Posté le 13.05.2007 par Pascal Schlaefli
en 1999, Eugene Levy connaît la gloire en jouant le père de Jason Biggs dans la série des "American Pie".
en 2000, Guest et Levy remettent le couvert pour un autre documentaire fictif se passant cette fois-ci dans un concours de beauté canin.
Michael Mckean retrouve donc Christopher Guest, et l'équipe est augmentée par de nouveaux comédiens dont John Michael Higgins (Ally McBeal-Arrested Development), Jane Lynch (Arrested Development-The L Word-les experts etc...), Jennifer Coolidge (American Pie-Joey) entre autres.
si "Waiting For Guffman" était drôle, "Best In Show" lui est nettement supérieur.
BEST IN SHOW
réalisé par : Christopher Guest
écrit par : Christopher Guest & Eugene Levy
CAST :
Christopher Guest (Harlan Pepper)
Eugene Levy (Gerry Fleck)
Catherine O'Hara (Cookie Fleck)
Parker Posey (Meg Swan)
Michael Hitchcock (Hamilton Swan)
Michael Mckean (Stefan Vanderhoof)
John Michael Higgins (Scott Donlan)
Jennifer Coolidge (Sherri Ann Ward Cabot)
Jane Lynch (Christy Cummings)
Bob Balaban (Theodore Millbank)
Patrick Cranshaw (Leslie Ward Cabot)
Don Lake (Graham Chissolm)
Larry Miller (Max Berman)
Linda Kash (Fay Berman)
Ed Beagley Jr. (Mark Schaefer)
Fred Willard (Buck Laughlin)
Jim Piddock (Trevor Beckwith)
Don S Davis (juge final)
HISTOIRE :
dans ce nouveau documentaire, nous suivons 5 chiens et leur propriétaires se préparant au grand concours "Mayflower Dog Show" à Philadelphie :
Harlan Pepper et son bloodhound "Hubert", Gerry et Cookie Fleck et leur terrier "Winky", les nerveux Meg et Hamilton Swan et leur weimaraner "Beatrice", Stefan et Scott, couple gay, et leur shih tzu "miss Agnes", Sherri Ann Ward Cabot, femme du richissime Leslie Ward Cabot, et son amie Christy Cummings et leur caniche "Rhapsody In White".
ANALYSE :
j'ai découvert Eugene Levy avec ce film, et j'en ris encore....son personnage de Gerry Fleck (avec ses fausses dents et ses deux pieds gauches) est drôle et semble tout droit sorti des années 50 et forme avec la sexy et populaire Cookie, un couple improbable.
Christopher Guest ensuite campe ici un personnage de redneck dont la passion, en plus de son chien, et de nommer toutes les sortes de noix.
Jennifer Coolidge est hilarante dans son personnage assez proche d'Anna Nicole Smith, et sa relation amicale avec Christy (Jane Lynch) qui évolue au cours du film en quelque chose de plus sérieux.
excellents aussi Bob Balaban, Fred Willard et Ed Beagley Jr.
par contre, un petit bémol au couple gay Stefan (Mckean) et Scott (Higgins), qui nous la jouent un peu "la cage aux folles", et au couple Posey-Hitchcock qui malgré une idée de départ excellente (leur chienne est psychologiquement troublée depuis qu'elle les a vus en train de faire l'amour) ne réussissent pas à rendre leur situation vraiment drôle.
seul grand moment avec Parker Posey : lorsqu'ils perdent le jouet de leur chienne, une abeille jaune, et qu'elle fait face à un vendeur de jouets particulièrement stupide qui essaye de lui refiler un ourson ou un poisson alors qu'elle demande une abeille.
pour résumer, une comédie drôle et efficace et qui comme pour tout film signé Guest et Levy, s'apprécie davantage à chaque fois qu'on le revoit.
--
Posté le 07.05.2007 par Pascal Schlaefli
en 1989, Christopher Guest et Michael McKean écrivent "The Big Picture", réalisé par Christopher Guest, avec Kevin Bacon et Teri Hatcher entre autres, que malheureusement je n'ai pas vu.
1997 voit naître l'association entre Christopher Guest et Eugene Levy qui écrivent leur premier film ensemble : "Waiting For Guffman", film qui fait naître également la troupe de joyeux barjos qui va s'agrandir à chaque nouveau film.
