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cameraobscura
Description du blog :
Cinéma et Théatre : la magie des salles obscures.
Catégorie :
Blog Cinéma
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17.08.2006
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Take The Money And Run-1969

Posté le 31.10.2006 par Pascal Schlaefli
en Février 1969, Woody Allen se produit sur scène avec sa 2e pièce de théatre "Play It Again Sam" qu'il joue avec Diane Keaton et Tony Roberts.
la réalité ici dépasse la fiction puisqu'une idylle nait entre Allen et Keaton qui restera le grand amour de sa vie (dixit Soon Yi) même si cela ne se terminera pas par un mariage.
son mariage avec Louise Lasser d'ailleurs bat de l'aile et se termine cette même année par un divorce.
il restera toujours en bons termes avec Louise et continueront à tourner ensemble jusqu'en 1972.

la pièce est un succès tant critique que populaire et a été adaptée en français (par Francis Perrin je crois) sous le titre "une aspirine pour deux".

en 1969, il écrit (avec Mickey Rose) et réalise son premier film "Take The Money And Run", faux documentaire sur la vie de Virgil Starkwell, malfrat malchanceux et maladroit.

Woody Allen dès ce film et dans les suivants hésite entre comique physique (slapstick) et humour verbal et ce mélange chez lui ne sera jamais totalement satisfaisant.
en bref, il aimerait être un croisement entre Chaplin, Harpo et Groucho, alors qu'il est Woody Allen ce qui est tout autre chose.

TAKE THE MONEY AND RUN
(titre français : "prends l'oseille et tire toi")
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen et Mickey Rose

CAST :
Woody Allen (Virgil Starkwell)
Janet Margolin (Louise)
Marcel Hillaire (Fritz)
Jacqueline Hyde (Miss Blair)
Lonny Chapman (Jake)

HISTOIRE :
nous suivons l'histoire chaotique de Virgil Starkwell cambrioleur et gangster maladroit et ses démélés avec la justice.
au cours de ses aventures pathétiques, il rencontre la sublime Louise dont il tombe éperdument amoureux, et avec qui, entre ses arrestations et ses évasions, il va tenter de vivre et fonder une famille.

ANALYSE :
un film plutôt médiocre de Woody Allen et un brin répétitif (coups foireux, arrestations, évasions etc...).
de bonnes idées et de bons gags, mais tout ça sans réelle forme.
référence aux Marx : ses parents ayant honte de lui acceptent d'être interviewés mais en portant des masques de Groucho Marx.
participation furtive de Louise Lasser.



--

Casino Royale-1967

Posté le 27.10.2006 par Pascal Schlaefli
Woody Allen avait signé un contrat pour deux films avec Feldman, et accepte un peu forcé de participer à cette parodie des films de James Bond qu'est Casino Royale.

il écrit (sans être crédité) et tourne sa scène, réalisée par Val Guest et passe le reste du temps à se promener dans Londres, ville pour laquelle il a un véritable coup de coeur, comme Paris deux ans plus tôt.

si sa participation au film est relativement courte, elle est également la plus drôle , et reste la seule raison valable d'acheter "Casino Royale".

mais revenons un peu en arrière.......

en 1953, Ian Fleming publie son premier roman "Casino Royale" qui mets en place l'univers et le personnage de James Bond dont le modèle est David Niven.
d'ailleurs en 1962 Fleming tentera d'imposer Niven à Broccoli et Saltzman pour jouer le rôle dans le premier film de la série "Dr. No".

en 1954, un téléfilm d'une heure est tiré du roman avec Barry Nelson dans le rôle titre, mais le résultat est plus que décevant.

Albert Broccoli et Harry Saltzman (EON productions) n'auront pas les droits du roman, et la société EON ne les obtiendra qu'à partir des années 90.
la 3e version de "Casino Royale" devrait sortir prochainement avec Daniel Craig dans le rôle titre.

dès 1964, les films de la série James Bond battent tout les records et Sean Connery devient une star internationale.

en 1967, il est décidé par MGM possédant les droits de "Casino Royale" d'en faire un film, mais il semble difficile sinon impossible de faire un James Bond sans Sean Connery.
l'idée est donc lancée de faire une parodie de James Bond et des films d'espionnage.

