whistle Down The Wind" : the vaults of heaven, whistle down the wind, tire tracks and broken hearts, no matter what, a kiss is a terrible thing to waste.
"The Beautiful Game" : our kind of love.
"The Woman In White" : I believe my heart.
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Posté le 30.06.2007 par Pascal Schlaefli
en 1965, Andrew Lloyd Webber a 17 ans et compose de la musique depuis l'âge de neuf.
passioné de comédies musicales et d'opéra, il cherche un auteur capable d'écrire des textes sur sa musique, et rencontre Tim Rice, de quatre ans son ainé, jeune auteur surdoué et passioné de musique pop; il a d'ailleurs écrit plusieurs livres de référence sur le sujet.
Rice et Lloyd Webber se lancent dans la création d'une comédie musicale "The Likes Of Us" basé sur la vie du Dr. Barnardo.
l'oeuvre doit au départ être montée en Janvier 1966 à l'université d'Oxford, mais les deux jeunes gens abandonnent cette idée lorsqu'ils reçoivent l'offre de démarrer directement dans un grand théatre du West-End Londonien.
"The Likes Of Us" est alors remanié, réécrit, surtout le livret, écrit par Leslie Thomas, qui semble ne jamais donner entière satisfaction.
les mois passent, on enregistre une première version, puis une deuxième en 1967, sans qu'aucun disque ne sorte.
on décide enfin d'une date sérieuse pour la première : automne 1968 dans un théatre de Dublin.
malheureusement, il n'en sera rien.
déçus par les remaniements constant apportés à leur bébé, Andrew Lloyd Webber et Tim Rice décident de jeter l'éponge alors que leur deuxième création "Joseph & The Amazing Technicolour Dreamcoat" est joué pour la première fois à l'école Colet Court de Londres.
Andrew Lloyd Webber repêchera deux titres parmi les meilleurs pour deux autres comédies musicales : "love is here" deviendra "travel hopefully" pour By Jeeves, et "the likes of us" deviendra "variations 18" dans Variations/Song And Dance.
mais en 2005, quarante ans plus tard, Tim Rice et Andrew Lloyd Webber décident de s'offrir enfin le luxe de voir leur première oeuvre être jouée sur scène et enregistrée, au festival de Sydmonton.
pour cela, ils reviennent à leur première version, et font appel au comédien Stephen Fry qui vient jouer le rôle du narrateur et ponctue l'histoire de ses remarques acides et désopilantes.
Andrew Lloyd Webber et Tim Rice vont jusqu'à écrire une nouvelle chanson pour l'occasion "this is my time".
Tim Rice en plus de l'écriture du livret, participe directement en jouant le rôle du commissaire-priseur lors de la chanson "going going gone" qui fut la toute première écrite par Rice et Lloyd Webber.
THE LIKES OF US
2005
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Tim Rice
CAST :
le narrateur : Stephen Fry
Dr. Barnardo : Adam Brazier
Syrie : Ally Ann Triplett
Johnny : Ian Sharp
Jenny : Nancy Sullivan
commissaire-priseur : Tim Rice
Premier Ministre : Michael Simkins
Rose : Hannah Wadhingham
TITRES :
ACT I
introduction (le narrateur)
overture
twice in love every way (Rose)
I'm a very busy man (Barnardo)
love is here (Johnny & Jenny)
strange and lovely song (Barnardo)
the likes of us (choeur)
how am I to know (Barnardo)
we'll get him (Rose)
this is my time (Syrie)
lion-hearted land (Premier Ministre)
we'll get him-reprise (Rose)
love is here-reprise (Johnny & Jenny)
a man on his own (Barnardo)
ACT II
entr'acte
you can make it alone (Syrie)
hold a march (Rose)
will this last forever? (Barnardo & Syrie)
you won't care about him anymore (Syrie & Jenny)
going, going gone (Commissaire-Priseur & Barnardo)
man of the world (choeur)
have another cup of tea (choeur)
strange and lovely song-reprise (Barnardo & Syrie)
the likes of us-reprise (choeur)
HISTOIRE :
John Thomas Barnardo, né en 1844, est un jeune missionaire de Dublin, dont l'ambition est d'installer une mission en Chine.
il part étudier la médecine à Londres, mais est choqué par la misère qui touche surtout les orphelins, abandonnés à eux-même.
il décide de rester à Londres et va y ouvrir le premier orphelinat en 1867.
ANALYSE :
cette première comédie musicale est intéressante à plus d'un titre, même si elle n'est pas des plus originales.
largement influencé par Richard Rodgers (Oliver! surtout), "The Likes Of Us" doit beaucoup aux comédies musicales américaines de Broadway, et reste assez éloignée des productions habituelles de Lloyd Webber, plus proche de l'opéra dans la forme que la comédie musicale classique, et utilisant souvent des instruments électriques voir des synthétiseurs.
bien évidemment, ces instruments étaient introuvables dans les fosses d'orchestre à l'époque.
il faut attendre "Hair" en 1968 pour avoir une première comédie musicale rock, et "Tommy" des Who en 1969, premier opera-rock, qui aura une grande influence sur Andrew Lloyd Webber et Tim Rice.
le plus intéressant sur ce double album est la narration/critique impitoyable et hilarante du génial Stephen Fry.
HIGHLIGHTS :
"love is here"
"the likes of us"
"going going gone"
Posté le 03.07.2007 par Pascal Schlaefli
en 1968, Alan Doggett, Headmaster de la Colet Court School de Londres, commande à Andrew Lloyd Webber une pièce de 15 minutes avec un thème religieux, pour la soirée des promotions de 1968.
Andrew Lloyd Webber et Tim Rice cherchent dans l'ancien testament une histoire valable et tombent sur l'histoire de Joseph, fils de Jacob, vendu par ses frêres à des esclavagistes, et qui après avoir été esclave en Egypte, deviendra le second de Pharaon.
la pièce, interprêtée par un choeur d'enfants, accompagnés par Andrew au piano, est jouée une première fois le 1er Mars 1968, devant un public peu enthousiaste.
l'histoire aurait dû s'arrêter là, si William Lloyd Webber, le père d'Andrew, impressionné, n'avait convaincu son fils d'écrire de nouveaux morceaux et de le rejouer une seconde fois.
la deuxième prestation de Joseph à lieu en Mai 1968, la pièce dure entre 20 et 25 minutes, et les enfants sont accompagnés par un groupe de rock.
cette fois-ci le succès est au rendez-vous, et Lloyd-Webber et Rice décident d'augmenter encore Joseph de plusieurs chansons.
quelques concerts sont alors donnés avec Andrew au piano, William à l'orgue, un groupe de rock : The Mixed Bag, David Daltrey (le petit frêre de Roger, le chanteur des Who) dans le rôle de Joseph, Martin Wilcox dans le rôle du narrateur et Tim Rice dans le rôle du Pharaon.
la nouvelle version de Joseph dure approximativement 35 minutes.
en 1969, Decca leur fait enregistrer une première version, aujourd'hui introuvable, car jamais réédité.
voici la liste supposée des chansons de Joseph première manière :
Jacob and sons (le narrateur)
Joseph's coat (le narrateur-Joseph)
Joseph's dreams (le narrateur-Joseph)
poor poor Joseph (le narrateur-Joseph)
Potiphar (le narrateur-Joseph)
close every door (Joseph)
go go go Joseph (le narrateur-Joseph)
poor poor pharaoh (le narrateur-Pharaon)
song of the king (Pharaon)
stone the crows (le narrateur, Pharaon, Joseph)
the brothers come to Egypt (le narrateur-Joseph)
grovel grovel (le narrateur)
who's the thief (le narrateur-Joseph)
Joseph all the time (le narrateur-Joseph)
Jacob in Egypt (le narrateur)
"close every door" est le morceau fort du spectacle et sort même en single.
en 1972, après le succès planétaire de Jesus Christ Superstar, Andrew Lloyd Webber et Tim Rice décident de revoir leur copie et de faire de Joseph une comédie musicale.
plusieurs nouveaux morceaux sont écrits, (dont certains sauvés de la comédie musicale abandonnée "Come Back Richard, Your Country Needs You") dont le fameux "any dream will do", et Joseph qui dure maintenant environ 45 minutes est présenté pour la première fois au festival d'Edinbourg, avant d'être joué à Londres, à l'Albery Theatre.
dans un premier temps, vu la courte durée du spectacle, Joseph partage l'affiche avec une courte pièce de théatre : Jacob's journey, qui raconte l'histoire du père de Joseph, mais devant les critiques, Jacob's journey sera rapidement abandonné.
JOSEPH & THE AMAZING TECHNICOLOUR DREAMCOAT
CD de 1973 (photo en haut à gauche)
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Tim Rice
CAST :
Joseph : Gary Bond
le narrateur : Peter Reeves
Pharaon : Gordon Waller
autres rôles : Maynard Williams et Roger Watson.
LISTE DES MORCEAUX :
Jacob and sons (le narrateur)
Joseph's coat (le narrateur & Joseph)
Joseph's dreams (le narrateur & Joseph)
poor poor Joseph (le narrateur & Joseph)
one more angel in heaven (Ruben)
Potiphar (le narrateur & Joseph)
close every door (Joseph)
go go go Joseph (le narrateur & Joseph)
Pharaoh story (le narrateur)
poor poor Pharaoh (le narrateur, Pharaon & Joseph)
song of the King (Pharaon)
Pharaoh's dreams explained (Joseph)
stone the crows (le narrateur, Pharaoh & Joseph)
those Canaan days (Simeon)
the brothers come to Egypt (le narrateur & Joseph)
grovel grovel (le narateur & Joseph)
who's the thief (le narrateur & Joseph)
Benjamin Calypso (Judah)
Joseph all the time (le narrateur & Joseph)
Jacob in Egypt (le narrateur)
any dream will do (Joseph)
HISTOIRE :
des douze fils que possède Jacob, le fondateur de la nation d'Israel, c'est Joseph son préféré.
il lui offre un manteau de toutes les couleurs, ce qui rend jaloux ses frêres.
si cela ne suffisait pas, Joseph fait des rêves prophétiques dans lesquels il se voit régner sur ses frêres.
les frêres prennent alors la décision de tuer Joseph, mais changent d'avis lorsqu'ils rencontrent des Ismaelites à qui ils vendent Joseph, et font croire à Jacob que son fils préféré est mort.
Joseph devient l'esclave d'un Egyptien riche et puissant, Potiphar.
mais la beauté de Joseph n'échappe pas à la femme de Potiphar qui cherche à le posséder par tous les moyens.
Potiphar fait alors enfermer Joseph, qui rencontre en prison deux servants de Pharaon, obsédé par leur rêves.
Joseph leur explique leur rêves qui vont bientôt se réaliser.
mais bientôt c'est Pharaon lui-même qui est tourmenté la nuit par des visions cauchemardesques.
on lui présente alors Joseph qui va lui révéler à son tour la nature de ses rêves.
se préparant à combattre une famine, Pharaon nomme Joseph son second, et grâce à lui, l'Egypte survivra à cette catastrophe, ce qui n'est pas le cas de Jacob et de sa famille, resté en Canaan.
les frêres décident d'aller en Egypte afin de demander de l'aide au Pharaon.
ils se retrouvent ainsi aux pieds de Joseph sans qu'ils le reconnaissent.
cherchant à se venger, il fait accuser de vol son petit frêre, Benjamin, le seul innocent de la famille.
les frêres ne pouvant pas imaginer perdre un autre frêre, demandent à Joseph de relâcher Benjamin et de les enfermer à sa place.
réalisant que ses frêres sont devenus des hommes bons, il se révèle à eux et fait venir Jacob, et toute sa famille en Egypte.