WAITING FOR GUFFMAN
réalisé par : Christopher Guest
écrit par : Christopher Guest & Eugene Levy
CAST :
Christopher Guest (Corky St. Clair)
Eugene Levy (Dr. Allan Pearl)
Fred Willard (Ron Albertson)
Catherine O'Hara (Sheila Albertson)
Parker Posey (Libby Mae Brown)
Bob Balaban (Lloyd Miller)
Matt Keslar (Johnny Savage)
Lewis Arquette (Clifford Wooley)
Deborah Theaker (Gwen Fabin-Blunt)
Michael Hitchcock (Steve Stark)
Scott Williamson (Tucker Livingston)
Larry Miller (le Maire Glenn Welsh)
Don Lake (Phil Burgess)
David Cross (OVNI expert)
Paul Dooley (une des personnes capturées par les extra-terrestres)
Linda Kash (Mme Pearl)
Paul Benedict (Roy Loomis)
HISTOIRE :
la petite ville de Blaine (Missouri) s'apprête à fêter son 150e anniversaire et pour l'occasion, le grand Corky St. Clair, ex-acteur raté New Yorkais, écrit et met en scène une comédie musicale : "Red, White & Blaine", avec comme sujet, l'histoire (plutôt pauvre) de Blaine.
nous découvrons avec ce documentaire, la création de cette comédie musicale, depuis les castings jusqu'à la première.
pendant les répétitions, Corky annonce à sa troupe d'amateurs la bonne nouvelle : un critique de théâtre New Yorkais, Mr. Guffman, devrait être présent afin de juger si la pièce est digne d'être jouée à Broadway.
UN PETIT COURS D'HISTOIRE :
la ville de Blaine tient son nom du guide plutôt incompétent qui devait mener une troupe de pionniers en Californie. croyant être arrivé, les pionniers fondèrent la ville avant de s'apercevoir qu'ils étaient toujours en plein Midwest.
aux alentours de 1900, le président McKinley, de passage à Blaine, reçu en cadeau un tabouret.
il apprécia tellement le cadeau, qu'il en commanda plusieurs dizaines, déclenchant l'industrie du tabouret à Blaine.
aux alentours de 1946, un vaisseau spatial atterrit à Blaine et plusieurs de ses habitants rencontrèrent les extra-terrestres.
ANALYSE :
un excellent film, dont on ne peut pas apprécier toutes les subtilités lors de la première vision, mais qui s'améliore avec le temps.
Guest, Levy, Willard, Balaban et Parker Posey sont vraiment exceptionnels.
si "Waiting For Guffman" est bon, Guest & Levy vont se surpasser avec "Best In Show" et "A Mighty Wind".
les chansons de la comédie musicale sont signées Guest, Mckean et Shearer, c'est à dire les membres de Spinal Tap.
le titre est basé sur la pièce "en attendant Godot" de Samuel Beckett.
si vous connaissez un peu cette pièce, vous pouvez imaginer sans problème la fin du film.
Posté le 01.05.2007 par Pascal Schlaefli
Christopher Guest est un comédien anglo-américain (Saturday Night Live) et Eugene Levy, un comédien Canadien (SCTV), qui tous deux ont écrit et réalisés quatre faux documentaires sur des sujets divers (le théâtre rural pour "Waiting For Guffman", compétition canine pour "Best In Show", réunion d'anciens folkeux pour "A Mighty Wind", la course aux oscars pour "For Your Consideration") entourés d'une équipe de joyeux psychopathes.
si "This Is Spinal Tap" n'est pas à proprement parler un film de Guest & Levy, il est quand même à l'origine de toute cette série de films.
fin des 70's, Michael McKean et David Lander jouent les personnages Lenny et Squiggy dans la série "Laverne & Shirley".
en 1980, Mckean et Lander enregistrent un album sous le nom de leur personnages "Lenny & The Squigtones" dans lequel apparaît un guitariste mystérieux : Nigel Tufnel (Christopher Guest).
quelque temps plus tard, Mckean, Guest, Harry Shearer (saturday night live) et le réalisateur Rob Reiner, écrivent (les dialogues seront improvisés par les acteurs) un faux documentaire (mockumentary comme disent les américains) sur un groupe de hard rock anglais fictif "Spinal Tap".
"This Is Spinal Tap" sorti en 1984 n'obtiendra qu'un succès d'estime lors de sa sortie, mais va devenir un succès culte en vidéo et en dvd.
non seulement Mckean, Guest, Sherer et Reiner ont écrit le film (que Reiner a réalisé), mais ils ont également composé et enregistré les chansons du film, ajoutant une note de réalisme indispensable à la crédibilité du film.