le tournage sera des plus chaotique.
Peter Sellers est engagé pour tenir le premier rôle, mais celui ci est en désaccord avec la production et joue son personnage (Evelyn Tremble alias James Bond) le plus sérieusement possible contrairement à ce qui lui est demandé.
la scène du casino (la seule qui ait un lien avec le roman), est un face à face avec Le Chiffre joué par Orson Welles, or les deux acteurs ne joueront pas la scène ensemble.
plusieurs raisons ont été invoquées ici ou là.
l'une des raisons est que Sellers aurait été trop intimidé par Welles pour jouer avec lui, mais Val Guest dans l'interview qui lui est consacré sur le DVD, en donne une toute autre.
Orson Welles aurait refusé de jouer avec Sellers, car aurait-il dit "je ne joue pas avec des amateurs" ce qui aurait terriblement vexé ce dernier.
suite à cela, Peter Sellers invoque un problème de santé quelconque pour quitter le studio.
quelques jours plus tard, il envoie une lettre indiquant qu'il abandonne le projet.
la production est mal en point, ils n'ont aucune scène d'introduction du personage de Tremble ni de scène de fin.
il est décidé d'engager David Niven (James Bond) afin de créer une continuité à l'histoire en plus des scènes de Joanna Pettet (Mata Bond) et de Woody Allen (Dr. Noah), et de tuer Tremble.

comme pour "What's New Pussycat", on décide de terminer l'histoire avec un grand n'importe quoi.

des trucages grossiers ont été utilisés pour faire apparaitre Sellers à la fin et pour expliquer (c'est un bien grand mot) sa mort.

au final, un film psychédélique sans queue ni tête et dont seul Woody Allen s'en sort la tête haute.

autre bon point, la musique de Burt Bacharach, de grande classe comme d'habitude et qui donnera deux tubes typique des 60's "casino royale" par Herb Alpert et "the look of love" par Dusty Springfield.
notons l'énorme influence de ce film sur la série des "Austin Powers".

participations furtives de George Raft et Jean-Paul Belmondo à la fin du film.

CASINO ROYALE
réalisé par : John Huston-Ken Hugues-Val Guest-Robert Parrish-Joe Mcgrath
écrit par : Wolf Mankowitz-John Law-Michael Sayers

CAST :
Peter Sellers (Evelyn Tremble alias James Bond 007)
Ursula Andress (Vesper Lynd)
David Niven (James Bond 007)
Joanna Pettet (Mata Bond)
Orson Welles (Le Chiffre)
Daliah Lavi (The Detainer)
Woody Allen (Jimmy Bond alias Dr. Noah)

HISTOIRE :
???????????????

ANALYSE :
un chef d'oeuvre d'incohérence, de n'importe quoi et de chaos psychédélique.
c'est bel et bien un film de 1967, pas d'erreur.
ce film est donc constitué de plusieurs parties bien différentes, réalisées par plusieurs réalisateurs et maladroitement et superficiellement reliées entre elles.

1ère partie : David Niven . alors qu'il goûte à une retraite paisible, James Bond reçoit la visite de son supérieur M qui lui demande de reprendre son activité, puis après la mort de son supérieur, Bond part enquêter dans son chateau en Ecosse.
après de mulitples péripéties, retour dans les bureaux du MI6 à Londres afin de préparer les plans d'attaques contre Le Chiffre et le Dr. Noah.
niveau d'interêt très faible.

2e partie : Peter Sellers, Ursula Andress. Le Chiffre étant un champion de baccarat, James Bond décide d'engager un autre champion de baccarat, Evelyn Tremble, de lui adjoindre l'agent Vesper Lynd, et d'en faire un deuxième James Bond afin d'affronter Le Chiffre sur son terrain c'est à dire au Casino Royale.
niveau d'interêt faible, sinon pour les fans de Peter Sellers ou d'Ursula.

3e partie : Joanna Pettet. Mata Bond (la fille de Mata Hari et de James Bond) enquête à Berlin Est.
niveau d'interêt nul.

4e partie : Peter Sellers, Ursula Andress et Orson Welles. confrontation avec Le Chiffre au Casino Royale.
après la défaite de ce dernier, celui-ci fait arrêter Tremble et après une torture psychologique (et surtout psychédélique) le fait assassiner par..........Vesper Lynd. (en réalité Vesper arrive pour le sauver, mais Sellers ayant quitté le tournage, il est décidé qu'il meurt par la même occasion)
niveau d'interêt moyen : personellement j'aime beaucoup la partie ou Le Chiffre fait des tours de prestidigitations. ça n'a rien à faire là mais c'est drôle.

5e partie : David Niven, Joanna Pettet, Woody Allen, Daliah Lavi. après l'enlèvement de Mata par le Dr. Noah, James Bond se rends au Casino Royale et découvre son repaire et affronte ses sbires.
le Dr. Noah est en réalité Jimmy Bond son neveu dont la dernière invention sont des pilules explosives à large rayon d'action.
le Dr. Noah tente ensuite de séduire par la force la belle Daliah mais celle-ci lui fait avaler ses pilules explosives.
niveau d'intêret moyen à excellent (Woody Allen).

6e partie : chaos bordélique final et mort des personnages.
niveau d'interêt nul.

à voir sur le DVD, la 1ère et médiocre version de 1954, et l'interview passionant de Val Guest.