ANALYSE :
Joseph est une comédie musicale charmante et drôle avec un thème certes religieux, mais traité de manière extrèmement légère.
les textes de Tim Rice sont comme toujours un véritable délice :
way way back many centuries ago, not long after the bible began... (Jacob and sons)
his talk of stars and golden sheaves are just a load of corn (Joseph's dreams)
off to Egypt where Joseph wasn't keen to go, it wouldn't be a picnic he could tell, "and I don't speak Egyptian very well" (poor poor Joseph)
no-one had rights or a vote but the King, in fact you might say he was fairly right-wing (Pharaoh Story)
I shall now take them all for a ride, after all they have tried fratricide (the brothers came to Egypt)
en ce qui concerne la musique il y a deux styles dans Joseph : le style original très pop (Jacob and sons, Joseph's coat, Joseph's dreams etc...) et les morceaux rajoutés, qui sont généralement des pastiches de style musicaux : le country dans "one more angel in heaven", le ragtime de "Potiphar", le rock'n'roll avec imitation d'Elvis Presley (une habitude des shows d'Andrew Lloyd Webber) dans "song of the king" ou encore le calypso de "Benjamin calypso".
"Joseph & The Amazing Technicolour Dreamcoat" sera repris de nombreuses fois, en 1976 à Dublin, puis en 1978 à Londres pour fêter les 10 ans, Tim Rice reprenant son rôle de Pharaoh/Elvis.
il faut attendre 1982 pour que Joseph débarque à Broadway dans une nouvelle version.
JOSEPH & THE AMAZING TECHNICOLOUR DREAMCOAT
CD de 1982 (photo en haut à droite)
CAST :
Joseph : Bill Hutton
la narratrice : Laurie Beechman
Pharaon : Tom Carder
Jacob : Gordon Stanley
Levi : Steve Mcnaughton
Reuben : Robert Hyman
Potiphar : David Ardao
Naphtali : Charlie Serrano
LISTE DES MORCEAUX :
prologue-you are what you feel (la narratrice)
Jacob and sons (la narratrice)
Joseph's coat (la narratrice, Jacob & Joseph)
Joseph's dreams (la narratrice & Joseph)
poor poor Joseph (la narratrice & Joseph)
one more angel in heaven (Levi)
Potiphar (la narratrice, Potiphar & Joseph)
close every door (Joseph)
go go go Joseph (la narratrice & Joseph)
Pharaoh story (la narratrice)
poor poor Pharaoh (la narratrice, Pharaon & Joseph)
song of the King (Pharaon)
Pharaoh's dreams explained (Joseph)
stone the crows (la narratrice, Pharaoh & Joseph)
those Canaan days (Reuben)
the brothers come to Egypt (la narratrice & Joseph)
grovel grovel (la narratrice & Joseph)
who's the thief (la narratrice & Joseph)
Benjamin Calypso (Naphtali)
Joseph all the time (la narratrice & Joseph)
Jacob in Egypt (la narratrice)
any dream will do (Joseph)
ANALYSE :
pas mal de changements pour cette nouvelle version.
d'abord un changement de taille, ce n'est plus un narrateur, mais une narratrice, amenant un peu de féminité dans ce monde de brutes.
un nouveau morceau, le prologue, qui n'est autre que "Pharaoh story" avec un nouveau texte.
si Bill Hutton possède une belle voix, j'ai été franchement déçu de la prestation de Laurie Beechman, qui a une fâcheuse tendance à en rajouter dans les effets de voix.
un peu plus de simplicité n'aurait pas gêné.
cette nouvelle version est dès lors reprise en Angleterre, et aux alentours de 1983, un nouveau morceau est rajouté sans qu'il ne soit jamais enregistré : "I don't think I'm wanted back home", chanté par Joseph.
mais vers la fin des années 80, Andrew Lloyd Webber, assistant à une représentation, est fortement déçu par la production et décide l'annulation de toute nouvelle représentation de Joseph.
en 1991, il présente sa nouvelle version, qui sera la version définitive de Joseph.
JOSEPH & THE AMAZING TECHNICOLOUR DREAMCOAT
CD de 1991 (photo en bas à gauche)
CAST :
Joseph : Jason Donovan
la narratrice : Linzi Hateley
Pharaon : David Easter
Jacob/Potiphar : Aubrey Woods
Reuben : Nicolos Colicos
Simeon : Philip Cox
Judah : Johnny Amobi
LISTES DES MORCEAUX :
prologue (la narratrice)
any dream will do-single version (Joseph)
Jacob and sons (la narratrice)
Joseph's coat (la narratrice, Jacob & Joseph)
Joseph's dreams (la narratrice & Joseph)
poor poor Joseph (la narratrice & Joseph)
one more angel in heaven (Ruben & Jacob)
Potiphar (la narratrice, Potiphar & Joseph)
close every door (Joseph)
go go go Joseph (la narratrice & Joseph)
Pharaoh story (la narratrice)
poor poor Pharaoh (la narratrice, Pharaon & Joseph)
song of the King (Pharaon)
Pharaoh's dreams explained (Joseph)
stone the crows (la narratrice, Pharaoh & Joseph)
those Canaan days (Simeon & Jacob)
the brothers come to Egypt (la narratrice & Joseph)
grovel grovel (la narratrice & Joseph)
who's the thief (la narratrice & Joseph)
Benjamin Calypso (Judah)
Joseph all the time (la narratrice & Joseph)
Jacob in Egypt (la narratrice)
finale : any dream will do & give me my coloured coat (Joseph & la narratrice)
Joseph megamix
ANALYSE :
une superbe version, avec des arrangements modernisés sans trahir l'esprit original.
Linzi Hateley est une chanteuse exceptionnelle (elle a joué dans Chicago et Mamma Mia et a sorti plusieurs albums), quand à Jason Donovan, si il fut un chanteur à minettes lamentable des années 80, il a réellement gagné ses galons de chanteur dans le rôle de Joseph qui lui apporta un succès conséquent.
je l'ai vu également au théatre dans le rôle du déjanté Dr. Frank 'n' Furter du Rocky Horror Show, où il fut génial.
une version américaine obtint également un énorme succès avec Donny Osmond (des Osmond Brothers) qui est depuis devenu LE Joseph de référence, ayant joué le rôle de nombreuses fois.
la version américaine possède la même pochette, mais sur fond blanc.
en 1999, Andrew Lloyd Webber produit une version filmée pour le DVD, respectant à la lettre le spectacle mis en place en 1991.
JOSEPH & THE AMAZING TECHNICOLOUR DREAMCOAT
DVD 1999 (photo en bas à droite)
réalisé par : Steven Pilmott & David Mallet
CAST :
Joseph : Donny Osmond
la narratrice : Maria Friedman
Pharaon : Robert Torti
Jacob : Richard Attenborough
Mrs. Potiphar : Joan Collins
LISTE DES MORCEAUX :
identique à l'album de 1991.
ANALYSE :
un excellent DVD (son 5.1) permettant de découvrir ou de revoir la comédie musicale, filmée en studio dans les décors et costumes du spectacle.
Donny Osmond est excellent dans le rôle de sa vie, Joseph, quand à Maria Friedman (elle est Suisse!!! je viens de l'apprendre, youpi!!!) est une très grande chanteuse de théatre (Chicago, The Woman In White), et réussit à égaler l'excellente Linzi Hateley.
le DVD fait une grande publicité autour du fait que Joan Collins et Richard Attenborough jouent dedans, mais leur prestations sont plus qu'anecdotiques.
Robert Torti dans son rôle de Pharaon est particulièrement hilarant.
il a joué Greaseball dans "Starlight Express", un personnage qui est également parodique d'Elvis Presley.
deux instrumentaux qui n'apparaissent pas sur les disques (et pour cause) : les deux ballets de "one more angel in heaven" et "those Canaan days".
excellent making of qui présente en plus l'histoire de la comédie musicale, avec de nombreux interviews ainsi que les répétitions du show dans une école anglaise.
Joseph est la comédie musicale la plus reprise dans les écoles anglaises et américaines, et pratiquement chaque anglais a chanté un jour ou l'autre Joseph, ce qui explique son succès en Angleterre, plus que dans n'importe quel autre pays.
HIGHLIGHTS :
Potiphar
close every door
song of the king (surtout celle de Robert Torti)
any dream will do
"...go go go Joseph you know what they say, hang on there Joseph you'll make it some day..."
Posté le 06.07.2007 par Pascal Schlaefli
"...my mind is clearer now, at last all too well, I can see where we all soon will be..."
après "Joseph", Tim Rice et Andrew Lloyd Webber écrivent une nouvelle comédie musicale : "Come Back Richard, Your Country Needs You", dont le sujet est Richard Coeur De Lion et la troisième croisade.
mais les deux jeunes gens ne complèteront jamais cette nouvelle oeuvre.
à cours d'inspiration, Andrew Lloyd Webber retourne voir Alan Doggett, l'inspirateur de Joseph, et ce dernier lui propose de retourner à la Bible et pourquoi pas, le nouveau testament cette fois-ci.
Tim et Andrew vont très vite se passionner pour ce nouveau projet, et énormément influencés par "Tommy" des Who, vont écrire un opéra rock "Jesus Christ Superstar".
très vite, un buzz naît dans le milieu de la musique, et les rumeurs vont bon train, comme celle que John Lennon lui même pourrait jouer le rôle du Christ.
afin de profiter de ce buzz, Tim et Andrew écrivent un titre qui au départ n'a aucun lien avec le projet : "superstar", et dont le sujet est un jeune homme des années 60, posant la question au Christ, "qui est tu ? qu'a tu sacrifié ? est-tu vraiment celui que tu dis être?".
le single chanté par Murray Head connaît un succès phénoménal, aidant le projet à voir le jour.
JESUS CHRIST SUPERSTAR
double album de 1970 (photo en haut à gauche)
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Tim Rice
CAST :
Jesus Christ : Ian Gillan
Judas : Murray Head
Mary Magdalene : Yvonne Elliman
Caiaphas : Victor Brox
Annas : Brian Keith
Simon Zealotes : John Gustafson
Pilate : Barry Dennen
Peter : Paul Davis
King Herod : Mike D'abo
LISTE DES MORCEAUX :
ACT I
overture
heaven on their minds (Judas)
what's the buzz (Jesus & Mary)
strange thing mystifying (Judas & Jesus)
everything's alright (Mary, Judas & Jesus)
this Jesus must die (Caiaphas & Annas)
hosanna (Caipahas & Jesus)
Simon Zealotes (Simon Zealotes)
poor Jerusalem (Jesus)
Pilate's dream (Pilate)
the temple (Jesus)
everything's alright-2 (Mary & Jesus)
I don't know how to love him (Mary)
damned for all time (Judas)
blood money (Judas, Caiaphas & Annas)
ACT II
the last supper (Jesus, Judas & Peter)
Gethsemane (Jesus)
the arrest (Jesus, Judas, Peter, Caiaphas & Annas)
Peter's Denial (Peter & Mary)
Pilate and Christ (Pilate & Jesus)
King Herod's song (Herod)
Judas's death (Judas, Caiaphas & Annas)
trial before Pilate (Caiaphas, Pilate & Jesus)
superstar (Judas)
crucifixion (Jesus)
John 19:41
HISTOIRE :
les sept derniers jours de Jesus, son entrée à Jerusalem, guérissant les paralytiques et autres lépreux et chassant les marchands du temple, puis trahi par Judas, arrêté par les prêtres Caiaphas et Annas et livré à Pilate, jusqu'à sa crucifixion.
ANALYSE :
un pur chef d'oeuvre, tant les textes que la musique sont excellents, malgré quelques petites faiblesses sur la fin.
