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cameraobscura
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Cinéma et Théatre : la magie des salles obscures.
Catégorie :
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17.08.2006
Dernière mise à jour :
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Stardust Memories-1980

Posté le 05.12.2006 par Pascal Schlaefli
en 1980, sortie d'un troisième recueil de textes "Side Effects" traduit en français sous le titre "Destins Tordus".

toujours en 1980, début de sa relation de 12 ans avec l'actrice Mia Farrow, mariée précédemment à Frank Sinatra et Andre Prévin avec qui elle aura trois enfants, et en adoptera trois autres, dont Soon-Yi Prévin, née en 1970 en Corée.
avec Woody Allen, elle va adopter Dylan et Moses Farrow et en 1987 lui donner un fils, Satchel Farrow (maintenant nommé Ronan Seamus).

de retour en 1980, Woody Allen sort l'un de ses films les plus controversés, "Stardust Memories" qui tend un miroir à son public, c'est à dire nous, êtres effrayants, grotesques et menaçants, lui posant sempiternellement les mêmes questions idiotes et lui répètant à outrance que ses premiers films comiques étaient ses meilleurs.
si vous pensez que c'est trop éloigné de la réalité, regardez le documentaire "Wild Man Blues" et vous comprendrez le réalisme de ce film.
c'est peut être la raison pour laquelle les fans sont divisés sur ce film (on aime ou on n'aime pas mais ce film ne laisse pas indifférent), il nous force à nous poser la question : "comment serais-je et quelle réaction aurais-je face à mon idole?".
Woody Allen se fait également prophétique : vers la fin du film, un fan s'approche de lui et lui tire dessus.
quelque mois plus tard, à Central Park, John Lennon sera assassiné de la même manière par un fan à qui il avait signé un autographe quelques heures plus tôt.

STARDUST MEMORIES
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen

CAST :
Woody Allen (Sandy Bates)
Charlotte Rampling (Dorrie)
Jessica Harper (Daisy)
Marie Christine Barrault (Isobel)
Tony Roberts (Tony)

apparitions :
Sharon Stone (fille dans le train)
Louise Lasser (secrétaire de Sandy)

HISTOIRE :
le comédien Sandy Bates a bien du mal à faire accepter aux dirigeants du studio son nouveau film, qui est un drame, alors que tout le monde préférerait qu'il continue dans la comédie.
il est invité dans une convention à l'hotel Stardust, où pendant trois jours ses vieux films vont être rediffusés, lui permettant de rencontrer et répondre aux questions de ses fans.
il en profite pour faire un point sur sa vie affective.
il pense encore beaucoup à Dorrie, le plus grand amour de sa vie, qui vient de le quitter, reçoit la visite de sa nouvelle femme Isobel et de ses deux enfants, mais Sandy semble avoir déjà dépassé cette relation et s'intéresse à une jeune violoniste, Daisy, qui semble avoir beaucoup de points communs avec Dorrie.

ANALYSE :
un film majeur dans la carrière de Woody Allen.
tourné en noir et blanc, et suivant un peu le style narratif d'"Annie Hall", le film comprend plusieurs niveaux.
1er plan : la réalité. Sandy Bates tente d'imposer un film sérieux à sa production et doit affronter ses fans et son passé à l'hotel Stardust.
2e plan : les flashbacks. l'histoire chaotique mais passionnée avec Dorrie.
3e plan : les extraits de ses anciens films.
4e plan : ses visions, fantasmes, rêves.
pour corser le tout la dernière partie du film mélange réalité, flashbacks, extraits de films et fantasmes.
on a tendance en parlant de "Stardust Memories" à parler de film auto-biographique, ce que Woody Allen nie catégoriquement.
il est clair que le personnage d'Isobel et ses deux enfants font penser à Mia Farrow qui débarque dans sa vie à l'époque, mais comme d'habitude chez Woody Allen il faut essayer de faire la différence entre la réalité et son imagination.
on peut voir dans ce film de nombreuses allusions au cinéma italien, le passage dans le train fait penser à "Huit Et Demi" de Fellini. plus tard, Sandy et Daisy vont voir "le voleur de bicyclettes".

allusions aux Marx Brothers : dans son appartement à New York figure un poster géant représentant Groucho dans "A Night At The Opera" (merci Mathieu).
à son arrivée au Stardust, on lui présente une cinéphile qui écrit une étude sur la filmographie de Gummo Marx, le seul Marx à n'avoir jamais tourné de films.
"Stardust Memories" est le premier film de Sharon Stone, même si elle n'a aucun texte à dire.
elle retrouvera Woody Allen dans "Antz".
c'est également le dernier film avec Louise Lasser, qui apparait au début du film sans être créditée.

extraits du film :
(Sandy)- you can't control life. it doesn't wind up perfectly. only art you can control. art and masturbation. two areas in which I am an absolute expert.

(Sandy)-it's crazy. the town is jammed. I don't know, is the Pope in town, or some other show business figure?

(Sam)-I had two heart attacks before I got the bicycle.
(Sandy)-And since then?
(Sam)-I also had two.

(fan)-What have you got against intellectuals?
(Sandy)-Intellectuals? nothing, why?
(fan)-Mr. Bates, I've seen all your films. you really feel threatened by them.
(Sandy)-threatened? you're kidding me. I've always said they're like the mafia. they only kill their own.



--

Manhattan-1979

Posté le 01.12.2006 par Pascal Schlaefli
Isaac : "Chapter One : He Adored New York City"
ainsi débute l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de Woody Allen.
rajoutez à cela le "rhapsody in blue" de George Gershwin et des prises de vues magnifiques de Manhattan en noir et blanc et cinémascope, et vous aurez peut-être une idée de la magnificence de ce film.

même si je préfère "Annie Hall", "Manhattan" a une place à part dans la filmographie de Woody Allen et est souvent considéré comme son meilleur film, et l'un des meilleurs films des années 70.

