Posté le 20.03.2007 par Pascal Schlaefli
"Small Time Crooks" est une véritable surprise, la comédie que l'on n'attendait plus chez Woody Allen.
même s'il ne sera jamais référencé comme l'un de ses films majeurs, il reste pour moi un véritable petit bijou brillant beaucoup plus fort que ces grosses productions Hollywoodiennes adorées un jour, oubliées le lendemain.
SMALL TIME CROOKS
(titre français : Escrocs Mais Pas Trop)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Ray)
Tracey Ullman (Frenchy)
Hugh Grant (David)
Michael Rapaport (Denny)
Tony Darrow (Tommy)
Jon Lovitz (Benny)
Elaine May (May)
George Grizzard (George Blint)
Douglas McGrath (avocat)
Elaine Stritch (Chi Chi Potter)
HISTOIRE :
Ray Winkler et ses amis, Denny, Tommy et Benny, décident un jour de cambrioler une banque.
à cette fin, ils achètent un petit magasin situé à proximité.
pendant que Frenchy vend ses cookies au magasin, la bande de losers en sous-sol creusent un tunnel supposé déboucher dans la salle des coffres.
ce qu'ils ne soupçonnaient pas, c'est que les biscuits de Frenchy vont se vendre par camions.
ayant fondé une société fabriquant ses biscuits, les Winkler deviennent riches et se frottent à la haute société.
ils vont également attirer David, un amateur d'art peu scrupuleux, qui a bien l'intention de toucher le jackpot en séduisant Frenchy.
ANALYSE :
une comédie extrêmement sympathique et hilarante qui recevra d'ailleurs le succès qu'elle mérite.
Woody Allen se démène et retrouve des purs moments de slapstick.
Tracey Ullman est géniale dans ce rôle et forme avec Woody un couple sur mesure.
Hugh Grant est fidèle à lui-même.
J'ADORE Michael Rapaport idem pour Jon Lovitz, et j'aimerais bien les voir un peu plus dans des Woody Allen.
Elaine May que je ne connaissais pas avant de voir ce film est d'une drôlerie incroyable.
le surnom de Frances Winkler est Frenchy, qui était également le surnom de Samuel Marx, le père des Marx Brothers.
l'extrait du film qui m'a tué :
Michael Rapaport expliquant la théorie du chien de Pablo.
--
Posté le 17.03.2007 par Pascal Schlaefli
Aïe.....
le premier film de Woody Allen que j'ai détesté.
pourtant on ne peut pas parler de mauvais film, d'autant plus qu'il n'a reçu que de bonnes critiques et que les fans ont généralement adoré.
SWEET & LOWDOWN
(titre français : Accords & Désaccords)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Sean Penn (Emmet Ray)
Samantha Morton (Hattie)
Uma Thurman (Blanche)
Brian Markinson (Billy Shields)
Anthony LaPaglia (Al Torrio)
James Urbaniak (Harry)
Gretchen Mol (Ellie)
John Waters (Mr. Haynes)
Brad Garrett (Joe Bedloe)
Woody Allen (lui-même)
Ben Duncan (lui-même)
Nat Hentoff (lui-même)
Douglas McGrath (lui-même)
HISTOIRE :
l'histoire (fictionnelle) d'un des plus grands guitariste de jazz des années 30, Emmet Ray, son obsession autour de Django Reinhardt, son amour des trains et sa manie de flinguer les rats.
il va connaître deux histoires d'amour : Hattie d'abord, jeune femme muette, puis Blanche qui deviendra sa femme.
ANALYSE :
avant le massacre, voici deux bons points qui suffisent à sauver le film :
la musique d'abord : je ne suis pas un grand fan de jazz, mais les extraits musicaux du film sont vraiment de toute beauté.
encore un grand bravo à Dick Hyman qui décidément habille fantastiquement bien les films de Woody Allen et surtout un très grand bravo à Howard Alden, grand guitariste qui interprète les morceaux d'Emmet Ray.
ensuite et surtout : Samantha Morton.
dans le rôle de Hattie elle est vraiment exceptionnelle et a d'ailleurs été nominée pour ce rôle.