Jesus est humanisé et Judas désatanisé (je ne sais pas si ce mot existe, c'est pas grâve).
le morceau "superstar", comme je l'ai dit plus haut, ne faisait pas partie au départ du projet.
après le succès du single, "superstar" fut incorporé à la fin de l'histoire, et c'est Judas (revenu des morts???) qui vient hanter Jesus, le faisant douter de son statut divin.
un autre morceau bancal, "King Herod's song".
ce titre faisait partie de "Come Back Richard..." sous le titre "those Saladin days".
il est utilisé ici comme le morceau comique du show, ridiculisant le personnage d'Herod, mais a t'on vraiment besoin d'un morceau drôle au moment le plus tragique de l'histoire? je ne le pense pas.
il s'agit d'une erreur de jeunesse, erreur qu'ils ne commettront pas avec Evita.
un petit mot sur le cast : Ian Gillan venait de rejoindre Deep Purple et n'était pas encore la star qu'il est devenu par la suite.
il possède une voix exceptionnelle, mais qui, à mon avis, n'a pas été mise en valeur ici.
d'ailleurs, la production en général laisse à désirer.
il continue dans les shows de Deep Purple de chanter un court extrait (soit de "superstar" soit du "gethsemane") de cet oeuvre qui l'a aidé à se faire connaître.
Murray Head également est devenu une star dans les années 70.
Ian Gillan comme Murray Head donnent ici de superbes prestations, tout comme Yvonne Elliman (ma Mary Magdalene préférée) et Barry Dennen (le meilleur Pilate).
dans le rôle du Roi Herod : Mike D'abo, ex-Manfred Mann.
ce double album va se vendre par camions et faire connaitre Andrew Lloyd Webber et Tim Rice dans le monde entier.
en 1971, "Jesus Christ Superstar" devient une comédie musicale à Broadway avec Jeff Fenholt dans le rôle de Jesus, Ben Vereen dans celui de Judas.
Yvonne Elliman et Barry Dennen reprennent leur rôles respectifs.
Andrew Lloyd Webber n'aime pas cette production, qu'il trouve vulgaire, et "Jesus Christ Superstar" ferme ses portes en un peu moins de deux ans.
en 1972, il monte une nouvelle version, plus simple, qui tiendra l'affiche au théatre Palace de Londres pendant 10 ans.
Paul Nicholas joue Jesus, Stephen Tate joue Judas et Dana Gillespie, Mary.
en 1973, tournage en décors naturels du film :
JESUS CHRIST SUPERSTAR
film et double album de 1973 (photo en haut à droite)
réalisé par : Norman Jewison.
CAST :
Jesus : Ted Neeley
Judas : Carl Anderson
Mary Magdalene : Yvonne Elliman
Caiaphas : Bob Bingham
Annas : Kurt Yaghjian
Simon Zealotes : Larry T. Marshall
Pilate : Barry Dennen
Peter : Paul Thomas
King Herod : Joshua Mostel
LISTE DES MORCEAUX :
ACT I
overture
heaven on their minds (Judas)
what's the buzz (Jesus & Mary)
strange thing mystifying (Judas & Jesus)
then we are decided (Caiaphas & Annas)
everything's alright (Mary, Judas & Jesus)
this Jesus must die (Caiaphas & Annas)
hosanna (Caipahas & Jesus)
Simon Zealotes (Simon Zealotes)
poor Jerusalem (Jesus)
Pilate's dream (Pilate)
the temple (Jesus)
I don't know how to love him (Mary)
damned for all time (Judas)
blood money (Judas, Caiaphas & Annas)
ACT II
the last supper (Jesus, Judas & Peter)
Gethsemane (Jesus)
the arrest (Jesus, Judas, Peter, Caiaphas & Annas)
Peter's Denial (Peter & Mary)
Pilate and Christ (Pilate & Jesus)
King Herod's song (Herod)
could we start again, please ? (Mary & Peter)
Judas's death (Judas, Caiaphas & Annas)
trial before Pilate (Caiaphas, Pilate & Jesus)
superstar (Judas)
crucifixion (Jesus)
John 19:41
ANALYSE :
si le film est daté et loin d'être parfait (les tanks et les avions????????), le disque offre le cast parfait :
Ted Neeley est (à égalité avec Steve Balsamo) le meilleur Jesus, l'exceptionnel Carl Anderson est le meilleur Judas, quand à Yvonne Elliman et Barry Dennen, je l'ai déjà dit, ils sont les meilleurs Mary et Pilate.
ce disque offre un meilleur et plus long "hosanna", le meilleur "gethsemane", un "trial before Pilate" également plus long, plus deux nouveaux morceaux : "then we are decided" qui n'est pas exceptionnel, mais permets de faire comprendre les agissements des prêtres, et le délicieux "could we start again, please?" qui montre les apôtres perdus sans le Christ, et qui est depuis devenu un classique.
23 ans plus tard, après avoir modernisé "Joseph", Andrew Lloyd Webber modernise (sans endommager les arrangements originaux et sans megamix) "Jesus Christ Superstar" pour un revival au Lyceum de Londres.
JESUS CHRIST SUPERSTAR
double CD de 1996 (photo en bas à gauche)
CAST :
Jesus : Steve Balsamo
Judas : Zubin Varla
Mary Magdalene : Joanna Ampil
Caiaphas : Peter Gallagher
Annas : Martin Callaghan
Simon Zealotes : Glen Carter
Pilate : David Burt
Peter : Jonathan Hart
King Herod : Alice Cooper
LISTE DES MORCEAUX :
ACT I
overture
heaven on their minds (Judas)
what's the buzz (Jesus & Mary)
strange thing mystifying (Judas & Jesus)
everything's alright (Mary, Judas & Jesus)
this Jesus must die (Caiaphas & Annas)
hosanna (Caipahas & Jesus)
Simon Zealotes (Simon Zealotes)
poor Jerusalem (Jesus)
Pilate's dream (Pilate)
the temple (Jesus)
everything's alright-reprise (Jesus & Mary)
I don't know how to love him (Mary)
damned for all time (Judas)
blood money (Judas, Caiaphas & Annas)
ACT II
the last supper (Jesus, Judas & Peter)
Gethsemane (Jesus)
the arrest (Jesus, Judas, Peter, Caiaphas & Annas)
Peter's Denial (Peter & Mary)
Pilate and Christ (Pilate & Jesus)
King Herod's song (Herod)
could we start again, please ? (Mary & Peter)
Judas's death (Judas, Caiaphas & Annas)
trial before Pilate (Caiaphas, Pilate & Jesus)
superstar (Judas)
crucifixion (Jesus)
John 19:41
ANALYSE :
j'ai vu ce spectacle au Lyceum en 1996, un spectacle simplifié à l'extrème, et malgré les problèmes techniques qui gâchèrent un peu la deuxième partie, ce fut un très grand moment d'émotion.
les bons points : Steve Balsamo est particulièrement charismatique sur scène et possède une voix exceptionnelle (faites une recherche sur Youtube et écoutez sa version du Gethsemane).
Joanna Ampil et David Burt sont bons mais n'égalent pas leurs prédécesseurs.
Glen Carter (Simon Zealotes) deviendra le prochain Jesus.
les mauvais points : Zubin Varla.......si sa voix passe sur le disque, elle était vraiment mauvaise sur scène, et avoir un Judas sans voix (surtout après Carl Anderson) est une grosse faute de gout.
quand à Alice Cooper, sa prestation est anecdotique.
le morceau du film "then we are decided" a été abandonné, et la reprise de "everything's alright" a retrouvé sa place.
après quelques mois au Lyceum, Jesus Christ Superstar connait une nouvelle mise en scène pour une tournée Anglaise.
en 2000, Andrew Lloyd Webber produit une nouvelle version filmée qui sortira en DVD.
JESUS CHRIST SUPERSTAR
DVD et CD de 2000 (photo en bas à droite)
réalisé par : Gale Edwards & Nick Morris
CAST :
Jesus : Glen Carter
Judas : Jerome Pradon
Mary Magdalene : Renée Castle
Caiaphas : Peter Gallagher
Annas : Michael Schaeffer
Simon Zealotes : Tony Vincent
Pilate : Fred Johanson
Peter : Cavin Cornwall
King Herod : Rik Mayall
LISTE DES MORCEAUX :
ACT I
overture
heaven on their minds (Judas)
what's the buzz (Jesus & Mary)
strange thing mystifying (Judas & Jesus)
everything's alright (Mary, Judas & Jesus)
this Jesus must die (Caiaphas & Annas)
hosanna (Caipahas & Jesus)
Simon Zealotes (Simon Zealotes)
poor Jerusalem (Jesus)
Pilate's dream (Pilate)
the temple (Jesus)
everything's alright-reprise (Jesus & Mary)
I don't know how to love him (Mary)
damned for all time (Judas)
blood money (Judas, Caiaphas & Annas)
ACT II
the last supper (Jesus, Judas & Peter)
Gethsemane (Jesus)
the arrest (Jesus, Judas, Peter, Caiaphas & Annas)
Peter's Denial (Peter & Mary)
Pilate and Christ (Pilate & Jesus)
King Herod's song (Herod)
could we start again, please ? (Mary & Peter)
Judas's death (Judas, Caiaphas & Annas)
trial before Pilate (Caiaphas, Pilate & Jesus)
superstar (Judas)
crucifixion (Jesus)
John 19:41
ANALYSE :
une énorme déception, la pire version de "Jesus Christ Superstar" existante.
la mise en scène n'est pas mauvaise, même si je n'ai pas aimé l'imagerie nazie qui n'a rien à faire ici.
c'est au niveau des chanteurs que le bât blesse.
Glen Carter n'est pas mauvais, loin de là, mais il manque cruellement de charisme et fait pâle figure aux côtés de Ian Gillan, Ted Neeley et Steve Balsamo.
le pire ?
Jerome Pradon (Judas), Fred Johanson (Pilate) et Rik Mayall (Herod) sont archi-mauvais et c'est une honte d'avoir utilisés des chanteurs sans voix pour cette oeuvre qui méritait mieux.
l'interprétation de Mary Magdalene pour Renée Castle se résume à pleurer et reste la moins bonne des Mary Magdalene.
sans compter que certains morceaux (comme "this Jesus must die") ont été ralentis ce qui les alourdis terriblement.
donc, un très mauvais DVD et CD que je déconseille fortement.
HIGHLIGHTS :
"heaven on their minds" (la version de Carl Anderson)
"everything's alright"
"hosanna" (la version de 1973)
"I don't know how to love him" (les deux versions de Yvonne Elliman)
"Gethsemane" (la version de Ted Neeley ou de Steve Balsamo)
"could we start again, please?" (la version de 1973)
"superstar" (Murray Head ou Carl Anderson)
Posté le 09.07.2007 par Pascal Schlaefli
après "Jesus Christ Superstar", Tim Rice et Andrew Lloyd Webber ont plusieurs projets en tête.
Andrew Lloyd Webber, entre 1972 et 1975 ira même jusqu'à écrire deux bandes originales de films, "gumshoe" et "The Odessa File".
Tim Rice se passionne alors pour l'histoire d'Eva Peron, la femme du dictateur Argentin Juan Peron.
il se plonge dans les biographies d'Eva et va même en vacances en Argentine, afin de s'imprégner de l'atmosphère et visiter les endroits où Eva a vécu.