THIS IS SPINAL TAP
réalisé par : Rob Reiner
écrit par : Christopher Guest, Michael McKean, Harry Shearer, Rob Reiner
CAST :
Rob Reiner (Marty Di Bergi)
Christopher Guest (Nigel Tufnel)
Michael McKean (David St. Hubbins)
Harry Shearer (Derek Smalls)
David Kaff (Viv Savage
RJ Parnell (Mick Shrimpton)
Tony Hendra (Ian Faith)
June Chadwick (Jeanine Pettibone)
Bruno Kirby (Tommy Pischeda)
Ed Beagley Jr (John "Stumpy" Pepys)
Danny Kortchmar (Ronnie Pudding)
Fran Drescher (Bobbi Flekman)
Patrick Mcnee (Sir Denis Eton-Hogg)
Dana Carvey (mime)
Billy Crystal (mime)
Paul Shortino (Duke Fame)
Russ Kunkel (Eric "Stumpy Joe" Childs)
Vicki Blue (groupie)
Paul Shaffer (Artie Fufkin)
Anjelica Houston (Polly Deutsch)
Fred Willard (colonel)
Fred Asparagus (Joe "Mama" Besser)
HISTOIRE :
rockumentaire signé Marty DiBergi, sur le groupe légendaire Spinal Tap, le groupe le plus bruyant de l'histoire du rock anglais (leur potentiomètres montent jusqu'à 11) , et dont l'une des particularité est le taux de mortalité plutôt élevé de leurs batteurs.
Spinal Tap débarque à NYC pour une tournée américaine supposée triomphale, mais qui va vite prendre des allures de descente aux enfers.
d'abord la sortie de leur nouvel album "Smell The Glove" est repoussé pour cause de pochette sexiste ("what's wrong with being sexy?" remarque alors Nigel).
ensuite les gigs sont annulés les uns après les autres.
la fiancée de David, Jeannine Pettibone, rejoint le groupe et se met à se méler de leurs affaires.
("Jeanine" -it's all mixed wrong, it should have been done in Dobly.
"Nigel"-in Dublin?
"David"-she meant in Dolby)
cela déclenche des tensions entre David et Nigel, et surtout leur manager, Ian Faith, qui finit par tirer sa révérence.
Jeannine ayant pris les rênes du groupe, Spinal Tap donne enfin des concerts....comme celui désastreux dans un aéroport militaire, devant un public peu accoutumé aux concerts de hard rock.
Nigel quitte à son tour le groupe, qui est forcé de donner un concert dans un parc d'attractions, devant un public peu nombreux, rebuté par le nouveau style du groupe : le free jazz improvisé.
s'apprêtant à se séparer dans l'indifférence générale, les membres déprimés de Spinal Tap reçoivent l'offre alléchante de Nigel Tufnel et Ian Faith de partir à l'assaut du public nipon, "sex farm" étant classé dans les hit parades japonais.
alors que Spinal Tap retrouve la forme avec le retour bienvenu de Nigel Tufnel, leur batteur explose sur scène...
ANALYSE :
un chef d'oeuvre.
une recréation de toute l'histoire de la pop anglaise, des débuts en groupe folkeux, l'évolution en groupe beat, puis pop psychédélique ("listen to the flower people") et enfin la révélation de leur style, le hard rock macho, pompeux et surtout très lourd.
Spinal Tap emprunte à Status Quo (son évolution), Jimmy Page (le solo de guitare joué avec un violon), Black Sabbath ("Stonehenge", ses monuments et ses nains), et tous les tics et absurdités des stars décadentes, jusqu'à la langue de bois ("nous ne retravaillerons plus jamais ensemble...").
le personnage de Jeanine Pettibone doit beaucoup à Yoko Ono et Linda Mccartney.
les chansons, également sont fabuleuses, "Stonehenge", "tonight I'm gonna rock you", "sex farm", "big bottom", "rock'n'roll creation", "listen to the flower people".
parallèlement à la sortie du film, Reiner et ses acolytes ont réalisés un clip vidéo du titre "hell hole" et la publicité pour la compilation (inexistante bien sûr) "Heavy Metal Memories".
il existe une version pirate de 4 heures et demi que malheureusement je n'ai jamais vue.
sur le DVD, figure néanmoins une heure de scènes coupées, et je rêve un jour de voir un "director's cut" de deux heures voire plus.
après la sortie du film, Spinal Tap a sorti un single inédit "christmas with the devil", et s'est lancé dans une tournée américaine.