MANHATTAN
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen & Marshall Brickman

CAST :
Woody Allen (Isaac Davies)
Diane Keaton (Mary)
Mariel Hemingway (Tracy)
Michael Murphy (Yale)
Meryl Streep (Jill)
Anne Byrne (Emily)
Karen Ludwig (Connie)
Michael O'Donoghue (Dennis)
Jeremiah (Wallace Shawn)

HISTOIRE :
Isaac Davies, 42 ans, vit une histoire d'amour inconfortable avec une étudiante de 17 ans, Tracy qui est folle amoureuse de lui.
ses meilleurs amis, Yale et Emily, semblent être un couple modèle, mais Yale trompe Emily avec Mary, intellectuelle et critique d'art.
la première rencontre entre Isaac et Mary est plutôt houleuse, mais Isaac tombe bientôt amoureux de la maîtresse de son meilleur ami.
c'est à ce moment que son ex-femme Jill, vivant avec une autre femme Connie et élevant leur fils, décide d'écrire un livre sur leur histoire, ce qui met Isaac très mal à l'aise.
considérant leur relation comme malsaine, Yale et Mary se séparent, d'autant plus que Mary est elle aussi tombée amoureuse d'Isaac.
Isaac se sépare de Tracy, la poussant à partir étudier l'art dramatique à Londres.
Isaac et Mary débutent une relation amoureuse, mais Yale est toujours amoureux de Mary, et demande le divorce à Emily.
Mary, quitte Isaac pour Yale dont elle est toujours amoureuse.
Isaac réalise un peu tard qu'il s'est trompé et regrette d'avoir laissé partir Tracy.

ANALYSE :
on parle souvent de "Manhattan" comme d'une carte postale sur New York ce qui est à la fois terriblement juste et terriblement réducteur.
c'est avant tout une comédie romantique, flirtant parfois avec la tragédie, et dans laquelle Woody Allen fait ce qu'il sait mieux faire que n'importe qui : explorer les sentiments humains à travers des personnages originaux.
Isaac est un égocentrique voire même égoiste, idem pour son meilleur ami Yale, Mary est psychologiquement instable, éternelle insatisfaite, elle tombe amoureuse tour à tour de Yale, puis d'Isaac, avant de retomber dans les bras de Yale, brisant l'amitié solide qui les unissait.
Mariel Hemingway est la véritable découverte de ce film. son personnage, Tracy, est unique : douce, candide, intelligente et cultivée, il lui manque pourtant la maturité pour exister pleinement dans ce monde sans pitié de l'intelligentsia New Yorkaise.
la scène où Isaac lui annonce qu'il la quitte pour une autre femme est un véritable crève-coeur et Mariel joue cette scène avec une sensibilité et une justesse étonnante.
on retrouvera Wallace Shawn, qui joue le petit rôle de Jeremiah dans "Radio Days".
parmi les petits rôles et apparitions furtives, notons Tisa Farrow, la soeur de Mia Farrow et Karen Allen ("Raiders Of The Lost Ark").
on retrouvera Mariel Hemingway dans "Deconstructing Harry" en 1997.
disons au revoir à Diane Keaton qui quitte l'univers de Woody Allen afin d'élargir sa palette d'actrice, mais que l'on retrouvera dans "Radio Days", et surtout dans "Manhattan Murder Mystery" ou elle retrouve enfin un personnage proche de celui d'Annie Hall.

Tracy: "you have to have a little faith in people"
ainsi se termine l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de Woody Allen.
rajoutez à cela le "rhapsody in blue" de George Gershwin et le visage souriant d'Isaac réalisant qu'elle est finalement la plus mature des deux et vous aurez peut-être une idée de la magnificence de ce film.

Interiors-1978

Posté le 28.11.2006 par Pascal Schlaefli
après le succès tant critique que populaire d'"Annie Hall", tout le monde s'attend à une suite dans le même style.

la suite, Woody Allen la prépare déjà, pas une suite dans le sens épisodique, mais une nouvelle comédie romantique incluant Woody Allen et Diane Keaton se passant à New York.
cette suite sera "Manhattan", mais Woody Allen avant de s'atteler vraiment à ce film va démarrer un nouveau projet qui va surprendre fans comme critiques :

une histoire de famille tragique, sans le moindre humour, dans un style très européen (Bergman ou Truffaut par ex.) et surtout sans sa présence charismatique.

on appelle ça un suicide artistique.

avec ce film, Woody Allen espère bien convaincre (et se convaincre) qu'il peut faire des films sérieux et réussir.
si "Interiors" est un passage obligé de sa carrière, un véritable coup de rasoir à son passé de comique, et si je le trouve effectivement très réussi, le film fut un échec commercial, l'un des plus gros flop de sa carrière, est généralement détesté des fans et largement sous-estimé.

j'avoue que lors de la première vision, j'ai détesté ce film, mais il mérite d'être vu et revu pour être pleinement apprécié.

INTERIORS
(titre français "Intérieurs")
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen

CAST :
Geraldine Page (Eve)
EG Marshall (Arthur)
Maureen Stapleton (Pearl)
Diane Keaton (Renata)
Richard Jordan (Frederick)
Mary Beth Hurt (Joey)
Sam Waterston (Mike)
Kristin Griffith (Flyn)

HISTOIRE :
Eve est une décoratrice d'intérieurs de grande renommée.
son mari, Arthur, lui doit sa carrière et elle mets en place dans sa vie comme dans sa maison un ordre où les couleurs et les sentiments n'ont pas leur place.
Arthur et Eve ont trois filles, Renata, écrivain à succès, qui a épousé Frederick, également écrivain mais sans succès.
Joey, la 2e des filles, ne semble pas avoir de talents particuliers. elle a épousé Mike, journaliste politique, mais a toutes les peines du monde à trouver sa voie.
la 3e fille, Flyn est actrice et tourne principalement dans des navets.
le monde parfait que s'est créé Eve s'écroule lorsque Arthur lui annonce qu'il veut divorcer.
son monde intérieur s'écroule en même temps et elle tombe dans une violente dépréssion.
Arthur présente sa nouvelle femme à ses enfants, Pearl : gaie, vive, peu intelligente ni cultivée, si elle a de la peine à suivre les conversations de la famille, elle réussit à charmer tout le monde par sa bonne humeur et son bon sens.
au grand désespoir de Joey, tout le monde semble l'aimer, et le couple décide de se marier dans l'ancienne maison d'Eve et d'Arthur au bord de la plage.
témoin secret de la fête, Eve finit par se suicider, entrainant Joey avec elle, sauvée de justesse par Mike et réanimée par Pearl.