Andrew Lloyd Webber commence à travailler sur la musique, mais n'arrive pas à se passionner pour cette histoire.
il ne comprends pas la passion de son ami pour Eva Peron, et ne pense pas une seconde que le public pourraît s'intéresser à une fasciste, qui a utlisé ses charmes pour arriver au pouvoir, et qui, une fois au pouvoir a trompé son peuple tout en se faisant canoniser.
au bouts de quelques mois, Andrew abandonne.
il préfère son projet : les livres comiques de PG Wodehouse sur Bertie Wooster, un aristo stupide et son servant Jeeves qui le sort de toutes les situations.
Tim Rice commence à son tour à travailler sur "Jeeves" mais lui aussi finit par jeter l'éponge.
n'arrivant pas à s'entendre sur un sujet commun, les deux amis finissent par se fâcher et connaissent une première rupture.
Andrew est déterminé à réussir sans lui, et engage l'auteur Alan Ayckbourn qui écrira les textes et le livret de cette nouvelle oeuvre.
le 22 Avril 1975, au théatre Her Majesty de Londres, c'est la première de "Jeeves" avec David Hemmings (Blow Up) dans le rôle de Bertie Wooster et Michael Aldridge dans celui de Jeeves.
mais avant même la première, Andrew Lloyd Webber est conscient des problèmes qui parasitent la comédie musicale : trop de texte entre les chansons, un livret pas suffisamment drôle , des chansons peu inspirées, et surtout un spectacle trop long.
les critiques, le lendemain de la première, sont assassines.
on remanie, on coupe, on tente de réparer les dégats, mais c'est trop tard, au bout de 38 représentations devant un public parsemé, "Jeeves" ferme ses portes le 24 Mai 1975, à peine un mois plus tard.
l'album qui sort deux mois après l'arrêt du spectacle, ne se vend bien évidemment pas.
c'est un échec retentissant, qui va marquer durablement Andrew Lloyd Webber, même si ce sera le seul et unique flop de sa carrière.
l'album n'a jamais été réédité et reste une pièce rare.
seuls trois titres semblent avoir survécu : "limerick" fut réadapté en instrumental "variations 5" pour l'album "Variations", puis sur "Song And Dance" ou il porte le nom de "when you want to fall in love" qui deviendra "the unexpected song".
"half a moment" et "banjo boy" seront gardés pour la nouvelle version de Jeeves.
le "half a moment" original de 1975 à survécu puisqu'on le trouve sur quelques compilations.
Andrew Lloyd Webber, étant passé de jeune génie de la comédie musicale anglaise à one-hit wonder limite has-been, revient la queue entre les jambes vers Tim Rice, et va travailler dur afin de prouver à ses détracteurs qu'il est capable de se surpasser et de faire mieux que "Jesus Christ Superstar".
Tim Rice et Andrew Lloyd Webber créeront un autre chef d'oeuvre en 1976 : "Evita".
en 1996, Andrew Lloyd Webber et Alan Ayckbourn décident de tenter le diable et de recréer une nouvelle version de leur échec commun, qui portera le nom de "By Jeeves" et qui contre tout attente, recevra un certain succès.
BY JEEVES
album de 1996
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Alan Ayckbourn
CAST :
Jeeves : Malcom Sinclair
Bertie Wooster : Steven Pacey
Sir Watkyn Bassett : Robert Austin
Madeline Bassett : Diana Morrison
Gussie Fink-Nottle : Simon Day
Bingo Little : Nicholas Haverson
Honoria Glossop : Lucy Tregear
Stiffy Byng : Cathy Sara
Cyrus Budge III : Nicolas Colicos
Stinker Pinker : Richard Long
LISTE DES MORCEAUX (sans les transitions parlées) :
the code of the Woosters (Bertie Wooster)
travel hopefully-1 (Jeeves & Bertie Wooster)
travel hopefully-2 (Bertie Wooster & Bingo Little)
that was nearly us (Bertie Wooster & Honoria Glossop)
love's maze (Bertie Wooster & Stiffy Byng)
the hallo song (Bertie Wooster, Cyrus Budge III & Gussie Fink-Nottle)
by Jeeves (Bertie Wooster, Bingo Little, Gussie Fink-Nottle)
when love arrives (Bertie Wooster, Madeline Bassett)
what have you got to say Jeeves? (Jeeves & Bertie Wooster)
half a moment (Stiffy Byng & Stinker Pinker)
it's a pig (Bertie Wooster, Honoria Glossop, Madeline Bassett, Sir Watkyn Bassett & Gussie Fink-Nottle)
banjo boy (Bertie Wooster)
wizard rainbow banjo mix
HISTOIRE :
Bertie Wooster, jeune aristocrate écervelé mais chevaleresque, passe son temps à se mettre dans des situations inconfortables et sans issues, heureusement sauvé par son fidèle serviteur Jeeves.
ANALYSE :
une comédie musicale charmante, drôle et attachante.
Andrew Lloyd Webber et Alan Ayckbourn ont entièrement réécrits le show pour en faire une réussite.
"travel hopefully" est une nouvelle version de "love is here" tiré de "The Likes Of Us".
de grands moments d'humour : "travel hopefully", "what have you got to say Jeeves" et surtout "it's a pig" hilarante chasse au porc (Bertie déguisé en cochon) et "banjo boy" avec solos de banjos silencieux, et de grands moments musicaux comme "love's maze" et "half a moment".
le spectacle ouvrit ses portes le 1er Mai 1996 au Stephen Joseph Theatre de Scarborough, puis démarrage dans le West-End de Londres au mois de Juillet au Duke Of York Theatre, puis au Lyric Theatre de Shaftesbury, pour un peu plus d'une année.
en Novembre 1996, le spectacle ouvre à Broadway avec Richard Kline (Three's Company) dans le rôle de Jeeves et John Scherer dans celui de Bertie Wooster.
une version quasiment identique du disque sort aux Etats-Unis (avec le cast original anglais) et dont le seul changement est le remplacement de "the code of the Woosters" par "Wooster will entertain you" qui semble depuis être le morceau qui ouvre le spectacle.
en 2001, "By Jeeves" redémarre à Broadway avec Martin Javis remplaçant Richard Kline, avec un nouveau CD, mais sans changement dans les titres, si ce n'est l'abandon des parties parlées.
la même année un DVD est tourné, avec le même cast (John Scherer et Martin Javis).
n'ayant pas pu encore me procurer ce DVD, je ne peux pas encore en parler, mais je ne désespère pas pouvoir l'acquérir un jour.
même si "By Jeeves" n'est pas une oeuvre majeure dans l'univers d'Andrew Lloyd Webber, elle reste pour moi particulièrement attachante.
HIGHLIGHTS :
"love's maze"
"half a moment"
"banjo boy"
et pour mon petit plaisir personnel : "it's a pig"
Posté le 12.07.2007 par Pascal Schlaefli
"...Eva Peron, spiritual leader of the nation, entered immortality at 20 hours 25 today"
plus que pour "Joseph" ou "Jesus Christ Superstar", "Evita" est l'oeuvre de Tim Rice avant tout.
il est l'inspirateur du projet, et passionné par son sujet, il se surpasse et écrit les meilleurs textes de sa carrière.
exemples :
"she didn't say much but she say it loud" (oh what a circus)
"I already knows what cooks, how the dirty city feels and looks, I tasted it last night didn't I?" (Eva beware of the city)
"dictators don't grow on skis" (the lady's got potential)
"I like your conversation, you've a catchy turn of phrase, you're obviously going through some adolescent phase, maybe you are more than just a pretty face, maybe not"
(another suitcase in another hall)
"I am their saviour, that's what they call me, so Lauren Bacall me, anything goes" (rainbow high)
Andrew Lloyd Webber n'est pas en reste, et encore traumatisé par son échec avec "Jeeves", il se surpasse également et offre les meilleurs musiques pour les textes de son ami.
ayant peur d'un nouvel échec, Rice et Lloyd Webber décident de retenter l'expérience "Jesus Christ Superstar", c'est à dire, un opéra-rock, moins coûteux à monter qu'une comédie musicale.
EVITA
double album de 1976
(photo en haut à gauche)
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Tim Rice
CAST :
Eva "Evita" Peron : Julie Covington
Che : Colm Wilkinson
Juan Peron : Paul Jones
Magaldi : Tony Christie
la maîtresse : Barbara Dickson
Dolan Getta : Mike Smith
son bras droit : Mike D'abo
le manager du fond Eva Peron : Christopher Neil
LISTE DES MORCEAUX :
ACTE I
a cinema in Buenos Aires, 26 July 1952
requiem for Evita
oh what a circus (Che & Evita)
on this night of a thousand stars (Magaldi)
Eva and Magaldi (Evita, Che & Magaldi)
Eva beware of the city (Evita & Magaldi)
Buenos Aires (Evita)
goonight and thank you (Evita & Che)
the lady's got potential (Che & Juan Peron)
charity concert (Magaldi & Juan Peron)
I'd be surprisingly good for you (Evita & Juan Peron)
another suitcase in another hall (Evita, Che & la maitresse de Juan Peron)
dangerous jade (Evita & Che)
a new Argentina (Evita, Che, Juan Peron, Dolan Getta et son bras droit)
on the balcony of the Casa Rosada (Che & Juan Peron)
don't cry for me Argentina (Evita)
ACTE II
high flying, adored (Evita & Che)
rainbow high (Evita)
rainbow tour (Evita, Che & Juan Peron)
the actress hasn't learned the lines you'd like to hear (Evita & Che)
and the money kept rolling (le manager du fond Eva Peron)
Santa Evita (Che)
waltz for Eva and Che (Evita & Che)
she is a diamond (Juan Peron)
dice are rolling (Evita & Juan Peron)
Eva's sonnet (Evita)
Eva's final broadcast (Evita & Che)
montage (Juan Peron)
lament (Evita)
HISTOIRE :
Eva Duarte, jeune campagnarde de l'Argentine profonde profite du passage d'un chanteur de charme, Augustin Magaldi pour le suivre à Buenos Aires.
larguant Magaldi, elle devient modèle, puis animatrice de radio, puis finalement actrice.
grâce à son nouveau compagnon, le colonel Juan Peron, elle rentre dans les hautes sphères du pouvoir et va l'aider à accéder à la présidence de l'Argentine.
devenu l'icône de l'Argentine à l'étranger et la cheffe spirituelle de la nation, elle crée le fond "Eva Peron" pour aider les pauvres, et devient aux yeux de son peuple une sainte, la Santa Evita.
elle se prépare à son tour à se battre pour la présidence, mais freiné par sa maladie, elle finit par abandonner et demande à son peuple de réélire son mari.
elle meurt d'un cancer, le 26 Juillet 1952 à l'âge de 33 ans.
parallèlement, l'histoire fictive de Che, jeune chimiste Argentin, ayant mis au point un insecticide révolutionnaire et qui va tenter de profiter du capitalisme Argentin tout neuf pour faire fortune, mais en vain.
ANALYSE :
pour moi cette première version reste la meilleure de toutes celles entendues.
d'abord Julie Covington est la meilleur Evita, bien meilleure que les pourtant excellentes Elaine Paige et Patti Lupone.
Colm Wilkinson est ensuite le meilleur Che. il devint plus tard LE Jean Valjean des Misérables de Schoenberg et Boublil (voir le DVD des Misérables live) et sa voix me file toujours des frissons.
Paul Jones (ex-Manfred Mann 63-66) est lui aussi excellent et il retrouve sur ce disque l'autre chanteur de Manfred Mann, Mike D'abo (66-69).
si cela ne suffisait pas à faire d'Evita un album parfait, il est en plus particulièrement bien produit, et possède un son exceptionnel pour un disque de 1976.