8 ans plus tard, en 1992, Spinal Tap s'est reformé pour un deuxième album, toujours aussi intéressant "Break Like The Wind" et a réalisé un téléfilm "The Return Of Spinal Tap", les montrant en concert au Royal Albert Hall, plus des scènes comiques additionnelles.
on y voit également le nouveau groupe de McKean, Guest et Shearer, The Folksmen (qui faisaient d'ailleurs la première partie de Spinal Tap) et qui auront droit à leur propre faux documentaire "A Mighty Wind".
malgré les deux albums, il y a encore beaucoup de titres inédits comme "video game", "goat boy" qui a servi de pub pour IBM en 1995, "back from the dead" de 2000, téléchargeable sur internet à l'époque avec Mick Fleetwood à la batterie (le seul batteur à avoir survécu), et le récent "warmer than hell".
EXTRAITS :
(Mick Shrimpton)-as long as there's sex and drugs, I can do without rock'n'roll.
(Nigel Tufnel)-I'm really influenced by Mozart and Bach, and it's sort of in between those, really. It's like a Mach piece, really. It's sort of...
(Marty DiBergi)-What do you call this?
(Nigel Tufnel)-Well, this piece is called "Lick My Love Pump".
(David St. Hubbins:)-I think that the problem may have been, that there was a Stonehenge monument on the stage that was in danger of being crushed by a dwarf. alright? That tended to understate the hugeness of the object.
(Ian Faith)-I really think you're just making much too big a thing out of it.
(Derek Smalls)-making a big thing out of it would have been a good idea.
Posté le 25.04.2007 par Pascal Schlaefli
l'énorme succès tant publique que critique remporté avec "Match Point" a redynamisé la carrière de Woody Allen, plus populaire que jamais.
le follow-up "Scoop" va pourtant décevoir une bonne partie des critiques et des fans, s'attendant probablement à un nouveau chef d'oeuvre.
si "Scoop" n'est pas parfait, il est pour moi un de ces petits bijoux dont seul Woody Allen a le secret.
avec "Scoop", Woody Allen se fait plaisir, en réutilisant deux thèmes qui lui sont chers : la magie d'un côté et le meurtre parfait de l'autre, et en tournant à nouveau à Londres avec l'exceptionnelle Scarlett Johansson qui ilumine le film de sa présence.
SCOOP
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Sid Waterman)
Scarlett Johansson (Sondra Pransky)
Hugh Jackman (Peter Lyman)
Ian McShane (Joe Strombel)
Kevin McNally (Mike Tinsley)
Romola Garai (Vivian)
Matt Day (Jerry Burke)
Anthony Stewart Head (detective)
HISTOIRE :
le journaliste Joe Strombel vient de mourir, et pendant son voyage vers le continent des morts, il reçoit le scoop de sa vie : Peter Lyman est le célèbre tueur aux cartes de tarot, tueur en série recherché par la police anglaise.
Joe Strombel contacte une jeune journaliste, Sondra Pransky qui avec l'aide d'un vieux magicien de seconde zone, Sid Waterman, va tenter de faire accuser Lyman de ses crimes.
mais Sondra tombe amoureuse de Lyman....
ANALYSE :
un petit bijou signé Woody Allen, un film qui sans être parfait est unique comme chacun de ses films.
la prestidigitation est l'une des passions de Woody Allen qui étant enfant, était particulièrement doué pour cet art.
Woody mélange souvent la magie innocente des prestidigitateurs avec le mystique (New York Stories, Shadows & Fogs, The Curse Of The Jade Scorpion).
dans New York Stories, sa mère disparaissait pendant un tour de magie, ici Sondra reçoit la visite d'un fantôme pendant un tour de magie.
on peut faire le lien entre Sid le magicien médiocre et son personnage de "Broadway Danny Rose" qui pratiquait (très mal) le stand-up.
petite apparition de Anthony Stewart Head à la fin du film (il dit une phrase).
il est plus connu pour avoir joué Rupert Giles, le watcher de Buffy.
petite dédicace à Mathieu, grand spécialiste des Marx Brothers en France, qui m'a signalé la forte ressemblance entre la scène sur la barque avec Scarlett et Hugh Jackman à la fin du film et une scène similaire avec Groucho et Thelma Todd dans "Horse Feathers".
extraits :
(Sid)- I love you, really. with all due respect, you're a beautiful person. you're a credit to your race.
(Sid)-I was born of the Hebrew persuasion, but I converted to narcissism.