Woody Allen lui avait demandé de jouer Hattie un peu dans le style de Harpo Marx à quoi la jeune actrice avait répondu "qui est Harpo Marx?"
Samantha Morton fait passer des émotions incroyables et ce uniquement avec les expressions de son visage.
chapeau.
les mauvais points ensuite :
"Sweet & Lowdown" est un faux documentaire sur un guitariste imaginaire "Emmet Ray" et là commencent les problèmes.
Emmet Ray est un personnage tellement négatif qu'il m'est impossible de lui trouver des excuses quant à ses agissements.
il est égoïste, égocentrique, macho voire même carrément misogyne (voir la manière dont il traite la pauvre Hattie), kleptomane, mégalo, proxénète...
vu qu'il s'agit d'une pure création sortie tout droit du cerveau de Woody Allen, pourquoi en faire un personnage aussi peu sympathique?
franchement je déteste ce personnage et il n'y a que vers les dernières minutes que l'on peut commencer à l'aimer et le comprendre, c'est-à-dire quand il réalise qu'il aime vraiment Hattie et que c'est trop tard pour lui.
Sean Penn est un grand acteur, okay, mais je ne trouve pas qu'il a été particulièrement inspiré par ce rôle.
Sean Penn n'avait pratiquement jamais joué de guitare avant de tourner et a pris des cours afin de pouvoir imiter le mieux possible Howard Alden.
c'est raté.
je ne suis pas musicien mais ça crève l'écran que ce n'est pas Sean qui joue et cela m'empêche d'apprécier vraiment le film, sans compter qu'il y a un assez grand nombre de scènes le montrant en train de jouer.
Django Reinhardt ensuite.
il est le plus grand guitariste de jazz de tous les temps et Emmet est obsédé par lui.
d'accord, mais je trouve insupportable de le rappeler toutes les 5 minutes et j'éxagère à peine.
Uma Thurman fait partie de ces actrices que je peux adorer dans certains films ("Pulp Fiction" ou "Kill Bill") et détester dans d'autres ("Chapeau Melon & Bottes De Cuir" ou "Batman & Robin).
ici je l'ai trouvée juste médiocre.
un film sur le jazz des années 30, Woody Allen pouvait (et devait) faire mieux.
Posté le 14.03.2007 par Pascal Schlaefli
"Celebrity" est encore un très grand Woody Allen malgré quelques longueurs et servi par un cast impressionnant.
Kenneth Brannagh, acteur et réalisateur brittanique (Peter's Friends, Much Ado About Nothing) fait ici une interprétation très proche de celle de Woody Allen.
le film (tourné en noir et blanc) est également très bien servi par un bon nombres d’actrices sublimissimes comme Melanie Griffith, Charlize Theron, Famke Janssen ou encore Winona Ryder.
CELEBRITY
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Kenneth Brannagh (Lee Simon)
Judy Davis (Robin Simon)
Melanie Griffith (Nicole Oliver)
Winona Ryder (Nola)
Charlize Theron (Top Model)
Michael Lerner (Dr. Lupus)
Joe Mantegna (Tony Gardella)
Famke Janssen (Bonnie)
Tony Sirico (Lou DeMarco)
Bebe Neuwirth (Nina)
Leonardo DiCaprio (Brandon Darrow)
Gretchen Mol (Vicky)
Adrian Grenier (Brandon's entourage)
Sam Rockwell (Brandon's entourage)
Hank Azaria (David)
Donald Trump (lui-même)
HISTOIRE :
Lee Simon, journaliste people doublé d’un écrivain raté tente de se faire un nom dans la jungle des célébrités New-Yorkaises, passant d’une relation tumultueuse à une autre.
parallèlement, son ex-femme, Robin, ayant très mal vécu le divorce, trouve l’amour en la personne de Tony Gardella, et va devenir à son tour une célébrité.