What's Up Tiger Lily-1966

Posté le 24.10.2006 par Pascal Schlaefli
en Février 1966, Woody Allen épouse la comédienne Louise Lasser.

il écrit ensuite sa première pièce de théatre "Don't Drink The Water" (adaptée en français sous le nom "Nuits De Chine") qui malgré un succès certain reçoit la foudre des critiques.
l'histoire est celle d'une famille New-Yorkaise en visite dans un pays communiste et devant chercher refuge dans leur ambassade après avoir photographié sans le savoir un site militaire.

"Don't Drink The Water" aura droit à deux adaptations cinématographiques, la première en 1969, réalisée par Howard Morris avec Jackie Gleason dans le rôle principal.
Woody Allen ne participera pas à ce film et aura la dent dure contre cette version qu'il désaprouve.

il fera sa propre adaptation télévisée en 1996 avec lui même et Michael J. Fox.

mais en 1966, Woody Allen et ses amis (entre autres Mickey Rose et Louise Lasser) vont pirater un film d'action japonais ("Kagi No Kagi"), un clône de James Bond, en effaçant la bande son et en la remplaçant par leur propre dialogue.

le résultat : l'un des films les plus drôles de Woody Allen.

Woody a rajouté quelques scènes, tournées par lui, et dans lesquelles, il est interviewé par un journaliste afin de présenter le film.
lorsque le journaliste lui demande si cela a déjà été fait dans un autre film, il répond : "oui, dans Autant En Emporte Le Vent".

WHAT'S UP TIGER LILY 1966
(titre français : "Lily La Tigresse". le film est sorti en France dans les années 80)
(titre original japonais : "Kagi No Kagi")

réalisé par : Senkichi Taniguchi
scènes supplémentaires réalisée par : Woody Allen
écrit par : Hideo Ando
ré-écrit et doublé par : Woody Allen, Frank Buston, Len Maxwell, Louise Lasser, Mickey Rose, Julie Bennett, Bryna Wilson

CAST :
Woody Allen (lui même)
Tatsua Mitashi (Phil Moskowicz)
Akiko Wakabayashi (Suki Yaki)
Mie Hama (Terri Yaki)
Tadao Nakamaru (Shepherd Wong)
Susumu Kurobe (Wing Fat)

HISTOIRE :
l'agent secret Phil Moskowicz aidé par la cambrioleuse Suki Yaki et sa soeur Teri Yaki doit trouver la recette de la salade aux oeufs qui a été volée au grand Rajah du Sapur. malheureusement deux chefs de gangs, Shepherd Wong et Wing Fat sont prêts à tout pour récupèrer cette recette.

ANALYSE :
un pur moment de bonheur. les gags sont légions dans ce film déjanté. exemples :
lorsque Phil et Teri entrent dans un taxi qui va les enlever, Phil dit au chauffeur "taxi, kidnappez-nous s'il vous plait".
lorsque Shepherd Wong visite les prostituées sur un bateau, il s'écrie "maman, qu'est-ce que tu fait là?" à quoi il s'entend répondre "tu ne m'écris jamais".

la séquence finale vaut à elle seule de voir le film.
China Lee (modèle pour playboy) fait un strip tease pendant que le texte de fin défile sur la droite.
à un moment on peut lire "si vous lisez ça au lieu de regarder la fille, allez voir votre psychanaliste".
puis Woody Allen termine en parlant de China Lee "je lui avais promis une part dans le film".

particularités : en post-production, il a été décidé de rajouter deux scènes musicales avec le groupe de folk-rock New-Yorkais "The Lovin' Spoonful", le groupe de John Sebastian, contre l'avis de Woody Allen.

les deux actrices japonaises Akiko Wakabayashi et Mie Hama seront les James Bond girls du film "You Only Live Twice-On Ne Vit Que Deux Fois" en 1967.

What's New Pussycat?-1965

Posté le 21.10.2006 par Pascal Schlaefli
en 1964, Woody Allen est donc engagé pour écrire et jouer dans son premier film produit par Charles K Feldman.

Woody Allen découvre Paris lors du tournage, et en tombe amoureux.

Peter Sellers explose en 1964 avec le premier film de la série des "Panthère Rose" de Blake Edwards, et est rapidement engagé pour interprêter le rôle du Dr. Fassbender, alors qu'il avait été plus ou moins prévu que Groucho Marx ou que Woody Allen lui même joue le rôle.