ANALYSE :
un film difficile d'accès, douloureux, mais qui vaut la peine que l'on s'y accroche car il s'agit d'un très bon Woody Allen.
le code des couleurs est l'une des premières choses qui m'ont plu.
dans la première partie, sous la domination d'Eve, tout est gris ou beige, neutre, pâle, glacial.
les personnages parlent un jargon d'intellos New-Yorkais peu sympathique.
Renata et Frederick vivent difficilement leur vie de couple, Frederick souffrant de son manque de succès face à Renata, quand à Joey et Mike leurs problèmes viennent surtout d'Eve et de sa domination esthétique difficilement supportable.
dans la 2e partie, quand Pearl arrive, les couleurs et les sentiments débarquent avec elle.
elle a une chevelure rousse, elle s'habille de manière vulgaire en rouge pétant, et jure dans ce monde glacial imposé par Eve.
cette femme flamboyante tant dans la parole que dans l'apparence est synonyme de vie et redonne même la vie à une Joey prête à suivre sa mère dans son destin funeste.

un film à redécouvrir.

on retrouvera l'excellent Sam Waterston dans un autre drame Allénien "September" en 1987, et dans "Hannah And Her Sisters" sans qu'il soit crédité.

je trouve des points communs troublants entre "Interiors" et "Hanging Up/Raccroche" de Diane Keaton (2000) dans lequel trois soeurs se retrouvent alors que leur père est à l'hopital.
le film vient d'un roman de Delia Ephron (soeur de Nora Ephron, qui est responsable du "When Harry Met Sally", film que j'aime beaucoup mais qui est un copier-coller des films romantiques "Annie Hall"-"Manhattan".)
le film est écrit par Delia et Nora Ephron et réalisé par Diane Keaton.
Diane Keaton joue Georgia, femme d'affaires à succès, Meg Ryan ("When Harry Met Sally" et les autres films de Nora Ephron comme "Sleepless In Seattle" ou "You've Got Mail" que j'adore également) joue Eve (ben voyons) partagée entre son travail, son couple et ses enfants, et Lisa Kudrow ("Friends") qui joue Maddy, jeune actrice de cinéma (ben voyons chapitre 2 le retour).
avec autant de talents (j'adore les trois actrices) je m'attendais à beaucoup mieux.
malheureusement ce film est un gâchis (à part la bande son, exceptionnelle), mauvais scénario, pas d'humour (c'est quand même supposé être une comédie), une perte de temps, de talents et d'argent.

un film à ne pas découvrir!!!

Annie Hall-1977

Posté le 24.11.2006 par Pascal Schlaefli
"I met my old lover on the street last night, she seemed so glad to see me I just smiled, and we talked about some old times and we drank ourselves some beers, still crazy after all these years"
(Paul Simon, 1975)

je ne sais pas si Woody Allen s'est inspiré de cette chanson, mais chaque fois que je l'entends, je pense à la fin d'Annie Hall.
le fait que Paul Simon, autre juif New-Yorkais, fasse ses débuts d'acteur dans ce film n'est peut-être pas dû au hasard, qui sait?

ce film est d'une modernité et d'une audace incroyable, mélange savant d'humour et d'émotion et a influencé bien plus de séries télés ("Friends" et "Sex & The City" entre autres) et de comédies romantiques ("When Harry Met Sally" copier-coller réussi d'"Annie Hall" et de "Manhattan") que l'on peut penser.

"Annie Hall" n'est pas tant un film autobiographique sur la relation Allen-Keaton (même si Diane Keaton s'appelle en réalité Diane Hall), qu'un melting-pot mélangeant réalité et fantasmes.

la jeunesse d'Alvy Singer (même si elle rappelle un peu le film "Radio Days") n'est pas conforme à la réalité, ni ses deux ex-femmes qui ne rappellent en rien Harlene Rosen ni Louisse Lasser.
d'ailleurs il discute de l'assassinat de JF Kennedy avec sa première femme alors que dans la réalité il avait déjà divorcé d'Harlene depuis plus d'un an.

que rajouter sinon que Diane Keaton est sublime dans ce film, que Woody Allen signe sa première comédie romantique, et qu'il aligne pour la première fois un cast de stars, même si certains d'entre eux ne deviendront connus que quelques années plus tard.

Diane Keaton chante deux titres dans ce film "it had to be you" repris dans "When Harry Met Sally" (ben voyons) et "seems like old times".

ANNIE HALL
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen et Marshall Brickman

CAST :
Woody Allen (Alvy Singer)
Diane Keaton (Annie Hall)
Tony Roberts (Rob)
Carol Kane (Allison)
Paul Simon (Tony Lacey)
Shelley Duvall (Pam)
Janet Margolin (Robin)
Colleen Dewhurst (Mrs. Hall)
Christopher Walker (Duane Hall)
Jonathan Munk (Alvy Singer jeune)

apparitions furtives :
Marshall McLuhan (lui même)
Truman Capote (l'imitateur de Truman Capote)
Jeff Goldblum (invité de Tony Lacey)
Beverly D'Angelo (actrice)
Sigourney Weaver (rendez-vous d'Alvy Singer devant le cinéma)
Walter Bernstein (rendez-vous d'Annie Hall devant le cinéma)

HISTOIRE :
alors qu'il atteint la quarantaine, le comédien Alvy Singer fait le bilan de sa relation tumultueuse avec Annie Hall et revisite les moments forts de sa vie.

ANALYSE :
attention CHEF D'OEUVRE, le meilleur film de Woody Allen, mon préféré en tout cas.
4 oscars dont celui du meilleur film, battant "Star Wars" par la même occasion.
trois points forts dans ce film : DIANE KEATON, DIANE KEATON et DIANE KEATON.