(Sid)-the man is a liar and a murderer, and I say that with all due respect.
(Sondra)-oh, you always see the glass half empty.
(Sid)-no, I always see the glass half full.... of poison!
Posté le 19.04.2007 par Pascal Schlaefli
"Match Point" ou la rencontre entre deux êtres exceptionnels : Woody Allen, cinéaste de génie fêtant ses 70 ans et Scarlett Johansson, jeune actrice surdouée de 21 ans.
Woody Allen n'a jamais été aussi bon que lorsqu'il écrit pour une actrice qui lui sert de muse comme Diane Keaton ou Mia Farrow, voir même Dianne Wiest ou Judy Davis (à part quelques exceptions).
"Match Point" débute, je l'espère une nouvelle ère dans la carrière de Woody Allen.
MATCH POINT
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Jonathan Rhys-Meyer (Chris Wilton)
Scarlett Johansson (Nola Rice)
Matthew Goode (Tom Hewett)
Emily Mortimer (Chloe Hewett)
Brian Cox (Alec Hewett)
Penelope Wilton (Eleanor Hewett)
Miranda Raison (Heather)
Margaret Tyzack (Mrs. Eastby)
Steve Pemberton (Detective Parry)
Ewen Bremner (Inspector Dowd)
James Nesbitt (Detective Banner)
HISTOIRE :
Chris Wilton, jeune prof de tennis, se lie d'amitié avec un jeune aristocrate anglais, Tom Hewett qui l'invite dans sa famille et lui fait rencontrer sa soeur Chloe.
Chris et Chloe tombent amoureux et Chris reçoit l'offre d'Alec, le père de Tom et de Chloé, d'obtenir un poste important dans l'entreprise qu'il dirige.
Chris se prépare donc à un futur heureux avec Chloe qu'il va bientôt épouser, mais tout est remis en question après la rencontre avec la petite amie de Tom, Nola Rice, actrice américaine au chômage, débordant de charme et de sex-appeal.
Chris débute une double vie et avec Nola va vivre une aventure amoureuse passionnée mais chaotique.
lorsque Nola tombe enceinte, Chris doit prendre une décision importante : vivre avec Nola et repartir à zéro ou sauvegarder la vie confortable qu'il a gagnée avec Chloe....
ANALYSE :
un film majeur de Woody Allen, tourné en Angleterre.
Scarlett Johannsson y est SUBLIMISSIME au cas où vous ne le sauriez pas.
quelle maturité dans le jeu de cette actrice de 21 ans, que j'avais vu la première fois dans "Lost In Translation" de Sofia Coppola.
avec Scarlett et "Match Point" Woody tourne ses scènes les plus chaudes, certains fans ayant même surnommé "Match Point" : le film porno de Woody Allen.
lors de la première vision, j'ai quand même été un peu déçu lorsque le drame amoureux se transforme en thriller, puis en enquête policière.
j'avais trouvé dommage que Woody Allen mélange les genres pendant ce film.
les quelques déceptions éprouvées la première fois, ont néanmoins été balayées dès le deuxième visionnage.
on retrouve dans ce film, l'un des thèmes chers à Woody Allen : le crime odieux et impuni d'un homme respectable, menacé ni par la police, ni par sa mauvaise conscience, et la part capitale jouée par la chance.
on peut même faire un parallèle avec "Crimes & Misdemeanors", les deux histoires étant pratiquement les mêmes, sauf que dans le premier, l'homme respectable (joué alors par Martin Landau) faisait appel à un tueur professionnel.
adorant Londres et l'Angleterre, je suis vraiment heureux que Woody Allen y ait installé ses caméras.
il filme d'ailleurs Londres comme personne.
fan d'Andrew Lloyd Webber, j'ai été agréablement surpris de voir Chris et Chloe allant voir "The Woman In White" du même Lloyd Webber, comédie musicale que je n'ai pas encore vu par ailleurs.
quant au théatre abritant "The Woman In White", il s'agit du magnifique Palace Theatre, celui qui abrita pendant plus de 15 ans "Les Misérables" de Schoenberg et Boublil.
la musique classique utilisée pour le film vient de vieux 78 tours du chanteur lyrique Caruso.
Posté le 10.04.2007 par Pascal Schlaefli
jamais à court d'idées, Woody Allen décide pour son prochain film de raconter une histoire de deux manières différentes, l'une en tragédie, l'autre en comédie.
encore une fois, et malgré d'excellents moments, c'est une nouvelle déception.