Feldman engage un cast de rêve pour ce film dont Peter O'Toole, Peter Sellers, Romy Schneider et Ursula Andress parmis les plus connus, plus des apparitions furtives de Richard Burton et Françoise Hardy.
Woody Allen passe pratiquement inaperçu pendant le tournage, et son script est continuellement ré-écrit, entre autres par les acteurs.
apparition furtive également de sa copine de l'époque et future femme, l'actrice Louise Lasser.

la musique est signée par Burt Bacharach qui crée ici deux classiques des 60's, "what's new pussycat" pour Tom Jones et "my little red book" pour Manfred Mann.

le film, considéré comme décadent et immoral par les critiques de l'époque, obtient un succès énorme au cinéma et reste un témoin de son époque et de la libération sexuelle.
Woody Allen, déçu du résultat, trop éloigné de son script originel, menace de porter plainte, et déclare qu'il ne tournera plus que dans des films pour lequel il aura un contrôle complet.
malheureusement pour lui, il faudra encore attendre quelques années avant de pouvoir contrôler pleinement ses créations.

WHAT'S NEW PUSSYCAT?
(titre français : quoi de neuf pussycat?)
réalisé par : Clive Donner
écrit par : Woody Allen

CAST :
Peter O' Toole (Michael James)
Peter Sellers (Dr. Fritz Fassbender)
Romy Schneider (Carole Werner)
Capucine (Renée)
Paula Prentiss (Liz)
Woody Allen (Victor)
Ursula Andress (Rita)
Edra Gale (Anna Fassbender)
Katrin Schaake (Jacqueline)
Eleonore Hirt (Mrs. Werner)
Jess Hahn (Mr. Werner)
Michel Subor (Phillipe)
Jean Paredes (Marcel)
Jacques Balutin (Etienne)
Howard Vernon (Docteur)

HISTOIRE :
Michael James, directeur d'un magazine de mode parisien est tourmenté entre son amour pour Carole, la femme de sa vie, et sa passion pour les femmes en général, il cherche conseil vers son psychanaliste, le dr. Fassbender, obsédé sexuel qui semble bien plus malade que ses patients.
alors qu'il se résout à épouser Carole et se ranger des voitures, les choses se compliquent lorsqu'il se retrouve pour un week-end au "Chateau Chantelle", club échangiste déguisé en hôtel.

ANALYSE :
on peut diviser ce film en deux parties bien distinctes : le premier acte se passant à Paris et le deuxième se passant au "Chateau Chantelle".

lors du premier acte, Woody Allen pose les bases de son personnage d'obsédé sexuel complexé et mal dans sa peau, et où les deux personnages principaux servent de miroir.
nous avons ici en réalité trois Woody Allen (les trois portent d'ailleurs des lunettes à larges montures) :
Michael James est un Woody Allen romantique, fou amoureux d'une seule femme, et désirant par dessus tout, se débarrasser de son obsession des femmes pour se consacrer uniquement à Carole.
le fait qu'il plaise aux femmes est vécu de sa part comme une malédiction.

Fritz Fassbender est son alter-ego négatif. il ne veut pas aimer une femme, il veut toutes les femmes et se pose en prédateur malchanceux. sa perversion est sa raison de vivre, il ne comprends pas cet amour pur qui dévore Michael. son incapacité a réellement conclure avec une autre femme que la sienne (qu'il déteste) fait de lui un frustré, jaloux du succès de Michael auprès de la gent féminine.

Victor est le Woody Allen obsésé sexuel doublé de l'inadapté social que l'on connait, assez proche de ses premières créations, (Fielding Mellish ou Allan Felix).
point commun avec Michael, il est obsédé par Carole, dont il est l'ami le plus proche.
point commun avec Fritz, il est également obsédé par toutes les femmes. il aimerait être un prédateur mais n'en a pas l'envergure, et se contente d'être un outsider, éternellement dans l'ombre de Michael.

ce premier acte, malgré ses défauts et ses longueurs est donc bel et bien un Woody Allen à part entière.

le deuxième acte est une véritable catastrophe, course poursuite dans un hotel puis en carts, qui aurait pu avoir été écrit par un Benny Hill sans humour et sous influence de produits psychotrope.
je ne reconnais pas du tout là, la patte de Woody Allen, et j'ai toujours tendance lorsque je revois le film à avancer jusqu'à la scène finale ou même à appuyer sur le bouton stop-eject de mon lecteur DVD.

bref un film qui comprends de très bons moments, définitivement ruiné par la 2e partie.

phrase extraite du film :
(Michael)-did you get a job?
(Victor)-yes! I got something at the strip-tease, I help the girls dress and undress.
(Michael)-nice job
(Victor)-twenty francs a week
(Michael)-not much
(Victor)-it's all I could afford!

Woody Allen-premières années

Posté le 18.10.2006 par Pascal Schlaefli
Allan Stewart Konigsberg nait le 1er Décembre 1935 à Flatbush, un quartier de Brooklyn.

alors qu'il a trois ans, sa mère l'emmène voir Blanche Neige et dès lors, devient un mordu du cinéma.