Allen et Brickman avaient écrit au départ une histoire de meurtre se mélangeant à une histoire d'amour.
lors de la réécriture du script, il fut décidé de mettre de côté l'histoire du meurtre qui fut déterrée en 1993 pour donner "Manhattan Murder Mystery" qui permit les retrouvailles à l'écran de Woody Allen et de Diane Keaton.

la fin du film, quand Alvy Singer réalise qu'il a perdu l'amour de sa vie mais qu'il a gagné une amie fidèle est un grand moment d'émotion et reste l'une de ses fins les plus réussies.

phrases extraites du film:

(Alvy Singer)-my grammy never gave gifts. she was too busy getting raped by cossacks.

(Alvy Singer au milieu d'une dispute avec Annie)-.....it's all mental masturbation.
(Annie Hall)-now we're finally getting to a subject you know something about!
(Alvy Singer)-hey don't knock masturbation, it's sex with someone I love!

(psychanaliste)-dou you have sex often?
(Alvy Singer)-hardly ever. maybe 3 times a week.
(Annie Hall)-constantly, I'd say 3 times a week.

(Annie Hall visitant Beverly Hills)-it's so clean out here.
(Alvy Singer)-yeah, that's because they don't throw their garbage away, they turn it into TV shows.

The Front-1976

Posté le 21.11.2006 par Pascal Schlaefli
en 1976, Woody Allen accepte de tourner comme simple acteur dans le film "The Front" de Martin Ritt.

pourquoi a-t-il tourné dans ce film alors qu'il avait déclaré dès la fin des années 60 qu'il ne tournerait plus que dans des films dont il aurait le contrôle?

peut-être que le sujet du film (le macarthysme dans les années 50) l'a-t-il touché, ou a-t-il voulu se tester dans un film dramatique, ou préparer le public à son virage à 90°?

toujours est-il que Woody Allen surprend son monde dans ce film même si il joue le personnage de Howard Prince avec beaucoup de légèreté et d'humour.

THE FRONT
(titre français : "Le Prête-Nom")
réalisé par : Martin Ritt
écrit par : Walter Bernstein

CAST :
Woody Allen (Howard Prince)
Zero Mostel (Hecky Brown)
Michael Murphy (Alfred Miller)
Andrea Marcovicci (Florence Barrett)
Herschel Bernardi (Phil Sussman)
Remak Ramssay (Hennessy)
Danny Aiello (Danny Lagutta)
Lloyd Gough (Delaney)
David Margulies (Phelps)

HISTOIRE :
Alfred Miller est un auteur à succès pour la télévision. ayant des amitiés communistes, il est blacklisté par le comité anti-communiste et ne trouve plus de travail.
il propose à son ami Howard Prince de publier des scripts sous son nom.
ce dernier devient vite une star en offrant à la télévision des scénarios de grande qualité et accepte d'aider deux autres auteurs communistes eux aussi blacklistés.

la star de la chaine Hecky Brown, ayant eu des amitiés communistes dans son passé, est lui aussi sur liste noire et reçoit l'offre du comité d'espionner Prince.
celui-ci accepte, mais bientôt, par amité pour Prince et surtout parce qu'il n'arrive plus à faire vivre sa famille, se suicide.

Prince de par son amitié pour Brown et pour Miller finira aussi par être questionné devant le comité.

ANALYSE :
d'abord une précision importante, le réalisateur Martin Ritt, l'auteur Walter Bernstein et les acteurs Zero Mostel et Herschel Bernardi ont été blacklistés au début des années 50 à Hollywood.
ce film est donc une mise au point sur une période trouble des Etats-Unis, écrit et joué par des gens qui ont subi ces événements.

malgré un sujet grave, le film manque de mordant ce qui l'empêche d'atteindre son but et d'être réellement un film choc. le personnage tragique d'Hecky Brown est pourtant d'un réalisme saisissant et nous fait comprendre toute la stupidité de cette politique qui cherchait à éradiquer toute subversion politique dans le milieu de l'entertainment, et les drames que cela a provoqué.
Woody Allen joue son personnage de façon assez légère, amenant quelques touches d'humour et élargissant sa palette d'acteur sans toutefois sortir complètement de son style habituel.

l'auteur Walter Bernstein fera une petite apparition furtive dans "Annie Hall".
on retrouvera Michael Murphy dans "Manhattan" et Danny Aiello dans "Purple Rose Of Cairo" et "Radio Days". il aurait dû jouer également dans "Annie Hall" mais sa scène fut coupée au montage.
il apparait également (sans être crédité) dans "Broadway Danny Rose".

Love And Death-1975

Posté le 18.11.2006 par Pascal Schlaefli
l'année 1975 est plutôt fertile pour Woody Allen.

il publie son deuxième recueil "Without Feathers", traduit en français sous le titre "Dieu, Shakespeare et Moi", et publie également deux pièces en un acte, généralement jouées ensemble "God" et "Death".

"God" raconte l'histoire d'un auteur et d'un acteur grecs ne sachant pas comment finir une pièce.
ils finissent par se rendre compte qu'ils font également partie d'une pièce de théatre et se demandent si les spectateurs eux-mêmes ne font pas partie d'une pièce.

"Death" pour faire court est le point de départ du film "Shadows And Fogs" de 1992.

"God" et "Death" seront adaptés en 1985 en France sous le nom de "Dieu, Shakespeare Et Moi", pièce qui sera interprêtée par Pierre Richard et Rufus.

mais le plat principal de cette année 1975 est la sortie du film "Love & Death", premier chef d'oeuvre de Woody Allen et dernier film comique (du moins jusqu'à "Small Time Crooks" en 2000).

un petit mot sur la traduction du titre, "Guerre Et Amour" que je trouve vraiment horrible.
d'accord le film doit beaucoup à la littérature russe, notamment Tolstoï ou Dostoievsky (je ne vais pas jouer les intellos de service, je ne serais pas crédible) mais titrer son film "Guerre et Amour" donne l'impression que Woody Allen a fait une parodie de "Guerre et Paix" ce qui n'est pas le cas.