9 ans avant le "Requiem" de 1985, Andrew Lloyd Webber écrit un requiem pour Evita émouvant et crédible.
dans un premier temps, "Evita" est reçu avec méfiance.
l'Argentine fasciste des années quarante ne semble pas passionner les gens, et l'album ne reçoit qu'un succès mineur.
le single "don't cry for me Argentina" sort en Décembre 1976, à son tour sans grand succès, mais il entame un montée lente mais régulière dans les hit parades, et au printemps/été 1977, il est numéro 1 dans de nombreux pays, entrainant avec lui le double album qui sera finalement un énorme succès.
le succès d'"Evita", permets à Tim Rice et à Andrew Lloyd Webber de faire oublier un peu "Jesus Christ Superstar" et fait d'eux des valeurs sûres.
en 1978, on décide de monter "Evita" en comédie musicale.
Lloyd Webber et Rice décident de revoir certains aspects de leur oeuvre, et changent complètement le personnage de Che, abandonnant l'idée du jeune chimiste pour utiliser une autre icône de l'Argentine : Che Guevara.
en réalité, on ignore si Che Guevara a rencontré Eva Peron, par contre on sait que le Che vivait bien en Argentine à cette période.
on réécrit donc pratiquement tous les textes de Che et la chanson "the lady's got potential" est carrément abandonnée.
Julie Covington ne voulant pas jouer le rôle sur scène, le rôle est offert à une jeune débutante, Elaine Paige, qui va se révéler largement à la hauteur.
c'est également là que date la nouvelle rupture entre Tim Rice et Andrew Lloyd Webber.
Tim Rice tombe amoureux de la nouvelle Evita alors qu'il est marié et leur relation ne plait pas à Andrew qui reproche cet écart de conduite à son ami.
Andrew Lloyd Webber pourtant, connaitra le même genre de situation quelques années plus tard, lorsqu'il tombera amoureux de la jeune chanteuse Sarah Brightman, et après quelques années de brouille, les deux compères sauront se pardonner et collaboreront souvent, même s'ils n'écriront plus jamais de comédie musicales ensemble.
Tim Rice associé aux fondateurs d'Abba, Bjorn Ulvaeus et Benny Andersson, créera une autre comédie musicale à succès : "Chess" avec Elaine Paige et Murray Head entre autres.
EVITA
album de 1978
(photo en haut à droite)
CAST :
Eva "Evita" Peron : Elaine Paige
Che : David Essex
Juan Peron : Joss Ackland
Magaldi : Mark Ryan
la maîtresse : Siobhan Mccarthy
LISTE DES MORCEAUX :
requiem for Evita
oh what a circus (Che & Evita)
requiem
on this night of a thousand stars (Magaldi)
Buenos Aires (Evita)
goonight and thank you (Evita & Che)
I'd be surprisingly good for you (Evita & Juan Peron)
another suitcase in another hall (Che & la maitresse de Juan Peron)
a new Argentina (Evita, Che & Juan Peron)
don't cry for me Argentina (Evita)
high flying, adored (Evita & Che)
rainbow high (Evita)
and the money kept rolling (Che)
waltz for Eva and Che (Evita & Che)
she is a diamond (Juan Peron)
lament (Evita & Che)
ANALYSE :
malheureusement, on à droit ici à une version écourtée de la comédie musicale, avec uniquement les titres les plus importants.
si Elaine Paige est effectivement marquante dans l'un de ses plus beaux rôles, on peut passer sur la prestation médiocre de David Essex (chanteur pop variété des années 70 très populaire, mais déjà sur le déclin à l'époque).
l'album possède un son beaucoup moins poli que l'original.
cette version d'"Evita", mise en scène par Harold Prince, débuta le 21 Juin 1978 au Prince EdwardTheater de Londres et resta huit ans à l'affiche.
en 1979, on monte "Evita" à Broadway, mais encore une fois, le spectacle est modifié afin de le rendre plus politisé.
à cette fin Andrew Lloyd Webber et Tim Rice écrivent un nouveau titre "the art of the possible" qui restera dans les mémoires comme l'un des plus mauvais écrit pour "Evita", et "dangerous jade" devient en version longue : "Peron's latest flame".
EVITA
double album de 1979
(photo en bas à gauche)
CAST :
Eva "Evita" Peron : Patti Lupone
Che : Mandy Patinkin
Juan Peron : Bob Gunton
Magaldi : Mark Syers
la maîtresse : Jane Ohringer
LISTE DES MORCEAUX :
ACTE I
a cinema in Buenos Aires, 26 July 1952
requiem for Evita
oh what a circus (Che & Evita)
on this night of a thousand stars (Magaldi)
Eva and Magaldi (Evita, Che & Magaldi)
Eva beware of the city (Evita & Magaldi)
Buenos Aires (Evita)
goonight and thank you (Evita & Che)
the art of the possible (Che)
charity concert (Magaldi & Juan Peron)
I'd be surprisingly good for you (Evita & Juan Peron)
another suitcase in another hall (Evita, Che & la maitresse de Juan Peron)
Peron's latest flame (Evita & Che)
a new Argentina (Evita, Che & Juan Peron)
on the balcony of the Casa Rosada (Che & Juan Peron)
don't cry for me Argentina (Evita)
ACTE II
high flying, adored (Evita & Che)
rainbow high (Evita)
rainbow tour (Evita, Che & Juan Peron)
the actress hasn't learned the lines you'd like to hear (Evita & Che)
and the money kept rolling (Che)
Santa Evita (Che)
waltz for Eva and Che (Evita & Che)
she is a diamond (Juan Peron)
dice are rolling (Evita & Juan Peron)
Eva's final broadcast (Evita & Che)
montage (Juan Peron)
lament (Evita)
ANALYSE :
comme la version anglaise, la version "made in Broadway" est inférieur au disque original, d'abord à cause du son (j'ai même l'impression d'un enregistrement live parfois).
Patti Lupone est certes excellente même si je l'ai préférée sur "Sunset Boulevard", mais n'est pas à la hauteur de Julie Covington.
Mandy Patinkin est peut-être un grand acteur (Princess Bride) mais reste un chanteur médiocre.
cette version d'Evita obtiendra du succès, mais moins que sa soeur anglaise et ne restera que trois ans à l'affiche, ce qui à Broadway est déjà beaucoup.
le projet de film existe depuis le début des années 80, mais ne verra le jour qu'en 1996 avec deux géants : Madonna et Antonio Banderas et un réalisateur de poids : Alan Parker.
EVITA
CD, double CD et film de 1996
(photo en bas à droite)
réalisé par : Alan Parker.
CAST :
Eva "Evita" Peron : Madonna
Che : Antonio Banderas
Juan Peron : Jonathan Pryce
Magaldi : Jimmy Nail
LISTE DES MORCEAUX :
ACTE I
a cinema in Buenos Aires, 26 July 1952 (seulement sur le double CD)
requiem for Evita
oh what a circus (Che & Evita)
on this night of a thousand stars (Magaldi)
Eva and Magaldi (Evita, Che & Magaldi)
Eva beware of the city (Evita & Magaldi)
Buenos Aires (Evita)
another suitcase in another hall (Evita)
goonight and thank you (Evita & Che)
the lady's got potential (Evita & Che) (seulement sur le double CD)
charity concert (Magaldi & Juan Peron) (seulement sur le double CD)
the art of the possible (Che) (seulement sur le double CD)
I'd be surprisingly good for you (Evita & Juan Peron)
hello & goodbye (Evita & Che) (seulement sur le double CD)
Peron's latest flame (Evita & Che)
a new Argentina (Evita, Che & Juan Peron)
on the balcony of the Casa Rosada (Che & Juan Peron) (seulement sur le double CD)
don't cry for me Argentina (Evita)
ACTE II
high flying, adored (Evita & Che)
rainbow high (Evita)
rainbow tour (Evita, Che & Juan Peron) (seulement sur le double CD)
the actress hasn't learned the lines you'd like to hear (Evita & Che) (seulement sur le double CD)
and the money kept rolling (Che)
partido feminista (Evita) (seulement sur le double CD)
she is a diamond (Juan Peron)
Santa Evita (Che) (seulement sur le double CD)
waltz for Eva and Che (Evita & Che)
your little body slowly breaking down (Evita & Juan Peron) (seulement sur le double CD)
you must love me (Evita)
Eva's final broadcast (Evita)
latin chant (seulement sur le double CD)
lament (Evita & Che)
ANALYSE :
pas mal de changements pour cet excellent film j'insiste.
un personnage disparaît complètement, la maitresse de Juan Peron, et "another suitcase on another hall" est déplacé et chanté maintenant par Evita puisque dans cette version, c'est Magaldi qui laisse tomber Eva.
on a abandonné Che Guevara pour retrouver un Che beaucoup plus commun et plus proche du rôle de narrateur.
Tim Rice et Andrew Lloyd Webber ont écrit un nouveau titre pour l'occasion : "you must love me" jolie ballade mais pas indispensable.
si Madonna n'a pas la voix d'Elaine Paige ou de Patti Lupone, sans parler de Julie Covington, elle interprête le personnage à la perfection, malgré la baisse de tonalité qui m'a choqué à la première écoute.
Antonio Banderas a bien évidemment du charisme à revendre mais en plus m'a surpris comme chanteur, d'autant plus qu'il a chanté sublimement bien sur le DVD live du "Royal Albert Hall Celebration" pour les cinquante ans d'Andrew Lloyd Webber, où il chantait "oh what a circus" et "high flying adored" avec Elaine Paige, plus le "Phantom Of The Opera" avec Sarah Brightman.
Jonathan Pryce et Jimmy Nail sont eux aussi excellents.
"the lady's got potential" est réintégré dans la comédie musicale avec un nouveau texte (plus de moustiques) et "the art of the possible" est ramené à une présence de quelques secondes.
Alan Parker est l'un des réalisateurs qui marie le mieux musique et images.
ses films musicaux sont généralement des réussites : "Fame", "The Wall" ou "The Commitments" et même ses films "normaux" possèdent généralement des grands moments musicaux comme "Midnight Express" ou "Birdy".
ici la musique colle aux images (ou le contraire) comme j'ai rarement eu l'occasion de le voir au cinéma.
en 2006, "Evita" est de nouveau jouée à Londres, à l'Adelphi Theatre avec Elena Rogers dans le rôle titre, mais n'a tenu qu'une année à l'affiche.
un album de cette version existe, mais n'offre pas de grand changements par rapport aux versions précédentes.
HIGHLIGHTS :
"oh what a circus" (Colm Wilkinson ou Antonio Banderas)
"another suitcase on another hall" (Barbara Dickson)
"Peron's latest flame" (Antonio Banderas)
"don't cry for me Argentina" (Julie Covington)
"high flying, adored"
"rainbow high" (Julie Covington)
"and the money kept rolling in" (Antonio Banderas)
Posté le 15.07.2007 par Pascal Schlaefli
en 1977, Andrew Lloyd Webber travaille sur un nouveau projet : une comédie musicale sur les trains.
mais son projet (qui deviendra Starlight Express) est mis de côté et seul un single est enregistré : le disco et sexy "engine of love" chanté par Earl Jordan.
un soir, Andrew et son frêre Julian, violoncelliste classique renommé, regardent un match de foot et parient sur leurs équipes respectives.
si l'équipe d'Andrew gagne, Julian, qui jusque là snobe les musiciens de rock, devra jouer voire enregistrer avec un groupe de rock.
si l'équipe de Julian gagne, Andrew devra lui composer une oeuvre de "musique sérieuse".
l'équipe d'Andrew perd, et Andrew se met à lui composer une variation sur un thème de Paganini (caprice en A mineur no. 24).
mais Andrew aura le dernier mot, puisque pour accompagner son frêre, il engage les meilleurs musiciens rocks du moment (Gary Moore, Jon Hiseman, Rod Argent, Don Airey, Barbara Thompson ou encore Phil Collins).
au départ rebuté par cette idée, Julian va découvrir que les musiciens de rock sont tout aussi doués voire disciplinés que les musiciens classiques.
l'album "Variations" sort en Janvier 1978, et ni Julian ni Andrew Lloyd Webber ne se font d'illusions sur son succès.
ils se trompent, l'album va obtenir un succès renversant et le single "variations 1-4" montera jusqu'aux premières places des hit parades anglais.
désormais, tout ce qu'Andrew Lloyd Webber va toucher va se transformer en or.