à l'école Allan Konigsberg montre un talent certain pour le sport, principalement le baseball et la boxe.

il se passionne ensuite pour la prestidigitation, hobby pour lequel il devient vite très doué, puis pour la musique et apprends à jouer de la clarinette.

garçon timide et mélancholique, il est considéré par ses copains comme un personnage drôle, alors qu'il se sent mal dans sa peau.

à 16 ans, il change son nom en Woody Allen et publie ses premiers textes dans le New York Post.
en 1953, il entre à l'université mais se fais éjecter après 6 mois.

en 1955, il commence à écrire pour la télévision, principalement pour NBC,
puis c'est le grand départ pour la Californie, qui lui laissera un souvenir plutôt désagréable.
il amène avec lui sa copine de l'époque, Harlen Rosen qu'il épouse en 1956.

à Hollywood il travaille pour le "Colgate Comedy Hour" où il rencontre Danny Simon qui aura une grande influence sur son écriture.
il y rencontre aussi Mel Brooks et Carl Reiner.

en 1956, retour du couple à New York.
Woody écrit des sketches pour plusieurs comiques New Yorkais.

en 1958, pour NBC, il travaille sur le Sid Caesar's Show, mais commence à se désinteresser de la télévision.
cette année-là il rencontre ses deux futures managers/producteurs, Charles H. Joffe et Jack Rollins.
leur contrat sera scellé par une poignée de mains.

les deux hommes arrivent à convaincre Woody Allen de monter sur scène pour y jouer ses sketches.

Woody Allen devient un "stand-up comedian" de plus en plus reconnu et demandé entre 1960 et 1968 et va enregistrer plusieurs albums de ses sketches.
il apparaît également fréquemment à la télévision, surtout dans le Tonight Show de NBC, présenté par Johnny Carson.

en 1962, il divorce de Harlene, qui deviendra la source de bon nombres de sketches (voir "play it again Sam").

en 1964, après un spectacle, un grand producteur, Charles K. Feldman lui propose une affaire en or : écrire un scénario pour un film dans lequel il jouera un des rôles principaux.
Woody Allen s'empresse d'accepter l'offre allèchante, mais va rapidement découvrir le peu de cas que l'on fait des scénaristes dans le milieu cinématographique.

The Marx Brothers-épilogue

Posté le 14.10.2006 par Pascal Schlaefli
photo : Groucho Marx dans les années 50, à l'époque du show TV "you bet your life".

après "A Night In Casablanca" (le dernier vrai film des Marx), Groucho retrouve vite le chemin des studios avec le film "Copacabana" en 1947, mais de leur côté Chico et Harpo sont beaucoups moins plébiscités.
une apparition ici ou là, à la radio, à la télévision ou au théatre, mais rien de bien flamboyant.

en 1950, Harpo s'attaque à un projet de film qu'il écrit avec Ben Hecht et qui deviendra "Love Happy".
malheureusement les producteurs refusent de financer le film si les deux autres frêres Marx n'y jouent pas.
Chico ayant encore besoin d'argent, accepte rapidement, suivit bientôt par Groucho.

"Love Happy" est souvent et à tort considéré comme un film des Marx, alors qu'il s'agit d'un film d'Harpo avec Groucho et Chico en invités.
Groucho y partage une courte scène avec une jeune débutante prometteuse, Maryline Monroe.
le résultat catastrophique du film (largement ré-écrit) va dégouter Harpo du cinéma définitivement.
il se consacre pendant les dernières années de sa vie principalement à sa famille et va devenir un père de famille modèle.

cette même année, Groucho fait une petite apparition dans le film "Mr Music" dans lequel il partage une prestation avec Bing Crosby.

mais le plus grand succès de sa carrière Groucho le doit à la télévision.

en 1947, il anime un jeu radiophonique "you bet your life".
en 1949, "you bet your life" devient un jeu télévisé qui va faire crouler de rire les téléspectateurs américains pendant 11 ans, et Groucho passe du statut de star du cinéma à celui de divinité médiatique, adulée surtout par les intellectuels qui en ont fait une icône incontournable.

Groucho n'abandonne pas le cinéma pour autant, il tourne dans "double dynamite" en 1951, "a girl in every port" en 1952, puis des plus petits rôles comme dans "will success spoil Rock Hunter" en 1957.

cette même année, il apparait avec ses deux frêres (mais séparément) dans le film "the story of mankind", qui seront les dernières apparitions au cinéma d'Harpo et de Chico.

toujours en 1957, les cinq frères apparaissent une première et dernière fois ensemble à la télévision dans l'émission "tonight : america after dark".

en 1959, Chico, Harpo et Groucho se réunissent pour une nouvelle émission de télévision "the incredible jewel robbery" présentée par Ronald Reagan.

peu de temps après, les trois frêres décident de tenter une nouvelle expérience à la télévision avec une série "deputy Seraph" dans laquelle ils jouent des anges gardiens.
malheureusement, la santé de Chico s'est tellement détériorée que le pilote doit être abandoné.
les 17 minutes qui ont malgré tout été tournées et que tout le monde croyait perdu, ont été retrouvées au début des années 90, malheureusement sans le son.

le 11 Octobre 1961, Leonard "Chico" Marx meurt d'une crise cardiaque.