à la fin de "Sleeper" Miles Monroe répondait à Luna qui lui demandait en quoi il croyait :
"sex and death".........eros et thanatos (ouah la vache comme il parle bien le grec!!!) (c'est pas faux répondrait Perceval).
le film suivant est donc basé entièrement sur ce sujet.

LOVE AND DEATH
(titre français : "Guerre Et Amour")
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen

CAST :
Woody Allen (Boris Grouchenko)
Diane Keaton (Sonja)
Olga Georges-Picot (Countess Alexandrovna)
Jessica Harper (Natasha)
James Tolkan (Bonaparte et son double)
Lloyd Battista (Don Francisco)

HISTOIRE :
la Russie est envahie par Napoleon Bonaparte et Boris Grouchenko se retrouve malgré lui dans l'armée du Tsar pour défendre sa patrie.
héros involontaire, il séduit la comtesse Alexandrovna et doit affronter son mari dans un duel à mort qu'il gagne encore une fois plus par chance que par dextérité et épouse enfin Sonja, sa cousine bien aimée.

quelques années de bonheur plus tard, la Russie est de nouveau menacée par Napoléon.
Sonja convainc Boris d'assassiner Napoléon, et les deux amoureux se rendent à Moscou sous l'identité de Don Francisco et de sa soeur Juanita.
après l'échec de l'assassinat, Boris est capturé et doit être fusillé. mais la veille de sa mort, un ange le visite afin de le rassurer sur son avenir.

ANALYSE :
comme je l'ai dit plus haut UN CHEF D'OEUVRE. un régal. tant dans les dialogues géniaux avec une Diane Keaton drôlissime, que dans les situations absurdes sans compter sur la musique de Prokofiev toujours aussi magique.
le fait que Woody Allen soit considéré comme un comique à l'époque fait que les gens sont complètement passés à côté du sérieux de l'affaire.
pourtant ce film doit également être compris comme une réflexion philosophique sur l'amour et la mort faite par un artiste enfermé dans un personnage de comique qu'il ne supporte plus et qu'il va bientôt tuer avec la trilogie "Annie Hall"-"Interiors"-"Manhattan" pour enfoncer le clou avec "Stardust Memories".
une fois ce personnage enterré et Allan Konigsberg pris enfin au sérieux, le Woody Allen comique pourra renaître de ses cendres occasionnellement sans que sa crédibilité ne soit jamais remise en question.

beaucoup de références dans ce film : la littérature russe bien évidemment mais également le cinéma européen (principalement Bergman et Eisenstein).

particularités : la séquence de présentation de Don Francisco et sa soeur (en réalité Boris et Sonja) à l'Empereur doit beaucoup aux Marx Brothers.
private joke sur sa première femme, Harlene Rosen : lorsqu'il se rend à l'endroit où il doit être fusillé, Boris croise une pancarte indiquant les directions, et l'on peut lire clairement en haut : Rosen wedding (mariage Rosen).
participation furtive de Jessica Harper révélée dans "Phantom Of The Paradise" l'année précédente et que l'on reverra dans "Stardust Memories".

phrases extraites du film :
(young Boris)-do all jews have horns?
(prêtre)-no this is a russian jew. german jews have stripes.

(Boris)-I was walking through the woods, thinking about Christ. If he was a carpenter, I wondered what he charged for bookshelves.

(Countess Alexandrovna)-you are the greatest lover I've ever had.
(Boris)-well, I practice a lot when I'm alone.

(Sonja)-Boris is trying to commit suicide. last week he contemplated inhaling next to an Armenian.

(Boris)-you think I was made in God's image? take a look at me. you think he wears glasses?
(Sonja)-not with those frames.

(Boris)-and so I walk through the valley of the shadow of death. actually, make that "I run through the valley of the shadow of death". in order to get out of the valley of the shadow of death more quickly, you see.

(Boris)-If it turns out that there is a God, I don't think that he's evil. I think that the worst you can say about him is that basically he's an underachiever.

Sleeper-1973

Posté le 15.11.2006 par Pascal Schlaefli
"Sleeper" est le premier film où Woody Allen montre son potentiel de réalisateur et où le scénario n'est pas un ensemble de sketches plus ou moins artificiellements liés.

c'est également le premier film qui contient le générique typique des films de Woody Allen : lettrage blanc sur fond noir fixe et non déroulant.

le titre français "Woody et les robots" est l'une des plus mauvaise traduction de ses titres à égalité avec "tombe les filles et tais toi".

après "Annie Hall" Woody Allen imposera la traduction littérale de ses titres.

la musique du film est composée et interprêtée par Woody Allen lui-mème et le Preservation Hall Jazz Band.
on lui reprocha à l'époque de n'avoir pas utilisé une musique plus appropriée pour un film de science-fiction, mais "Sleeper" étant un hommage aux maitres du muet comme Chaplin, Buster Keaton ou Harold Lloyd, son choix d'utiliser du jazz traditionnel me semble justifié.

SLEEPER
(titre français : Woody Et Les Robots)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen & Marshall Brickman

CAST :
Woody Allen (Miles Monroe)
Diane Keaton (Luna)
John Beck (Erno)
Maria Small (Dr. Nero)
Bartlett Robinson (Dr. Orva)
Mary Gregory (Dr. Melik)
Chris Forbes (Rainer)
Peter Hobbs (Dr. Dean)
Don Keefer (Dr. Tryon)
John Mcliam (Dr. Aragon)

HISTOIRE :
Miles Monroe est un New-Yorkais du 20e siècle qui après une opération bégnine, est gardé en coma artificiel et cryogénisé.
200 ans après, il est retrouvé et réanimé par des scientifiques dissidents qui décident de l'utiliser pour leur révolution.
les humains de cette époque vivent dans un état policier et robotisé mené par un leader omnipotent.
le cerveau lavé de toute notion subversive, ils vivent heureux entre leur orgasmatron et la boule-drogue.
Miles, héros malgré lui (une constante chez Woody Allen), tente de contacter les rebelles mais tombe sur une poétesse pro-gouvernementale, Luna qu'il enlève et qui bien malgré elle se retrouve elle aussi du côté des rebelles.