ANALYSE :
comme je l’ai dit un très grand Woody Allen malgré une scène indigne de lui : la scène de l'apprentissage de la fellation que je trouve vulgaire et lourde.
Leonardo Di Caprio est exceptionnel dans son rôle de star pêteur de plombs, et surprise : dans son entourage qui trouvons-nous??? Adrian Grenier, le Vincent Chase de la série “Entourage”.
étonnant non?
Judy Davis retrouve son rôle de “Husbands & Wives” c’est-à-dire celui de divorcée hystérique retrouvant la sérénité après avoir traversé l’enfer, la seule différence étant qu’elle rencontre un autre homme que son mari.
j’adore Hank Azaria (Friends, les Simpsons) mais il est malheureusement sous-utilisé.
on retrouve Joe Mantegna qu’on avait vu dans “Alice”.
extraits du film :
(Tony Gardella parlant d'un réalisateur)-He's very arty, pretentious, one of those assholes who shoots all his films in black and white.
(Charlize Theron)-You're not afraid of catching germs? And you know, I'm coming down with a cold and everything...
(Lee Simon)-From you I'd be willing to catch terminal cancer.
Posté le 11.03.2007 par Pascal Schlaefli
"Antz" est le premier film d'animation de la maison Dreamworks (voir "Shrek" entre autres).
l'originalité est que le rôle principal, Z, est basé sur Woody Allen qui prête sa voix au personnage.
c'est ainsi que l'histoire commence avec le héros en séance chez son psychanalyste....
c'est également le film qui réunit de manière virtuelle Sylvester Stallone (Bananas), Sharon Stone (Stardust Memories), Christopher Walken (Annie Hall) et Woody Allen qui les avaient fait débuter dans ses films.
ANTZ
(titre français : Fourmiz)
réalisé par : Eric Darnell et Tim Johnson
écrit par : Todd Alcott, Chris Weitz, Paul Weitz
VOIX :
Woody Allen (Z)
Sharon Stone (Princess Bala)
Jennifer Lopez (Azteca)
Sylvester Stallone (Weaver)
Dan Aykroyd (Chip)
Jane Curtin (Muffy)
Anne Bancroft (The Queen)
Gene Hackman (General Mandible)
Christopher Walken (Colonel Cutter)
Danny Glover (Barbatus)
HISTOIRE :
Z est une des nombreuses fourmis faisant partie d'une colonie habitant Central Park à New York.
il n'est qu'un petit ouvrier mais tombe amoureux de la princesse Bala.
par erreur, il est envoyé à la guerre contre les termites et sera le seul survivant du massacre.
accueilli en héros par la colonie, il est vite démasqué et, menacé, kidnappe la princesse et s'enfuit pour Insectopia, un paradis pour insectes.
malheureusement, Bala y sera capturée par le colonel Cutter.
Z décide de retourner à la colonie et découvre le plan machiavélique du général Mandible de noyer la colonie afin de tuer la reine et ses supporters, et d'épouser la princesse.
ANALYSE :
un excellent divertissement plus adulte que le "Bug's Life" de Walt Disney sorti à la même époque.
Woody Allen chante "almost like being in love".
Posté le 10.03.2007 par pascal Schlaefli
d'abord merci aux lecteurs de ce blog qui apprécient ce que j'écris, merci mille fois et vos commentaires sont bien évidemment les bienvenus.
mais je commence sérieusement à en avoir marre de cette pollution qui consiste à mettre de la publicité pour du viagra ou je ne sais quoi sur le livre d'or.
please... ne laissez aucun message sur le livre d'or, je l'effacerai systématiquement.
l'autre jour un idiot m'a laissé quatre commentaires pour me dire "ton blog c'est de la merde".
j'ai même eu droit à des messages du genre "fjcmmxxmxjnascn"
ouah génial! trop fort le type, franchement ce genre de commentaires me font marrer, j'ai même eu sur seriestv.centerblog.net un commentaire d'une personne qui me suggérait d'aller me pendre.