Harpo lui aussi connait des problèmes de santé avec son coeur. il passe ses dernières années à peindre et à s'occuper de sa famille.
en 1964, il donne un concert d'adieu et au moment du rappel, et à la grande surprise des spectateurs, Harpo se met à parler et donne un speech d'une vingtaine de minutes complètement improvisé et fait ainsi ses adieux à la scène devant un public extatique.

le 28 Septembre 1964, Adolph (Arthur) "Harpo" Marx meurt d'une crise cardiaque, en salle d'opération.

en Mars 1965, mort de Margaret Dumont également d'une crise cardiaque.

dans les années 60, Groucho est comme je l'ai déjà dit, une icône pour la jeunesse estudiantine, et un père spirituel pour bon nombres d'artistes comme Woody Allen dont Groucho vante les mérites :
"on dit que Woody Allen est le nouveau Marx Brothers. c'est faux, il est meilleur!"

en 1968, dernier film de Groucho : il joue Dieu dans le film "Skidoo" d'Otto Preminger.

dans les années 1970, il continue de jouer son rôle de grincheux contestataire et insoumis à chaque apparition télé.

il reste alerte, vif et mordant malgré ses 80 ans passés, et malgré une première crise cardiaque en 1971.

en 1972, il remets un oscar d'honneur à un autre survivant du cinéma muet, Charlie Chaplin.

il recevra lui aussi un oscar d'honneur deux ans plus tard, remis par Jack Lemmon.
lors de la remise, il déclare "j'aurais aimé que Harpo et Chico soient là, et également Margaret Dumont"

début 1977, sa santé s'aggrave soudainement et Groucho est hospitalisé tandis que sa famille et sa dernière femme se déchirent à grand coups de publicités et de procès.

le 21 Avril 1977, Milton "Gummo" Marx meurt de causes naturelles, mais Groucho n'en saura rien, ses proches ayant peur que cette nouvelle ne lui soit fatale.

le 19 Aout 1977, Julius Henry "Groucho" Marx meurt d'une pneumonie dans son lit d'hopital.

la mort proche d'Elvis Presley (le 16 Aout) fait passer celle de Groucho quasiment inaperçue.

le 1er décembre 1979, Herbert "Zeppo" Marx meurt d'un cancer des poumons.

citations de Groucho Marx :
“Q: What do you get when you cross an insomniac, an agnostic, and a dyslexic?
A: Someone who stays up all night wondering if there is a Dog.”

“Politics is the art of looking for trouble, finding it, misdiagnosing it, and then misapplying the wrong remedies.”

“I refuse to join any club that would have me as a member.”

“Man does not control his own fate. The women in his life do that for him.”

“I intend to live forever, or die trying.”

A Night In Casablanca-1946

Posté le 11.10.2006 par Pascal Schlaefli
entre 1941 et 1945, les trois frêres travaillent séparement.
Harpo fait du théatre, Chico tourne avec un orchestre de jazz, quand à Groucho, il écrit, fait de la radio et participe à quelques spectacles pour l'armée.

mais en 1945, United Artists leur propose de tourner un nouveau film "A Night In Casablanca" qui doit au départ être une parodie du célèbre "Casablanca" avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.
le personnage joué par Groucho est même supposé s'appeler Humphrey Bogus, mais la Warner menace de porter plainte, et le scénario doit être ré-écrit.

les frêres repartent sur la route afin de tester les nouveaux sketches à l'ancienne.

le résultat sera positif,et si le film n'arrive pas à la hauteur de "A Night At The Opera" ou "A Day At The Races", il est quand même largement supérieur à leur quatre derniers films.

A NIGHT IN CASABLANCA
réalisé par : Archie Mayo
écrit par : Joseph Fields et Roland Kibbee

CAST :
Groucho Marx (Ronald Kornblow)
Harpo Marx (Rusty)
Chico Marx (Corbaccio)
Sig Ruman (Heinrich Stuebel)
Lisette Verea (Beatrice Rheiner)
Charles Drake (Pierre)
Lois Collier (Annette)

HISTOIRE :
l'hotel Casablanca abrite en grand secret un tresor de guerre amassé par les nazis.
Heinrich Stuebel, ancien nazi fait assassiner les managers de l'hotel les uns après les autres dans l'espoir d'en prendre possession.
malheureusement pour lui, les autorités françaises qui possèdent l'hotel nomment Ronald Kornblow manager, et avec l'aide de Corbaccio et de Rusty vont faire échouer ses plans.