Miles, capturé, subit un lavage de cerveau où il devient Miss America, puis rentre dans le rang et devient un citoyen modèle.
il est sauvé de cette vie monotone par Luna et les rebelles menés par Erno, leader charismatique.

les rebelles apprennent que le Leader est mort dans un attentat et que seul le nez subsiste mais sous la menace d'être clôné.
Erno envoie Miles et Luna en mission suicide voler le nez du Leader.

ANALYSE :
un excellent Woody Allen, extrêmement drôle.
comme il s'agit d'un hommage aux films muets, on retrouve beaucoup de comédie physique (slapstick) ce qui ne réussit jamais complètement à Woody Allen et encore moins à Diane Keaton.
peu importe, leur duo fonctionne à merveille et les dialogues sont hilarants.
on retrouve ici beaucoup de points communs avec "Bananas", comme Miles Monroe/Fielding Mellish le couard devenu un héros malgré-lui et rejoignant la rebéllion.
on retrouve même le chant des rebelles : "rebels are we, born to be free, just like the fish in the sea".
lorsque Miles est capturé, on lui fait subir un lavage de cerveau pendant lequel il est élu Miss Amérique et déclare niaisement "je veux utiliser mon titre pour amener la paix entre les peuples".

lorsque les rebelles le sauvent, il faut lui faire subir un autre lavage de cerveau.
Woody Allen mèle la réalité à la fiction, puisque la scène qui est jouée par hypnose se passe en 1962, Erno jouant son père et Luna sa mère, et lui-même annonçant son divorce avec Harlene.
puis Miles et Luna jouent une scène d'"un tramway nommé désir" où Woody Allen imite Vivien Leigh et Diane Keaton, Marlon Brando.

le film se termine avec Luna demandant à Miles en quoi il croit.
"au sexe et à la mort" répond-il.
ce seront les thèmes de son prochain film.

phrases extraites du film :
(Luna)-what does it feel like being dead for 200 years
(Miles)-it's like spending a weekend in Beverly Hills!

(Miles)-I believe there's an intelligence in the universe with the exception of certain parts of New Jersey.

(Miles)-we're doctors, big doctors, not imposters.

(Luna)-so then, what do you believe in?
(Miles)-sex and death. two things that come once in a lifetime...but at least after death you're not nauseous.

Everything You Always Wanted To Know...-1972

Posté le 11.11.2006 par Pascal Schlaefli
en 1972, ayant acheté les droits du livre du Dr. David Reuben, Woody Allen tourne 8 court-métrages, en adaptant à sa sauce les thèmes évoqués par le sexologue.
seul 7 sketches seront repris dans le film.
le 8e, avec comme thème l'homosexualité et comprenant Woody Allen (l'araignée) et Louise Lasser (la veuve noire), ne sera pas terminé, Woody Allen étant insatisfait du resultat.

le film est assez médiocre et seul le dernier sketch (sur les mécanismes du corps) est véritablement réussi.
certains sketches sont carréments mauvais tandis que d'autres valent surtout pour la performance de Woody Allen.

néanmoins, le thème du film en pleine période de révolution sexuelle a suffit à en faire un grand succès populaire, surtout aux USA.

EVERYTHING YOU ALWAYS WANTED TO KNOW ABOUT SEX BUT WERE AFRAID TO ASK
(titre français : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen

thème #1-les aphrodisiaques (titre : do aphrodisiacs works?)
CAST :
Woody Allen (le fou)
Anthony Quayle (le roi)
Lynn Redgrave (la reine)
Geoffrey Holder (le sorcier)

HISTOIRE :
le fou du roi désirant avoir une relation sexuelle avec la reine, lui fait boire un aphrodisiaque particulièrement puissant.
le fou est surpris en pleine action par le roi qui lui fait trancher la gorge.

ANALYSE :
un sketch très moyen qui vaut surtout pour Woody Allen, hilarant dans son costume de fou.
ses mauvais gags qui ne font rire que lui sont vraiment très mauvais et l'ensemble du sketch est un peu lourd. un peu plus de finesse n'aurait certainement pas fait de mal.

thème #2-la zoophillie (titre : what is sodomy?)
CAST :
Gene Wilder (Dr. Doug Ross)

HISTOIRE :
la descente aux enfers d'un docteur respectable tombant amoureux d'une brebis grecque, relation qui lui coûtera son mariage, son job et le rendra misérable.

ANALYSE :
bizarrement le sketch ne parle pas de sodomie mais de zoophillie, quelque chose m'échappe là!
Gene Wilder (habitués des films de Mel Brooks) est ici excellent et complètement crédible.
l'histoire est tournée comme s'il s'agissait d'un simple adultère, le Dr. Ross (non ce n'est pas le même que dans "urgences") emmenant sa brebis au restaurant ou à l'hotel comme si de rien n'était.
bien écrit, bien joué et bien réalisé, mais malheureusement pas très drôle ce qui me donne plutôt envie de mettre ce sketch dans la catégorie médiocre, malgré l'originalité du sujet.

thème #3-la frigidité (titre : do some women have trouble reaching orgasm?)
CAST :
Woody Allen (Fabrizio)
Louise Lasser (Gina)

HISTOIRE :
récemment marié, Fabrizio a toute les peines du monde a exciter sa partenaire plutôt frigide.
Gina ne semble pouvoir atteindre l'orgasme qu'en public ce qui causera passablement de problèmes au jeune couple.

ANALYSE :
j'aime beaucoup ce sketch, un des courts métrages les plus originaux de Woody Allen.
le sketch est tourné en italien avec un Woody Allen étonnant en macho italien.
encore une fois, le sketch n'est pas très drôle, mais Woody Allen qui se la pète avec ses costumes, sa bagnole, ses cigarettes et son accent italien horrible, moi je craque.
gag : lorsqu'il demande à Gina de se retourner il lui dit quelque chose qui ressemble plus à "gelati" (glace) qu'à "gira tu" ou "giri tu".

thème #4-les travestis (titre : are transvestites homosexuals?)
CAST :
Lou Jacobi (Sam)

HISTOIRE :
Sam, sexagénaire tout à fait respectable, va passer avec sa femme un dimanche chez des amis.
après le repas, Sam va en secret visiter la chambre à coucher de ses hôtes et se mets à essayer les robes.
surpris par un visiteur, Sam s'échappe par la fenêtre mais est accosté par un policier.