si vous croyez sérieusement que vos messages ont une influence sur ce que j'écris ou sur moi vous vous trompez lourdement.
ce que je déteste le plus ce sont les nombreux messages de jeux ou de tests que l'on veut me forcer à faire et à reproduire sur d'autres blogs sous peine de (et je ne rigole pas) être malheureux en amour, ou encore ces chaines que l'on doit continuer sous peine d'être atteint par toutes sortes de malheurs.
hé tas de cons vous y croyez à ce genre d'âneries vous?
"de toutes façons le malheur j'aime ça, ça m'excite" disais Desproges (je cite de mémoire).
si c'est pour ne pas être créatif ou avoir envie de faire partager une émotion, je ne vois pas l'interêt d'écrire sur le net ou ailleurs, et si vous n'aimez pas mes blogs, je vous en prie, le net est un univers vaste et vous trouverez certainement d'autres textes plus interessants ou mieux écrits.
je suis ouvert par contre à toutes les critiques et avis divergents.
encore une fois merci à mes lecteurs fidèles.
Pascal
Posté le 05.03.2007 par Pascal Schlaefli
Deconstructing Harry est un film qui divise les fans. on aime ou on n'aime pas, mais ce film ne laisse personne indifférent.
personnellement, j'ai adoré ce film que je classe parmi les oeuvres majeures de Woody Allen et pour lequel il réunit encore une fois un cast de folie.
cette même année, Woody Allen apparaît (au téléphone) dans un épisode de la sitcom "Just Shoot Me" dans un épisode qui lui est consacré.
DECONSTRUCTING HARRY
(titre français : Harry Dans Tous Ses Etats)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Harry Block)
Richard Benjamin (Ken)
Kirstie Alley (Joan)
Billy Crystal (Larry)
Judy Davis (Lucy)
Bob Balaban (Richard)
Elisabeth Shue (Fay)
Demi Moore (Helen)
Robin Williams (Mel)
Caroline Aaron (Doris)
Eric Bogosian (Burt)
Mariel Hemingway (Beth)
Amy Irving (Jane)
Julie Kavner (Grace)
Eric Lloyd (Hilly)
Julia Louis Dreyfus (Leslie)
Toby Maguire (Harvey Stern)
Stanley Tucci (Paul Epstein)
Stephanie Roth Haberle (Janet)
Hazelle Goodman (Cookie)
Jennifer Garner (femme dans l'ascenseur)
Hy Anzell (Max)
Shifra Lehrer (Dolly)
Howard Spiegel (Mr. Farber)
HISTOIRE :
devant être honoré par la même université qui l'avait exclu étant jeune, Harry Block, écrivain à succès, fait un bilan sur sa vie et affronte ses créations et les réactions de son entourage qui lui a servi d'inspiration.
ANALYSE :
comme pour "Another Woman" et "Alice" on retrouve le thème du bilan.
Harry est confronté aux réactions de ses proches qui supportent difficilement d'avoir été utilisés pour ses romans qui mélangent réalité et fantasmes.
chaque personnage sert ainsi de miroir déformant, renvoyant un reflet souvent peu flatteur à la personne ayant servi de modèle .
une chose qui choque dans ce film c'est le langage particulièrement vulgaire et axé sur le sexe.
j'adore Bob Balaban, dommage qu'il n'ait pas plus tourné avec Woody Allen.
on retrouve pour une dernière fois Mariel Hemingway qui nous avait émerveillé dans "Manhattan" et qui a eu énormément de peine à trouver un autre rôle de cette taille.
excellente participation de Billy Crystal et de Robin Williams, eux aussi sont tout à fait à l'aise dans l'univers Allenien et eux aussi, je regrette qu'ils n'aient pas plus tourné avec Woody Allen.