VARIATIONS
album de 1978
(photo en haut à gauche)
musique : Andrew Lloyd Webber
violoncelle : Julian Lloyd Weber
LISTE DES MORCEAUX :
introduction
theme & variations 1-4
variations 5 & 6
variation 7
variation 8
variation 9
variation 10
variations 11-15
variation 16
variations 14-15 varied
variation 17
variation 18
variation 19, 20 & 6 varied
variations 21 & 22
variation 23
ANALYSE :
un album instrumental basé sur une variation d'un thème de Paganini pour violoncelle et groupe de rock, ça vous dit?
non?
vous avez tort!
"Variations" est un sublime album, dans la lignée des "Tubular Bells" ou "Ommadawn" de Mike Oldfield, avec des mélodies qui ne vous quitteront pas.
les "variations 1-4" restent un classique.
Andrew Lloyd Webber a réutilisé quelques morceaux inutilisés ou peu connus :
"variations 5 &6" est basé sur l'un des meilleurs morceaux de "Jeeves" et deviendra un autre classique d'Andrew "the unexpected song".
"variation 18" est la mélodie de "the likes of us" qui n'a été joué pour la première fois qu'en 2005.
mon morceau préféré est l'infernal "variation 23" digne du violoniste sulfureux Nicolo Paganini.
deux ans plus tard, séparé de Tim Rice, Andrew Lloyd Webber décide d'écrire un one woman show pour une chanteuse peu connue, Marti Webb.
avec le lyriciste Don Black, il crée "Tell Me On A Sunday" qui raconte les mésaventures amoureuses d'une anglaise à New York, et qui obtiendra également du succès.
TELL ME ON A SUNDAY
album de 1980
(photo en haut à droite)
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Don Black
chanteuse : Marti Webb
LISTE DES MORCEAUX
take that look off your face
let me finish
it's not the end of the world (if I lose him)
letter home to England
Sheldon Bloom
capped teeth and Caesar's salad
you made me think you were in love
it's not the end of the world (if he's younger)
second letter home
come back with the same look in your eyes
let's talk about you
take that look off your face-reprise
tell me on a sunday
it's not the end of the world (if he's married)
I'm very you, you're very me
nothing like you've ever known
let me finish-reprise
HISTOIRE :
notre héroine (sans nom), d'origine anglaise débarque à New York, et connait une première déception quand elle apprend que l'homme qu'elle aime la trompe.
elle rencontre ensuite un producteur d'Hollywood, Sheldon Bloom, qui l'emmène en Californie, mais le lifestyle de Los Angeles ne lui plait pas, et elle revient vite à New York.
elle sort ensuite avec un homme trop jeune pour elle, puis avec un homme marié, pour se retrouver toute seule à la fin.
ANALYSE :
un chef d'oeuvre sous estimé et je pèse mes mots.
la musique est fabuleuse, mais ce n'est rien par rapport aux textes d'un Don Black en très grande forme.
exemples :
"take that look off your face, I can see through your smile" (take that look off your face)
"he's what the people here all call a real together guy" (letter home to England)
"(I'll) quote things from Emile Zola, I must get that" (Sheldon Bloom)
"the cost of land's so high, you can't afford to die, when you feel bad there, you dial-a-prayer" (capped teeth and Caesar's salad)
"he says one day we'll marry, but I don't think I should rush him, but if he gets his skates on, we can have some kids as well" (second letter home)
"take me to a park that's covered with trees, tell me on a sunday please" (tell me on a sunday)
lorsque c'est drôle, c'est très drôle et quand c'est triste, les larmes ne sont pas loin, Marti Webb apportant sa sensibilité et son talent à cette oeuvre particulière.
la BBC va filmer une version de "Tell Me On A Sunday" avec Marti Webb qui recevra également un succès conséquent.
en 1981, Andrew Lloyd Webber et le producteur Cameron Mackintosh parlent de "Variations" et de "Tell Me On A Sunday", et Mackintosh lui propose une idée d'un premier abord stupide : faire de ces deux oeuvres totalement différentes une comédie musicale.
comment ?
simple, un spectacle en deux parties : "Tell Me On A Sunday" avec Marti Webb en premier puis "Variations" en deuxième avec des ballets, puis en rappel, retour de Marti Webb.
Andrew Lloyd Webber et Don Black vont réarranger l'ordre des chansons et en écrire de nouvelles.
dans la chanson "tell me on a sunday", Marti Webb chantait "no big song and dance", ce sera le titre de la comédie musicale, qui contre toute attente sera un énorme succès, étant jouée pendant trois ans au Palace Theatre de Londres, avant de laisser la place aux Miserables.
afin de ne pas réenregistrer les titres une nouvelle fois en studio, on décide d'enregistrer la première du show le 7 Avril 1982.
SONG AND DANCE
double album live de 1982
(photo en bas à gauche)
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Don Black
chanteuse : Marti Webb
danseur : Wayne Sleep.
LISTE DES MORCEAUX :
ACT I : THE SONGS (Tell Me On A Sunday)
overture
let me finish
it's not the end of the world
letter home to England
Sheldon Bloom
capped teeth and Caesar's salad
you made me think you were in love
capped teeth and Caesar's salad-reprise
it's not the end of the world (if he's younger)
second letter home
the last man in my life
come back with the same look in your eyes
take that look off your face
tell me on a sunday
I love New York
married man
I'm very you, you're very me
let's talk about you
let me finish-reprise
nothing like you've ever known
let me finish-reprise-2
ACT II : THE DANCE (Variations)
introduction and theme
variations 1-4
variation 5
variation 6
variation 7
variation 8
variation 9
variation 10
variations 11 & 12
variations 13 & 14
variation 15
variation 15 1/2
variation 16
variation 13 & 14 (varied)
variation 17
variation 18
variation 19 & 20
variation 5 (varied)
variation 22 & 23
FINALE : SONG AND DANCE
song : when you want to fall in love (Marti Webb)
dance
HISTOIRE :
ACT I :
notre chanteuse, d'origine anglaise débarque à New York pour y chercher l'amour.
elle sort avec un danseur, mais celui-ci la quitte.
elle rencontre ensuite un producteur d'Hollywood, Sheldon Bloom, qui l'emmène en Californie, mais le lifestyle de Los Angeles ne lui plait pas, et elle revient vite à New York.
elle sort ensuite avec un homme trop jeune pour elle, puis avec un homme marié, et se retrouve seule.
ACT II :
Joe, danseur de son état, passe de femme en femme, cherchant aussi l'amour sans le trouver.
FINALE :
la chanteuse et le danseur finissent par se retrouver et s'avouent leur amour.
ANALYSE :
pour moi la meilleur version de "Tell Me On A Sunday" et des "Variations".
il est vrai que l'ajout du public, réagissant aux textes de Don Black avec une Marti Webb à la sensibilité à fleur de peau y est pour beaucoup.
et j'adore la finale avec la version rock'n'roll des "variations 1-4".
quelques nouvelles chansons : "the last man in my life", "I love New York", "married man" et "when you want to fall in love" qui sera bientôt retitré "the unexpected song".
en 1984, Marti Webb est remplacée par Sarah Brightman, jeune chanteuse dont Andrew Lloyd Webber, alors marié, s'est épris pendant les répétitions de "Cats".
Sarah Brightman est bien évidemment trop jeune pour le rôle et ironie du sort, elle chante les inconvénients de sortir avec un homme marié.
en 1985, "Song And Dance" est monté à Broadway avec en tête d'affiche Bernadette Peters.
la partie chantée "Tell Me On A Sunday" est encore une fois réécrite et comprends de nouveaux morceaux, et la chanteuse se trouve un nom : Emma.
pour des raisons commerciales, on décide de n'enregistrer que la partie chantée.
SONG AND DANCE
THE SONGS
album de 1985
(photo en bas au centre)
Emma : Bernadette Peters
LISTE DES MORCEAUX :
overture : take that look off your face
let me finish
so much to do in New York
first letter home
English girls
capped teeth and Caesar's salad
you made me think you were in love
capped teeth and Caesar's salad-reprise
so much to do in New York-2
second letter home
unexpected song
come back with the same look in your eyes
take that look off your face-reprise
tell me on a sunday
I love New York
so much to do in New York-3
married man
third letter home
nothing like you've ever known
finale-let me finish-reprise
what have I done
take that look off your face-reprise-2
ANALYSE :
la moins bonne version, car ni les changements apportés, ni les nouvelles chansons n'améliorent l'oeuvre, au contraire.
quand à Bernadette Peters, c'est une erreur de casting car elle ne colle pas du tout au personnage.
probablement que sur scène son charisme évident faisait passer une autre émotion (voir sa prestation de "unexpected song" sur le DVD "Hey Mr Producer") , mais sur disque sa voix est assez insupportable.
nouvelles chansons : "so much to do in New York" (qui n'est que "it's not the end of the world" sous un autre nom) et "english girls" (qui deviendra "tire tracks and broken hearts" pour "Whistle Down The Wind").
"i'm very you, you're very me" a été par contre abandonnée.
bref, un album à oublier bien vite.
en 2003, "Tell Me On A Sunday" devient une comédie musicale à part entière (sans les Variations) avec de nouveaux titres et surtout une modernisation de l'histoire.
ce sera une nouvelle réussite qui fera oublier la version médiocre de Bernadette Peters, d'autant plus que la nouvelle chanteuse, Denise Van Outen rappelle un peu Marti Webb.
TELL ME ON A SUNDAY
album de 2003
(en bas à droite)
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Don Black
textes additionnels : Jackie Clune
chanteuse : Denise Van Outen
LISTE DES MORCEAUX :
take that look off your face
let me finish-1
it's not the end of the world
goodbye mum, goodbye girls
haven in the sky
first letter home
speed dating
second letter home
Tyler King
capped teeth and Caesar's salad
you made me think you were in love
capped teeth and Caesar's salad-reprise
it's not the end of the world (if he's younger)
third letter home
unexpected song
come back with the same look in your eyes
let's talk about you
take that look off your face-reprise
tell me on a sunday
it's not the end of the world (if he's married)
fourth letter home
ready made life
I'm very you
let me finish-2
nothing like you've ever known
fifth letter home
somewhere, someplace, sometime
ANALYSE :
une excellente version, amenant l'histoire de notre amoureuse malheureuse au 21e siècle (le speed dating, les emails), avec une excellente Denise Van Outen.
l'histoire diffère un peu en cela qu'elle connait une première déception en Angleterre avant de partir pour New York, puis vers la fin sort avec un père de famille divorcé .
"english girls" (qui a, comme je l'ai dit plus haut, été récupéré pour "Whistle Down The Wind"), "I love New York" et "married man" ont été abandonnées.
parmi les nouvelles chansons, quelques réadaptations comme "goodbye mum, goodbye girls" qui est une variation de "I'm very you" qui refait apparition sur cette version.
parmi les vraies nouvelles chansons : l'exceptionnel "haven in the sky" de style trip-hop, "speed dating" par contre est un rap qui laisse franchement à désirer, "Tyler King" est également plutôt médiocre tout comme "ready made love".
par contre la ballade finale "somewhere someplace sometime" est très belle.
le spectacle dura une dizaine de mois à Londres, puis Marti Webb remplaça Denise Van Outen pour une tournée anglaise.