ANALYSE :
très mauvais sketch, sans humour et franchement sans intêret.

thème #5-les perversions (titre : what are sex perverts?)
CAST :
Jack Barry (lui-même)
Baruch Lumet (Rabbi Chaim Baumel)

HISTOIRE :
parodie d'un jeu télévisé des années 50, dans lequel 4 personalités doivent deviner la perversion du Rabbi Chaim Baumel (se faire fouetter par une blonde pendant que sa femme mange du porc).

ANALYSE :
seule originalité, parodie et re-création d'une émission de TV des années 50, mais encore une fois ce n'est pas très drôle ni très intéressant.

thème #6-les expériences scientifiques
(titre : are the findings of doctors and clinics who do sexual research accurate?)
CAST :
Woody Allen (Victor)
John Carradine (Dr. Bernardo)
Heather Mcrae (Helen)
Ref Sanchez (Igor)

HISTOIRE :
deux journalistes, Victor et Helen, vont interviewer dans sa maison de campagne, le dr. Bernardo au sujet de ses dernières trouvailles scientifiques.
celui-ci, devenu fou, a inventé un sein énorme, qui se libère et sème la panique dans la campagne avoisinante.
Victor aidé par un soutien-gorge gigantesque va donner la chasse et capturer ce sein tueur.

ANALYSE :
d'accord le sein énorme de la taille d'un éléphant et le soutien-gorge qui va avec, c'est drôle deux minutes, mais franchement, cette histoire de dr. Frankenstein est encore une fois lourde, et surtout pas drôle.
l'humour étant la qualité #1 de Woody Allen, il est quand même étonnant qu'il y en ait si peu dans ce film.

thême #7-les mécaniques du corps humain
(titre :what happens during ejaculation?)
CAST :
Woody Allen (spermatozoide)
Tony Randall (opérateur)
Burt Reynolds (opérateur)
Erin Fleming (la fille)

HISTOIRE :
ayant décidé de conclure avec une fille, le cerveau donne des ordres aux différentes parties du corps afin de réussir un rapport sexuel, tandis qu'un spermatozoide sur le point de partir pour l'inconnu, se pose des questions profondes sur le sens de la vie et doute sérieusement de son futur.

ANALYSE :
le meilleur sketch du film.
Woody Allen trouve là son meilleur rôle (mdr).
particularité : Erin Fleming fut la dernière compagne de Groucho Marx.

pour résumé : un film très inégal, très médiocre mais qui comprends quelques moments inoubliables (Woody Allen en fou du roi, en macho italien ou en spermato).

Play It Again, Sam-1972

Posté le 07.11.2006 par Pascal Schlaefli
le succès de Bananas en France est tel que son film précédent "prends l'oseille et tire toi" sort enfin en France suivi de peu par "tombe les filles et tais toi" d'où la similarité dans les titres.
Woody Allen a alors une influence certaine sur des acteurs/scénaristes/réalisateurs comme Pierre Richard (qui commence à l'époque a écrire et réaliser ses propres films) Francis Perrin, ou Roberto Begnini qui à leur manière créent leurs personnages de rêveurs, maladroits, utopistes et qui sous le couvert de la comédie, dénoncent une société matérialiste de plus en plus étouffante.

le film "Play It Again, Sam", tiré de sa 2e pièce de théatre, fait référence à "Casablanca", film romantique de 1942, superbement réalisé par Michael Curtiz, avec l'ultra-charismatique Humphrey Bogart (Rick) et la sublimissime Ingrid Bergman (Ilsa).

l'action se passe majoritairement au Rick's Club, la boite de nuit tenue par Bogart, dans lequel joue un vieux pianiste noir, Sam.
lorsque Ingrid débarque dans ce club, elle demande à Sam de jouer "as time goes by" qui était "leur" chanson lorsqu'ils étaient amants (Rick et Ilsa pas Sam et Ilsa...mdr).
or, contrairement à la croyance populaire, jamais la phrase "play it again, Sam" n'est entendue dans ce film.
la phrase d'Ilsa est "play it once Sam, for old times sake" et plus loin "play it Sam, play as time goes by".

la phrase "play it again, Sam" à été, selon plusieurs sites, attribuée à Groucho dans "A Night In Casablanca", mais je n'ai pas été capable de la retrouver.

le film commence avec la sublime scène finale de "Casablanca" entrecoupés de plans montrant Allan Felix réagissant à ce qui se passe sur l'écran.
je me demande si aujourd'hui on pourrait commencer un film de cette manière..........

PLAY IT AGAIN SAM
(titre français du film : "tombe les filles et tais toi")
(titre français de la pièce : "une aspirine pour deux")
réalisateur : Herbert Ross
écrit par : Woody Allen

CAST :
Woody Allen (Allan Felix)
Diane Keaton (Linda Christie)
Tony Roberts (Dick Christie)
Jerry Lacy (Humphrey Bogart)
Susan Anspach (Nancy)
Jennifer Salt (Sharon)
Joy Bang (Julie)
Viva (Jennifer)

HISTOIRE :
Allan Felix, cinéphile passioné et d'ailleurs critique de cinéma pour une revue, vit très mal son divorce.
sa femme Nancy le quitte et son monde semble s'écrouler, malgré l'amitié et le réconfort que lui apportent ses amis Dick et Linda.
ses deux amis vont lui présenter toute une série de jeunes femmes mais Allan manque de confiance en lui et malgré les bons conseils qu'Humphrey Bogart vient lui prodiguer, il foire rendez-vous sur rendez-vous.
la seule femme avec laquelle il se sent bien est son amie Linda et l'attraction qu'il ressent pour elle est réciproque.
un soir Allan et Linda passent à l'acte, et le lendemain, les deux amoureux réalisent qu'ils vont devoir en parler à Dick et gérer les conséquences.
mariée et encore amoureuse de Dick, Linda, malgré son amour pour lui, préfère se séparer d'Allan, ce dernier pouvant enfin jouer les Bogart disant au-revoir à la femme qu'il aime sur une piste d'aéroport.