ANALYSE :
le dernier (vrai) film des Marx en grande forme. certes le temps fait des ravages, surtout sur Harpo qui malgré le maquillage, fait bien ses 58 ans.
on retrouve un vétéran des films période Thalberg, Siegfried Rumann qui a changé son nom en Sig Ruman.
Groucho est particulièrement excellent dans ce film qui retrouve un peu la magie d'antan.
excellents solos de piano et de harpe, et par chance une seule chanson.
j'ai trouvé par contre la séquence finale avec l'avion longue et ennuyeuse. dommage.

phrase extraite du film :
(Groucho)-fiancé huh? why don't you two lovebirds get married?
(Pierre)-oh marriage is impossible!
(Groucho)-only after you're married!

The Big Store-1941

Posté le 06.10.2006 par Pascal Schlaefli
après les échecs successifs des trois derniers films, les Marx Brothers annoncent leur séparation lors de la sortie de leur dernier film pour la MGM, "The Big Store".

comme le dit Groucho, "nous ne faisons qu'anticiper sur le public qui ne tardera pas à se fatiguer de nous".
leur séparation est utilisée pour la promotion du film et est utilisée dans la bande annonce.

"The Big Store" retrouve pour quelques rares moments, quelques éclairs de génie des trois frêres, ce qui en fait (pour moi en tout cas) le meilleur film des Marx depuis "A Day At The Races", et ce malgré de longues scènes terriblement ennuyeuses.

THE BIG STORE
réalisé par : Chuck Kiesper
écrit par : Sid Kuller, Hal Fimberg, Ray Golden, Nat Perrin

CAST :
Groucho Marx (Wolf J. Flywheel)
Harpo Marx (Wacky)
Chico Marx (Ravelli)
Margaret Dumont (Martha Phelps)
Douglas Dumbrille (Grover)
Tony Martin (Tommy Rogers)
Virginia Grey (Joan Sutton)
William Tannen (Fred Sutton)
Virginia O'Brien (Kitty)

HISTOIRE :
un chanteur de charme, Tommy Rogers se retrouve actionnaire d'un grand magasin, appartenant aux Phelps, et décide de vendre ses parts afin de construire un conservatoire.
cela va à l'encontre des plans de Grover, qui désire posséder le grand magasin et à cette fin demande la main de la richissime veuve Mrs. Phelps.
Grover décide de se débarasser de Rogers, mais c'est sans compter sur son meilleur ami, Ravelli, son frêre Wacky et le détective Flywheel, engagé par Martha Phelps, qui tombe d'ailleurs sous son charme.

ANALYSE :
ce film contient quelques grands moments : les enfants jouant du piano comme Chico au début du film, le solo de Harpo, quelques bons mots de Groucho mais surtout LA séquence qui sauve le film, le duo Chico et Harpo au piano, simplement génial.
malheureusement ce film contient de trop nombreuses séquences ennuyeuses comme les chansons chantées par Tony Martin, bellâtre insupportable.
la chanson de Groucho "sing while you sell" est sans fin, et dans la série "les chanteuses venues d'ailleurs", que dire de la version de "rock-a-bye baby" chantée (???) par une Virginia O'Brien tout droite sortie de la 4e dimension.
ou est passée la simplicité apparente et la jovialité de "cosi cosa"?.
"The Big Store" est le dernier film des Marx avec Margaret Dumont.

phrase extraite du film :
(Grover)-what experience have you had in a department store?
(Groucho)-I was a shoplifter for 3 years!


Go West-1940

Posté le 02.10.2006 par Pascal Schlaefli
pendant le tournage de "A Day At The Races", Thalberg préparait en parallelle un nouveau projet de film pour les Marx se passant dans le far west.
la mort de Thalberg mit fin à ce projet.
mais en 1940, après les échecs successifs de "Room Service" et "At The Circus", la MGM décide de faire renaitre ce projet et de leur donner plus de moyens que pour le film précédent.

à cette fin, les Marx repartent sur la route avec les scénaristes afin de rôder les textes du prochain film.

le résultat malheureusement ne sera pas à la hauteur, dû surtout à la réécriture du scénario et au casting, dont Groucho disait qu'il avait surtout été fait pour placer des membres de la famille Mayer.
à ce sujet, la chanteuse de saloon qui chante comme Ivan Rebroff m'a particulièrement surpris. lors de la première visualisation,j'étais partagé entre éclater de rire ou me cacher derrière le canapé.
c'était probablement la soeur de la femme à barbe!!!