VARIATIONS HIGHLIGHTS :
variations 1-4
variations 5 &6
variation 18
variation 23
TELL ME ON A SUNDAY HIGHLIGHTS :
take that look off your face (par Marti Webb)
Sheldon Bloom (par Marti Webb)
capped teeth and Caesar's salad (par Marti Webb)
you made me think you were in love (Marti Webb en 82, différente de l'original ou Denise Van Outen plus rock)
come back with the same look in your eyes (par Marti Webb ou Denise Van Outen)
tell me on a sunday (par Marti Webb)
I'm very you, you're very me (par Marti Webb)
the last man in my life (par Marti Webb)
haven in the sky (par Denise Van Outen)
somewhere someplace sometime (par Denise Van Outen)
Posté le 18.07.2007 par Pascal Schlaefli
"Are you blind when you're born? can you see in the dark? dare you look at a king? will you sit on his trone?
can you say of your bite that it's worse than your bark?
are you cock of the walk when you're walking alone?
because jellicles can and jellicles do!"
en ce début d'année 80, Andrew Lloyd Webber écrit une nouvelle courte pièce avec Tim Rice, "Cricket", spécialement pour le 60e anniversaire de la Reine Elizabeth II, une pièce qui ne restera pas dans les annales, Andrew réutilisant ses musiques pour ses oeuvres futures.
un nouveau projet naît dans son esprit, une comédie musicale sur Puccini, projet qu'il finira par abandonner.
puis lui viens une idée complètement aberrante au premier abord, mettre en musique le livre "Old Possum's Book Of Practical Cats", livre pour enfants de TS Eliot.
il va demander la permission à sa veuve qui lui avoue que TS Eliot pensait déjà à un accompagnement musical lorsqu'il l'écrivait.
Andrew se met alors au travail et compose en changeant le moins possible le texte original.
l'oeuvre terminée, il se rend compte qu'il lui manque LE morceau, le "don't cry for me Argentina" qui lui permettra de toucher un public plus large que celui des habitués des théatres.
il reprend alors le morceau "piano" écrit pour sa comédie musicale avortée sur Puccini, et demande un texte à Tim Rice.
celui-ci lui livre un texte, mais Andrew Lloyd Webber n'est pas satisfait et décide d'emprunter un autre poème de TS Eliot, qui sera réarrangé par Trevor Nunn.
ceci n'arrange pas les relations déjà frisquettes entre Lloyd Webber et Tim Rice, mais ce dernier se calme lorsque sa petite amie et future femme, Elaine Paige est castée pour le rôle de Grizabella.
le résultat sera "memory" l'un de ses plus grand succès, popularisé par Barbara Streisand.
une comédie musicale sur les chats?......sur des poèmes de TS Eliot?
aucun producteur de théatre Londonien ne veut prendre ce risque.
cette situation deviendra d'ailleurs un running gag de la série "Une Nounou D'enfer" avec Fran Drescher, puisque Mr. Sheffield est l'un des producteurs ayant refusé de produire Cats.
Andrew Lloyd Webber tombe alors sur le producteur providentiel, un producteur de génie (qui a produit une comédie musicale sur les chansons de ce grand malade de Tom Lehrer, "Tomsfoolery") Cameron Mackintosh, grand fan d'Andrew et qui accepte de produire "Cats".
"Cats" fera la fortune d'Andrew Lloyd Webber et de Cameron Mackintosh, puisqu'Andrew signe ici son premier succès monstrueux.
démarant le 11 Mai 1981 au New London Theatre, il y sera joué 8'949 fois avant de finir le 11 Mai 2002 retransmis à Londres sur écran géant.
"Cats" démarrera à Broadway le 7 Octobre 1982 au Winter Garden Theatre où il y sera joué 7'495 fois avant de finir le 10 Septembre 2000.
des centaines de versions de "Cats" seront produits dans de nombreux pays et dans toutes les langues.
c'est pendant le casting de "Cats" qu'Andrew Lloyd Webber rencontre et tombe amoureux de la jeune chanteuse Sarah Brightman.
CATS
double album de 1981
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : TS Eliot.
matériel supplémentaire : Trevor Nunn & Richard Stilgoe.
CAST :
Grizabella : Elaine Paige
Quaxo & Mr. Mistofelles : Wayne Sleep
Rum Tum Tugger : Paul Nicholas
Bustopher Jones & Deuteronomy : Brian Blessed
Jemima : Sarah Brightman
Jennyanydots : Myra Sands
Mungojerrie & Macavity : John Thornton
Rumpleteazer : Bonnie Langford
Munkustrap : Jeff Shankley
Skimbleshanks : Kenn Wells
Asparagus & Growltiger : Stephen Tate
Bombalurina : Geraldine Gardner
Jellylorum & Griddlebone : Susan Jane Tanner
Demeter : Sharon Lee Hill
LISTE DES MORCEAUX :
ACTE I
overture
prologue : jellicle songs for jellicle cats
the naming of the cats
the invitation to the jellicle ball (Quaxo)
the old gumbie cat (Quaxo, Jennyanydots, Bombalurina & Jellylorum)
the Rum Tum Tugger (Rum Tum Tugger)
Grizabella (Grizabella, Bombalurina & Demeter)
Bustopher Jones (Bustopher Jones, Jennyanydots, Jellylorum, Bombalurina)
Mungojerrie & Rumpleteazer (Mungojerrie & Rumpleteazer)
Old Deuteronomy (Quaxo & Old Deuteronomy)
the jellicle ball
Grizabella the glamour cat (Demeter)
memory-1 (Grizabella)
ACTE II
the moments of happiness (Old Deuteronomy)
memory-2 (Jemima)
Gus the theatre cat (Jellylorum & Asparagus)
Growltiger's last stand (Growltiger & Griddlebone)
the ballad of Billy M'caw (Growltiger & Griddlebone)
Skimbleshanks (Skimbleshanks, Rumpleteazer & Jemima)
Macavity (Macavity, Demeter, Bombalurina & Munkustrap)
Mr. Mistofelees (Mr. Mistofelees & Rum Tum Tugger)
memory-3 (Jemima & Grizabella)
the journey to the heavyside layer
the ad-dressing of cats (Old Deuteronomy)
HISTOIRE :
les chats Jellicle se réunissent une fois par année au bal des Jellicles où le vieux Deuteronomy choisit un autre vieux chat ou chatte destinés à renaître une nouvelle fois.
cette année, le bal est troublé par l'arrivée de Macavity, qui va capturer le vieux Deuteronomy.
ANALYSE :
une superbe comédie musicale, qui est bien évidemment plus intéressante à voir qu'a entendre.
personnellement j'ai eu la chance de voir "Cats" au New London Theatre, avec la scène tournante, conçue spécialement pour le show.
je l'ai revu également à Lausanne dans une version anglaise par une troupe allemande (bizarre mais c'est vrai) que j'ai forcément moins aimé que la version vue à Londres.
non inclus sur la version originale du disque, "the marching of the pollicle dogs" qui est chanté avant "the old gumbie cat".
pour Broadway, la musique de "Mungojerrie & Rumpleteazer" a été réécrite (pourquoi???), et c'est cette version qui figure sur le DVD, malgré le fait qu'elle soit moins brillante, mais c'est mon avis.
avec le temps, la chanson "the ballad of Billy M'caw" fut changée par un pastiche d'un opéra italien (l'influence de Puccini ?), mais encore une fois, c'est un titre moins intéressant que l'original, d'ailleurs à Londres, "the ballad of Billy M'caw" fut rapidement réintégré.
en 1998, un DVD fut produit, filmé par David Mallet, avec Elaine Paige, reprenant son rôle de Grizabella, Ken Page (Old Deuteronomy), Sir John Mills (Gus), Michael Gruber (Munkustrap) et John Partridge (Rum Tum Tugger).
le personnage de Rum Tum Tugger, est (dans sa version théatrale je précise) réminiscent d'Elvis Presley, une habitude des shows d'Andrew Lloyd Webber, comme le Pharaon de "Joseph" ou Greaseball de "Starlight Express".
HIGHLIGHTS :
jellicle songs for jellicle cats
Skimbleshanks
Mr. Mistofelees
memory
Posté le 21.07.2007 par Pascal Schlaefli
en ce début d'années 80, Andrew Lloyd Webber a fort à faire : il crée sa propre société de production, la Really Useful Company, afin de lui permettre de mieux contrôler ses créations, il envoie ses chats à l'assaut du West-End Londonien et de Broadway, vit une histoire d'amour passionnée mais mouvementée avec la jeune choriste Christine Daaé.....je voulais dire Sarah Brightman, pardon, et ne tardera d'ailleurs pas à divorcer de sa première femme, et commence à travailler sur une nouvelle comédie musicale "Aspects Of Love" d'après le livre de David Garnett.
après quelque mois de travail sur ce projet, il finit par abandonner, tout au moins pour l'instant.
il écrit pour Sarah Brightman une sublime chanson "married man" (ne pas confondre avec le "married man" de "Song And Dance"), mais effrayé par le scandale que cela pourrait occasionner, il refuse qu'elle l'enregistre.
"married man" deviendra "the music of the night" pour le "Phantom Of The Opera".
Andrew Lloyd Webber se remet au travail et son vieux projet de comédie musicale sur les trains peut enfin naitre.
"Starlight Express" sera, malgré ses qualités scéniques et son succès à Londres, un échec artistique, Andrew Lloyd Webber ayant composé pour cette oeuvre une vingtaine de titres supposés devenir des tubes pop, et n'ayant réussi à ne placer aucun titre dans les hit parades.
STARLIGHT EXPRESS
double album de 1984
(photo à gauche)
musique : Andrew Lloyd Webber
textes : Richard Stilgoe
CAST :
Rusty : Ray Shell
Greaseball : Jeff Shankley
Poppa-Starlight Express : Lon Satton
Electra : Jeffrey Daniels
Pearl : Stephanie Lawrence
Dinah : Frances Ruffelle
Ashley : Christine Wickham
Buffy : Nancy Wood
Belle : PP Arnold
Dustin : Gary Love
CB : Michael Stanforth
LISTE DES MORCEAUX :
ACTE I
overture
rolling stock (Greaseball)
call me Rusty (Rusty, Ashley, Buffy, Dinah, Pearl)
a lotta locomotion (Ashley, Buffy, Dinah, Pearl)
pumping iron (Greaseball, Ashley, Buffy, Dinah, Pearl)
freight (Rusty, Greaseball, CB, Dustin, Ashley, Buffy, Dinah, Pearl)
AC/DC (Electra)
he whistled at me (Pearl)
the race
there's me (CB, Dinah)
poppa's blues (Poppa, Rusty, Belle)
Belle the sleeping car (Belle, Poppa, Rusty)
starlight express (Rusty, Poppa, Belle)
ACTE II
the rap
UNCOUPLED (Dinah, Ashley, Buffy, Belle)
rolling stock-reprise (Dinah, Ashley, Buffy, Belle)
CB (CB, Electra)
right place, right time
I am the starlight (Rusty-Starlight Express)
he whistled at me-reprise
race-the final
no comeback (Electra, Greaseball & CB)
one rock'n'roll too many (CB & Greaseball)
only he (Pearl)
only you (Rusty & Pearl)
light at the end of the tunnel (Poppa)
HISTOIRE :
dans la chambre d'un enfant, plusieurs locomotives font la course, accompagnés de leurs wagons préférés.
qui gagnera ?
Greaseball, la locomotive diesel? Electra, la locomotive électrique?
quand même pas Rusty, la locomotive à vapeur ?