"Deconstructing Harry" est le premier film de Jennifer Garner (Alias).
extraits :
(Harry)-What? You have air-conditioning in Hell?
(The Devil)-Sure! Fucks up the ozone layer!
(Harry)- Does the president think of fucking every woman he meets? Oh sorry, bad example.
(le président était Bill Clinton à l'époque je précise)
(Harry)-we don't know if there's a God, but there are women!
(Doris)-You have no values. With you its all nihilism, cynicism, sarcasm, and orgasm.
(Harry)-Hey, in France I could run for office with that slogan, and win!
Posté le 02.03.2007 par Pascal Schlaefli
"Wild Man Blues" n'est pas un film de Woody Allen, c'est un documentaire sur Woody Allen, ou plus particulièrement sur la tournée européenne de son groupe de jazz.
tourné entre "Mighty Aphrodite" (que l'on voit à l'affiche pendant le film) et "Everyone Says I Love You", le film nous montre l'engouement énorme des européens pour Woody, et nous laisse entrevoir le vrai Woody Allen, tel que nous ne l'avions encore jamais vu.
accompagné tout au long du voyage par Letty Aronson, sa soeur et sa compagne Soon-Yi qu'il épouse cette même année, les passages les plus marquants sont les scènes de rencontre avec les fans (pas très éloigné de "Stardust Memories")et une scène particulièrement touchante nous montre Woody Allen atteignant le fond de la déprime dans sa chambre d'hôtel.
ce film offre également l'opportunité de comprendre la relation très tendre entre Soon-Yi et Woody.
Soon-Yi est loin d'être une bimbo accrochée au bras d'un milliardaire, même si leur relation me fait plus penser à une relation fille-père, qu'à une relation amoureuse.
la meilleure scène du film, celle qui fait que tout fan qui se mérite se doit de voir ce film, est la scène de fin.
de retour à New York, Woody et Soon-Yi vont rendre une petite visite aux parents de Woody Allen, et là on à droit à une scène hilarante,entre autres avec sa mère qui reproche à Woody de ne pas s'être marié à une bonne petite juive.
Posté le 27.02.2007 par Pascal Schlaefli
lorsque j'appris que Woody Allen allait réaliser une comédie musicale, j'avoue avoir eu un peu peur.
mais Woody Allen réussit là l'impossible : réussir une comédie musicale dans le style de celles des années 30 avec bien évidemment un gros clin d'oeil aux Marx Brothers toujours présents dans les films de Woody Allen, et réunir un cast de folie, qu'un producteur aurait toutes les peines du monde à réunir aujourd'hui.
ce film reste sans aucun doute son film le plus accessible et par là le plus populaire.
EVERYONE SAYS I LOVE YOU
(titre français : Tout Le Monde Dit I Love You)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Joe Berlin)
Goldie Hawn (Steffi Dandridge)
Alan Alda (Bob Dandridge)
Julia Roberts (Von Sidell)
Edward Norton (Holden Spence)
Drew Barrymore (Skylar Dandridge)
Natalie Portman (Laura Dandridge)
Tim Roth (Charles Ferry)
Natasha Lyonne (DJ Berlin)
Gaby Hoffman (Lane Dandridge)
Lukas Haas (Scott Dandridge)
Trude Klein (Frieda)
Patrick Cranshaw (Grandpa)
HISTOIRE :
Bob et Steffi forment un vieux couple très heureux, vivant à New York dans un superbe appartement avec leurs enfants.
ils se préparent à marier leur fille Skylar et Holden, mais Skylar a encore des doutes.
Steffi a été mariée dans le passé à Joe Berlin et ensemble ils ont eu une fille, DJ.
Joe et DJ passent quelques jours de vacances à Venise où Joe fait la rencontre de Von, jeune femme mariée qui lui plait beaucoup.
DJ connaissant tous les secrets de Von mêmes les plus intimes, elle permets à Joe de se faire passer pour l'homme de ses rêves.
mais la seule femme qu'il a toujours aimée reste Steffi.