GO WEST
réalisé par : Edward Buzzell
écrit par : Irving Brecher

CAST :
Groucho Marx (S. Quentin Quale)
Harpo Marx (Rusty)
Chico Marx (Joe Panello)
John Carroll (Terry Turner)
Diana Lewis (Eve Wilson)
Robert Barrat (Red Baxter)
Walter Woolf King (Beecher)
June Maccloy (Lulubelle---Ivan Rebroff au féminin)

HISTOIRE :
la société de chemin de fer cherche à acheter la terre du vieux Wilson, mais Red Baxter et son associé Beecher s'emparent de la propriété afin de vendre aux chemins de fer leur propre terrain beaucoup plus cher.
Quale aidé par Rusty et Panello vont tenter de faire échouer le plan de Baxter par tout les moyens y compris en volant un train.

ANALYSE :
si "At The Circus" était lent, "Go West" bénéficie d'un montage plus nerveux, mais c'est la seule qualité de ce film.
les gags sont médiocres, les chansons sont désagréables à l'extrème, pas de Margaret Dumont, mais le retour de Walter Woolf King (Lasspari dans "A Night At The Opera"), toujours bienvenus, les solos de harpe et de pianos d'Harpo et Chico.
mais ou sont passés les gags hilarants de Groucho???
le film n'aura que le peu de succès qu'il mérite.

les échecs successifs de "Room Service", "At The Circus" et "Go West" vont amener les frêres a arrêter le cinéma, mais pas avant un dernier film pour MGM.

At The Circus-1939

Posté le 27.09.2006 par Pascal Schlaefli
après le semi échec de "Room Service", les Marx Brothers resignent avec la MGM avec l'idée de refaire un film sur mesure, moulé sur "A Night At The Opera" et "A Day At The Races".

mais Thalberg le visionnaire n'est plus là et n'étant pas particulièrement appréciés par Mayer, le nouveau film "At The Circus" ne connait pas les conditions exceptionnelles dans lesquelles, les deux films précités ont été créés.

pas de tournée pour rôder sketches et routines, et pas de réalisateur talentueux, pour un résultat franchement médiocre.

AT THE CIRCUS
réalisé par : Edward Buzzell
écrit par : Irving Brecher, Arthur Sheekman, Dore Schary

CAST :
Groucho Marx (J.Cheever Loophole)
Harpo Marx (Punchy)
Chico Marx (Pirelli)
Margaret Dumont (Mrs. Dukesbury)
Kenny Baker (Jeff Wilson)
Florence Rice (Julie Randall)
Eve Arden (Peerless Pauline)
Nat Pendleton (Goliath)
James Burke (John Carter)
Jerry Marenghi (Professor)

HISTOIRE :
Jeff Wilson est l'heureux propriétaire d'un cirque et amoureux de la belle Julie Randall.
malheureusement un homme peu scrupuleux, Carter, veut le déposséder, aidé en cela par Pauline, Goliath et le Professeur (un nain).
un soir, Goliath assome Wilson et lui vole la recette.
Pirelli et Punchy engagent l'avocat Loophole afin d'éclaircir cette affaire (pourquoi un avocat??? why-a-no detective?)
Loophole à une idée de génie, aller demander une aide financière à la tante de Wilson, Mrs. Dukesbury, richissime veuve (ben tiens!) qui accepte mais se retrouve malgré elle avec le cirque installé sur la pelouse de sa propriété.

ANALYSE :
un des plus mauvais films des Marx Brothers, le montage manque sérieusement de rythme, les chansons sont d'une banalité consternante, les tirades entre Groucho et Chico ont beaucoup de peine à être drôles, et on retrouve encore une fois une scène musicale se passant dans une communeauté noire (en beaucoup moins bien que dans "A Day At The Races"), scène caricaturale et honteuse qui était malheureusement la façon dont les noirs étaient montrés à l'époque.
(c'est cette année-là que "Gone With The Wind/Autant En Emporte Le Vent" fut tourné, et aux oscars de 1940, Hattie McDaniel fut la première actrice noire a remporter un oscar. malheureusement, il faudra de nombreuses années pour que les mentalités changent aux USA et ailleurs).

au niveau du casting, Jeff Wilson et Nat Pendleton sont de très mauvais choix (acteurs?), quoique leur jeu d'acteur ne semble pas plus mauvais que celui du gorille.

tout n'est pas catastrophique cependant, les solos de pianos et harpes sont toujours des moments uniques, le retour bienvenu de Margaret Dumont transformée en femme-canon, la scène dans laquelle Groucho, Chico et Harpo se retrouvent dans la toute petite chambre du professeur qui est une personne de petite taille....(oups pardons, je voulais dire un nain, autaut pour moi...) et la perquisition de Chico et Harpo dans la chambre de Goliath pendant que celui-ci dort, sans oublier l'orchestre du maestro français Jardinet qui s'en va sur les flots.
le succès du film sera à la hauteur de sa qualité.

phrases extraites du film :
(Chico)-you know what I think? the guy who hit Jeff on the head and knocked him out didn't like him!
(Groucho)-yes, but don't let's jump to concussions!

(Chico)-I won't say anything!
(Groucho)-I know that, but don't talk either!
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