Rusty reçoit alors l'aide du mysterieux Starlight Express.
avec son aide, Rusty réussira peut-être à gagner la course et le coeur de la belle Pearl.
comme dit Poppa, il y a toujours une lumière au fond du tunnel.
ANALYSE :
comme vous pouvez vous en rendre compte, l'histoire de Starlight Express tient largement sur le dos d'un timbre poste miniature, mais après tout Cats aussi.
d'ailleurs les critiques n'ont pas tardé à appeler "Starlight Express" : "Cats on tracks" (Cats sur rails).
personellement, je préfère l'appeler "Cats sur patin à roulettes", puisque les acteurs/chanteurs de cette comédie musicale passent deux heures sur skates, ce qui vous l'imaginez peut-être très dangereux.
j'ai vu cette comédie musicale à Londres et vu une comédienne tomber dans le public, et se relever en larmes avec l'aide d'un comparse, sans d'ailleurs que le spectacle s'arrête.....le show doit toujours go on.
difficile de juger cette oeuvre puisque tout dépends de l'état d'esprit dans lequel on la voit.
la première fois que je l'ai vue (dans le théatre Victoria Apollo de Londres, avec la fameuse scène construite spécialement pour ce show) j'ai vraiment adoré, et j'en suis sorti avec l'impression d'en avoir pris plein les yeux et plein les oreilles (surtout les oreilles qui sifflaient d'ailleurs).
j'ai beaucoup moins aimé la deuxième fois, mais il faut dire que je sortais des Misérables pour la première fois, et que j'étais encore sous le choc.
de toutes manières, même si on passe une bonne soirée avec "Starlight Express" le gros problème est qu'il ne vous en reste rien le lendemain, la faute à des textes des plus superficiels et une musique trop commerciale pour mes gouts.
afin de mieux cerner cette comédie musicale voici les bons et les mauvais points :
BONS POINTS :
le spectacle : aller voir "Starlight Express" à l'Apollo Victoria Theater de Londres était déjà une expérience.
lorsque l'on entrait dans la salle, l'une des première choses que l'on remarquait (à part la grandeur de la scène) ce sont les trains miniatures qui font le tour de la salle, histoire de nous prévenir de ce qui va se passer.
ensuite c'est la scène effectivement gigantesque et les pistes qui partent de la scène.
une piste part dans le public et isole d'ailleurs les meilleurs sièges des autres.
une autre fait le tour de la salle, enfin une autre fait le tour du premier étage, passant par un pont suspendu au dessus de la scène, pont qui peut tourner et s'incliner afin de faire passer les comédiens/skaters d'un étage à un autre.
pendant le spectacle, quatre courses sont courues, et comme on ne peut pas avoir l'oeil partout, les courses sont retransmises sur écran géant.
donc, probablement l'un des shows les plus spectaculaires que j'ai eu l'occasion de voir.
quelques bons morceaux quand même : "there's me", "freight" qui commence comme un morceau débile et simplissime à l'extrême (freight is great...freight is great...we carry weight, cause we are freight...and freight is great) et finit en apothéose, "freight" est un grand morceau sous-estimé d'Andrew Lloyd Webber, "I am the Starlight" et le comique "U.N.C.O.U.P.L.E.D." parodie de "D.I.V.O.R.C.E" de Tammy Wynnette (Andrew Lloyd Webber adore les parodies et les pastiches).
MAUVAIS POINTS :
Andrew Lloyd Webber fait le forcing en tentant d'écrire des tubes dans le style de l'époque, et c'est mauvais, lourd et indigeste : "rolling stock", "pumping iron", "AC/DC" ou "the rap".
si ces titres passent sur scène, ils sont pénibles à écouter.
beaucoup de titres ni bons ni mauvais mais juste médiocres "a light at the end of the tunnel" qui bizarrement deviendra la signature du show (voire le DVD "Royal Albert Hall Celebration"), "one rock'n'roll too many", "Belle the sleeping car" ou "no comeback".
et on ne compte plus les variations sur "I am the Starlight" : "starlight express", "only he", "only you".
ce qui peut être bien finit à la longue par lasser.
les textes : certes Richard Stilgoe a de l'humour, et quand c'est drôle, c'est très drôle (I'm the carriage with no marriage, I'm the van without a man, I've been U.N.C.O.U.P.L.E.D.) ou encore (the first line of the blues is always sung a second time, I said the first line of the blues is always sung a second time "Poppa's blues"), malheureusement, il est surtout très lourd sur les second degrés sexuels qui abondent (my microwave is cooking to warm you from the inside, come and bite my burgers, I'm hot and cheap and quick "a lotta locomotion").
"Starlight Express" est une comédie musicale sexiste : les locomotives sont des hommes (Greaseball, Electra, Rusty) les femmes sont reléguées au rang de wagons que les locomotives tirent (sans blague).
plus grave, les wagons-femelles ne sont rien sans les mâles-locomotives, et passent leur temps à pleurnicher en attendant qu'on les sifflent (he whistled at me).
si cela ne suffisait pas, "Starlight Express" dans sa première incarnation est aussi homophobe.
effectivement le personnage de CB est homosexuel et se révèle vers la fin du show comme le seul véritable méchant.
les critiques abondent lorsque "Starlight Express" naît, mais peu importe, "Starlight Express" deviendra son nouveau méga-succès, puisqu'ayant ouvert en Mars 1984, la comédie musicale donnera 7'407 représentations avant de fermer ses portes en Janvier 2002.
petits détails : "he whistled at me" est une refonte du morceau "engine of love" de 1977 chanté par Earl Jordan.
le personnage de Greaseball est réminiscent d'Elvis Presley, une habitude des shows d'Andrew Lloyd Webber.
en 1987, "Starlight Express" démarre à Broadway, et Andrew Lloyd Webber décide de changer plusieurs choses, et d'enregistrer non pas le nouveau show, mais un disque des meilleurs titres du show par différents chanteurs, avec toujours l'espoir de placer quelques titres dans les hit-parades.
encore une fois c'est raté, pire encore, le nouveau disque est moins bon que l'original.
STARLIGHT EXPRESS
album de 1987
(photo au centre)
LISTE DES MORCEAUX :
Starlight Express (El Debarge)
engine of love (Peter Hewlett)
lotta locomotion (Josie Aiello)
there's me (Peter Hewlett)
AC/DC (Josie Aiello)
pumping Iron (Marc Cohn)
engine of love (Earl Jordan)
only you (Josie Aiello & Peter Hewlett)
the race is on (Harold Faltermeyer)
make up my heart (Josie Aiello)
I am the starlight (Ritchie Havens & Peter Hewlett)
one rock'n'roll too many (Marc Cohn)
light at the end of the tunnel (Richie Havens)
ANALYSE :
parmi les nouveautés : pas de "he whistled at me", mais une nouvelle version de "engine of love" plus la version originale d'Earl Jordan.
un nouveau titre : "make up my heart" franchement médiocre.
malgré les changements apportés à la comédie musicale, "Starlight Express" sera un flop à Broadway tenant quand même pas loin de deux ans à l'affiche.
un disque à oublier très vite.
en 1993, Andrew Lloyd Webber décide, avec raison, de revoir complétement le show et offre une nouvelle et bien meilleur version.
il écrit deux nouveaux titres dont le sublime "next time you fall in love" avec un texte du toujours inspiré Don Black.
THE NEW STARLIGHT EXPRESS
album de 1993
(photo à droite)
CAST :
Rusty : Greg Ellis
Greaseball : Maynard Williams
Poppa-Starlight Express : Lon Satton
Electra : John Partridge
Pearl : Reva Rice
Dinah : Caran Cardell
Ashley : Samantha Lane
Buffy : Voyd
Dustin : Graham Martin
LISTE DES MORCEAUX :
ACTE I
overture
entry of national trains
rolling stock (Greaseball)
he'll whistle at me (Pearl, Ashley, Buffy, Dinah)
freight (Rusty, Dustin, Ashley, Buffy, Dinah, Pearl)
AC/DC (Electra)
pumping iron (Greaseball, Ashley, Buffy, Dinah, Pearl)
coda of freight
crazy (Rusty, Pearl, Ashley, Buffy, Dinah)
make up my heart (Pearl)
race one
Poppa's blues (Poppa, Rusty, Dustin)
race two
Starlight Express (Rusty)
ACTE II
the rap
UNCOUPLED (Dinah, Ashley, Buffy)
race three
right place right time
starlight sequence (Rusty, Starlight Express)
race four
next time you fall in love (Rusty & Pearl)
one rock'n'roll too many (Greaseball & Electra)
light at the end of the tunnel (Poppa)
starlight express megamix
ANALYSE :
une meilleure version que la version originale.
le personnage de CB a été complètement abandonné, comme ses chansons, y compris le sublime "there's me" qui aurait pu être réutilisé par un autre personnage...dommage.
"he whistled at me" a été abandonné sur le disque, mais apparaît brièvement dans le show comme le personnage de Belle qui vient chanter un court extrait de "Belle the sleeping car".
parmi les nouveaux morceaux : "make up my heart" venu de la version US de 1987, pas terrible, "crazy" autre morceau également assez médiocre, par contre la sublime ballade "next time you fall in love" qui complimente magnifiquement le show, remplaçant les "only he" et "only you".
le nouveau "freight" est excellent, même si je préfère la version originale.
c'est le seul cas, les nouvelles versions étant supérieurs aux anciennes.
on attend toujours une version filmée en DVD.
HIGHLIGHTS :
"freight" (version de 1984)
"there's me" (version de 1984)
"I am the Starlight"
"U.N.C.O.U.P.L.E.D."
"next time you fall in love"
Posté le 24.07.2007 par Pascal Schlaefli
en 1984, Andrew Lloyd Webber divorce de sa première femme, Sarah Hugill, et épouse Sarah Brightman.
en 1985, après les critiques de "Starlight Express", Andrew Lloyd Webber ressent le besoin de prouver qu'il peut tout aussi bien écrire de la musique dite "sérieuse".
trois drames vont le pousser à écrire un requiem : la mort de son père en 1982, la mort d'un ami proche, lors de l'attentat à Harrods par l'IRA, et la lecture dans un journal d'un enfant Cambodgien forcé par les Khmers rouges de choisir entre tuer sa soeur ou se suicider, drame qui va profondément toucher le compositeur.
Sarah Brightman, qui jusque là n'avait pas convaincu dans sa reprise de "Song And Dance" est castée pour le rôle de soprano, Placido Domingo, son prof de chant, celui du ténor.
REQUIEM
album de 1985
musique : Andrew Lloyd Webber
Placido Domingo : tenor
Sarah Brightman : soprano
Paul Miles-Kingston : treble (j'ignore l'équivalent de ce mot en français)
direction de Lorin Maazel.
LISTE DES MORCEAUX :
requiem & kyrie
dies irae & rex tremendae
recordare
ingemisco & Lacrymosa
offertorium
hosanna
pie Jesu
lux aeterna & libera me
ANALYSE :
une musique difficile d'accès, mais qui comprend deux excellents morceaux : "hosanna" et "pie Jesu".
cet album permis à Andrew Lloyd Webber de regagner un peu de respectabilité et fit connaître Sarah Brightman.
contre toute attente, l'album reçut un certain succès et le single "pie Jesu", chanté par Sarah Brightman et Paul Miles-Kingston, fut le tube de l'hivers 1985, du moins en Angleterre et est devenu un classique, repris par de nombreuses chorales.
ironiquement, alors que "Starlight Express" était bourré de tubes potentiels infructueux, c'est avec un "Requiem" qu'Andrew Lloyd Webber retrouve les premières places des hit-parades.
HIGHLIGHTS :
"hosanna"
"pie Jesu"