ANALYSE :
Woody Allen retrouve ici le style patchwork de "Hannah & Her Sisters". une suite de vignettes racontant les histoires amoureuses de cette famille hors pair.
l'idée d'écouter les confessions d'une patiente chez sa psychanalyste avait été utilisée une première fois pour "Another Woman".
Alan Alda est vraiment un acteur exceptionnel et je regrette vraiment qu'il n'ait plus tourné avec Woody Allen par la suite.
la séquence à Paris sur les quais avec Woody Allen dansant avec Goldie Hawn est simplement superbe.
je n'en suis pas sûr, mais il me semble que c'est le même endroit que dans le film "What's New Pussycat?" en 1965 lorsque Peter Sellers tente de se suicider à la viking tandis que Woody Allen vient fêter son anniversaire.
l'un des gags les plus drôles du film et peut-être même le plus drôle de toute la carrière de Woody Allen est quand on apprend que si Scott est républicain c'est parce que son cerveau n'était pas assez irrigué.
références aux Marx Brothers : le titre d'abord "everyone says I love you" vient du film "Horse Feathers", la chorégraphie d'Edward Norton pendant la chanson "my baby just cares for me" est empruntée à celle de Groucho dans le film "Animal Crackers", film dans lequel figurait la chanson "hooray for Captain Spaulding" qui est reprise ici en français "vive le capitaine Spaulding" et interprètée par un assortiment de personnages joués par Groucho.
avant que la soirée "Groucho" commence, on peut entendre "nightingale", qui était une chanson de Maurice Chevalier et qui avait été utlilisée par les Marx dans le film "Monkey Business".
Woody Allen enfin fait une excellente imitation de Groucho.
le film se termine avec DJ déclarant qu'elle est de nouveau tombée amoureuse d'un type extrêmement sexy,et on la voit danser avec Harpo.
tout simplement l'un des plus beaux films de Woody Allen.
brillant, charmant, drôle, touchant.
extraits :
(Bob)-I never believed in God. No, I didn't even as a little kid. I remember this. I used to think even if he exists, he's done such a terrible job, it's a wonder people don't get together and file a class action suit against him.
(Joe)-I should go to Paris and jump off of the Eiffel Tower. If I took the Concorde, I could be dead three hours earlier.
(DJ pense que Frieda fut la servante d'Hitler)
(Bob)-Frieda, this pasta doesn't have any sauce
(Frieda)-It's Bavarian pasta, it doesn't need sauce. The Italians need sauce. The Italians were weak!
Posté le 18.02.2007 par Pascal Schlaefli
Woody Allen réussit encore un petit bijou avec ce "Mighty Aphrodite" qui revisite le mythe de pygmalion et les drames antiques comme Oedipe où La Guerre De Troie en utilisant un choeur grec, ce qui donne au film un petit côté comédie musicale, comme un avant-goût de son prochain film.
MIGHTY APHRODITE
(titre français : Maudite Aphrodite)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Lenny Weinrib)
Mira Sorvino (Linda Ash)
Helena Bonham-Carter (Amanda Weinrib)
F. Murray Abraham (le leader du choeur antique)
Olympia Dukakis (Jocasta)
Michael Rapaport (Kevin)
David Ogden Stiers (Laius)
Jack Warden (Tiresias)
Peter Weller (Jerry Bender)
Donald Symington (le père d'Amanda)
Claire Bloom (la mère d'Amanda)
Jeffrey Kurland (Oedipus)
Jimmy McQuaid (Max Weinrib)
Kenneth Edelson (Ken)
Danielle Ferland (Cassandra)
Dan Moran (Ricky)
HISTOIRE :
Lenny et Amanda décident un jour d'adopter un enfant, Max, qui se révèle être surdoué.
quelques années plus tard, le couple battant de l'aile, Lenny décide de rechercher la mère de Max, pensant qu'elle doit être elle-même plutôt intelligente et cultivée.
ses recherches le mènent à Linda Ash, prostituée ayant même tourné dans quelques pornos.