ANALYSE :
malgré que ce film soit réalisé par Herbert Ross et tourné à San Francisco, ce film est avant tout un très bon Woody Allen et l'un des plus drôles.
c'est le premier film de Woody Allen figurant Diane Keaton et Tony Roberts.
leur relation amoureuse n'ayant pas duré très longtemps, j'ignore si Diane et Woody étaient encore ensemble à l'époque, mais dans tout les cas leur alchimie à l'écran marche à merveille et préfigure "Annie Hall".
le personnage de Nancy est bien évidemment basé sur sa première femme Harlene Rosen.
Jerry Lacy fait ici une imitation particulièrement réussie de Bogart.

phrases extraites du film :
(Nancy)-goodbye Allan. my lawyer will call your lawyer
(Allan)-I don't have a lawyer. have him call my doctor.

(Allan)-we went to Mexico on our honeymoon. spent the entire 2 weeks in bed. I had dysentery.

(Allan)-today I'm gonna brush all my teeth.

(Allan)-what are you doing saturday night?
(girl in museum)-committing suicide.
(Allan)-what about friday night?

Bananas-1971

Posté le 05.11.2006 par Pascal Schlaefli
fin 1969, sortie de la version cinématographique de sa première pièce de théatre "Don't Drink The Water" (film d'Howard Morris avec Jackie Gleason) pour laquelle il ne participe pas.
il aura d'ailleurs la dent dure contre ce film et en 1996 tournera sa propre version pour la télévision avec Michael J. Fox.

en 1970, Woody Allen continue de jouer "Play It Again Sam" à Broadway avec Diane Keaton sa nouvelle compagne.

en 1971 il sort son premier livre "getting even", recueil de ses premiers textes, traduit en français sous le titre "pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture".

toujours en 1971 pour la chaine de télévision américaine PBS, il écrit et réalise un court métrage "Men Of Crisis : The Harvey Wallinger Story", faux-documentaire sur le gouvernement Nixon.
il joue lui-même Harvey Wallinger (Henry Kissinger), Richard M. Dixon fait son imitation de Richard Nixon, et cas unique, Louise Lasser et Diane Keaton apparaissent ensemble dans ce film, qui mélange fiction et images d'actualité (comme pour "Take The Money And Run" et plus tard "Zelig").
malheureusement, PBS prends peur vu le contenu politique de ce court métrage et décide de ne pas le diffuser, ce qui déclenche la colère de Woody Allen qui explique dans les journaux qu'il ne travaillera plus pour la télévision.

mais la grande nouveauté de 1971 est la sortie de son premier grand film "Bananas" qui obtient un énorme succès.

BANANAS
Réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen et Mickey Rose

CAST :
Woody Allen (Fielding Mellish)
Louise Lasser (Nancy)
Carlos Montalban (General Emilio Vargas)
Natividad Abascal (Yolanda)
Jacobo Morales (Esposito)
Miguel Suarez (Luis)
David Ortiz (Sanchez)
René Enriquez (Diaz)
Jack Axelrod (Arroyo)
Howard Cosell (lui-même)
Roger Grimsby (lui-même)
Don Dunphy (lui-même)

HISTOIRE :
Fielding Mellish, névrosé urbain, malheureux dans son travail comme dans sa vie sentimentale, tombe amoureux d'une activiste politique, Nancy, qui le pousse à s'interresser à la cause du petit état Sud-Américain San Marcos.
lorsque Nancy le quitte, il décide de partir pour San Marcos où il est reçu comme un ambassadeur des Etats-Unis par le dictateur au pouvoir.
il est bientôt capturé par les rebelles, menés par Esposito et va participer activement à leur victoire.
mais Esposito, nouveau leader de San Marcos est pour le moins instable et Fielding le remplace comme leader de San Marcos.
il retourne bientôt aux USA demander une aide financière, mais est bientôt démasqué lorsqu'il retrouve Nancy qu'il épousera après un procès chaotique.

ANALYSE :
Woody Allen réussit un film très drôle qui a marqué toute une génération de cinéphiles et que l'on peut diviser en 3 parties bien distinctes :
1ère partie : comédie romantique citadine. Woody Allen joue ici personnage du New-Yorkais mal dans sa peau tel qu'on le retrouve dans "Play It Again Sam" et qui le mènera jusqu'à son chef d'oeuvre "Annie Hall".

2e partie :la révolution à San Marcos. Woody Allen joue ici la carte du slapstick, on y trouve beaucoup de gags uniquement visuels, certains excellents d'autres moins.

3e partie : satire politique-le retour à New York et surtout le procès complètement loufoque qui a certainement dû influencer beaucoup de monde et je pense surtout à Zucker-Abrahams Zucker ("Hamburger Film Sandwich", "Y'a t'il un pilote dans l'avion" et "Top Secret").
on retrouve ici un Woody Allen acide, se moquant ouvertement de la politique extérieure de son pays et du sérieux de ses institutions.

particularités : Esposito chante la chanson des rebelles "rebels are we, born to be free, just like the fish in the sea" que chantera Luna dans "Sleeper".
participation de Sylvester Stallone dans une courte scène se passant dans le métro.

phrases extraites du film :
(Nancy)-have you ever been to Denmark?
(Fielding)-yes I've been to the Vatican
(Nancy)-the Vatican? but the Vatican's in Rome
(Fielding)-well they were doing so well in Rome that they opened one in Denmark.

(Fielding)-I once stole a pornographic book that was printed in braille...I used to rub the dirty parts.

(Miss America)-I think mr. Mellish is a traitor to this country because his views are differents from the views of the President.

(Esposito)-you have a chance to die for freedom!
(Fielding)-well freedom is wonderful, on the other hand, if you're dead, it's a tremendous drawback to your sexlife.
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