Lenny va alors tenter de la sortir de son milieu, lui faire rencontrer un jeune boxeur désirant se reconvertir dans l'agriculture et faire d'elle une femme honnête.
mais tout ne marchera pas comme prévu.
ANALYSE :
un excellent Woody Allen aidé par une excellente Mira Sorvino, qui reçut un oscar pour ce rôle.
j'aime beaucoup Michael Rapaport qu'on a vu dans plusieurs épisodes de "Friends" et qu'on reverra dans "Small Time Crooks", quant à F. Murray Abraham il a beaucoup marqué dans "Amadeus" où il jouait Salieri mais n'a jamais retrouvé un rôle de cette taille (dans "Last Action Hero" Danny dit en le voyant la première fois "c'est celui qui a tué Mozart").
idem pour Mira Sorvino.
petite précision pour les traducteurs français : "mighty" ne veut pas dire "maudite" mais "puissante".
extraits :
(Kevin)-I've had 16 fights and I won all of them but 12.
(Cassandra)- I see disaster. I see catastrophe. Worse, I see lawyers!
(Linda)-Okay, so I had one guy fucking me from behind and two guys dressed as cops in my mouth and all I could think was, "I like acting. I wanna study."
(Zeus)-Um, this is Zeus. I'm not home right now, but you can leave a message and I'll get back to you. Please start speaking at the tone.
Posté le 15.02.2007 par Pascal Schlaefli
"Don't Drink The Water" est la première pièce de théatre de Woody Allen en 1966, et sera adaptée au cinéma en 1969 sans Woody Allen qui sera mécontent du résultat.
en 1994, Woody Allen crée sa propre version : un téléfilm avec Michael J Fox.
ce sera malheureusement loin d'être une réussite.
DON'T DRINK THE WATER
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Walter Hollander)
Michael J. Fox (Axel Magee)
Mayim Balik (Susan Hollander)
Julie Kavner (Marion Hollander)
Dom De Luise (Father Drobney)
Edward Herrman (Kilroy)
Austin Pendleton (le Chef Oscar)
Josef Sommer (l'ambassadeur Magee)
Ed Herlihy (le narrateur)
Robert Stanton (Mr. Burns)
HISTOIRE :
ayant photographié par erreur un site militaire dans la Russie communiste des années 60, les Hollander se réfugient dans l'ambassade américaine qui leur offre un refuge sûr.
leur séjour se prolonge à l'extrême tandis que les problèmes diplomatiques se multiplient, que les tentatives d'évasions foirent les unes après les autres et que Susan leur fille tombe amoureuse du fils de l'ambassadeur, Axel.
ANALYSE :
le premier mauvais film de Woody Allen, et je ne pensais pas qu'un jour il y en aurai un.
d'abord les points positifs : le couple Woody Allen et Julie Kavner (que j'adore) fonctionne à merveille et les dialogues fusent.
Dom De Luise est hilarant. il campe un prêtre catholique dont la marotte est la prestidigitation (la magie....comme par hasard).
sauf qu'il est particulièrement mauvais dans ses tours de magies, et il nous offre les seuls bons moments du film.
enfin, il faut bien dire que Woody Allen déguisé en femme arabe à la fin du film ça vaut le détour.
les points négatifs : le sujet d'abord....faire rire avec la guerre froide, ça sent un peu le réchauffé (ouaf ouaf ouaf le jeu de mot).
sérieusement, la toile de fond de cette histoire (la paranoia chez les russes comme chez les américains) semble daté.
les phrases drôles succèdent aux phrases drôles mais malheureusement ça tombe chaque fois à plat.
Michael J Fox semble décalé et mal à l'aise dans cet univers très Allenien.
en bref : une curiosité à laisser aux fans inconditionnels du grand Woody Allen, nous permettant de nous rendre compte de ce qu'était sa première pièce, sans compter que la première version filmée est introuvable.