MELINDA & MELINDA
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Radha Mitchell (Melinda)
Will Ferrell (Hobie)
Chiwetel Ejiofor (Ellis Moonsong)
Johnny Lee Miller (Lee)
Amanda Peet (Susan)
Chloë Sevigny (Laurel)
Wallace Shawn (Sy)
Neil Pepe (Al)
Stephanie Roth Haberle (Louise)
Larry Pine (Max)
Matt Servito (Jack Oliver)
Arija Bareikis (Sally Oliver)
Brooke Smith (Cassie)
Zak Orth (Peter)
Andy Borrowitz (Doug)
Shalom Harlow (Joan)
David Aaron Baker (Steve Walsh)
Christina Kirk (Jennifer)
Steve Carrell (Walt Wagner)
Vinessa Shaw (Stacey Fox)
Daniel Sunjata (Billy Wheeler)
HISTOIRE :
la tragédie : Melinda, jeune femme troublée ayant perdu la garde de ses enfants après son divorce et ayant tué son amant, se réfugie, après son passage en hôpital psychiatrique chez une amie, Laurel.
Melinda tombe amoureuse d'un pianiste et compositeur, Ellis, mais Laurel en tombe également amoureuse.
la comédie : Melinda, jeune divorcée, compte sur ses amis, Susan, jeune réalisatrice et son mari, Hobie, acteur raté, pour lui faire rencontrer des hommes intéressants.
mais Hobie tombe bientôt fou amoureux de Melinda.
ANALYSE :
un film décevant, mais qui comme pour chaque Woody Allen (à part le Scorpion De Jade) comprend de très bons moments.
le film commence très lentement, et j'ai longtemps cherché où se cachait la comédie entre les deux histoires.
il faut attendre au moins un bon tiers du film avant que la comédie commence réellement.
honnêtement, l'histoire tragique n'est pas du tout intéressante car dénuée de sentiments.
je n'ai pas trouvé les acteurs particulièrement bons ni très charismatiques en plus.
quant à la comédie, comme je l'ai dit plus haut, elle démarre trop tard dans le film, et n'est pas particulièrement hilarante non plus.
Will Ferrell fait une imitation de Woody Allen assez réussie, même si j'ai préféré les imitations de John Cusack (Bullets Over Broadway) et de Kenneth Branagh (Celebrity).
Steve Carrell, comédien extrêmement drôle (The Office) est malheureusement sous-employé ici.
finalement je regrette que Woody Allen n'ait pas fait qu'une comédie, car dans le style histoires parallèles, il y a mieux....."Sliding Doors" avec Gwyneth Paltrow par exemple.
quant au mélange comédie et drame, Woody Allen avait également fait mieux avec "Crimes & Misdemeanours".
Posté le 07.04.2007 par Pascal Schlaefli
en 2003, Woody Allen publie trois pièces en un acte : "Riverside Drive", "Old Saybrook" et "Central Park West" qui seront adaptées au théâtre sous le nom "Three One-Act Plays".
en France les pièces seront adaptées en 2005 sous le titre "Adultères".
2003 est également l'année de la sortie du film "Anything Else" qui utilise deux jeunes acteurs populaires: Jason Biggs (American Pie) et Christina Ricci (La Famille Adams-Sleepy Hollow-Ally McBeal), Dreamworks espérant ainsi, après les échecs des derniers films, toucher une audience plus jeune.
c'est raté.....
ANYTHING ELSE
(titre français : La Vie Et Tout Le Reste)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Jason Biggs (Jerry Falk)
Christina Ricci (Amanda)
Woody Allen (David Dobel)
Stockard Channing (Paula)
Danny DeVito (Harvey)
KaDee Strickland (Brooke)
Jimmy Fallon (Bob)
William Hill (le psychanaliste)
David Conrad (Dr. Reed)
Joseph Lyle Taylor (Bill)
Erica Leerhsen (Connie)
Adrian Grenier (Ray Polito)
HISTOIRE :
Jerry Falk est un jeune auteur comique qui tombe fou amoureux d'Amanda, jeune femme sexy, qu'il vole à son meilleur ami.
malheureusement, prisonnière d'une relation sérieuse, Amanda se révèle instable, névrosée et frigide, du moins avec Jerry.
l'arrivée de la mère d'Amanda dans la vie du jeune couple n'arrange rien.
Falk rencontre un vieux professeur, Dobel, qui devient rapidement son mentor et son ami.
Dobel lui conseille de tout plaquer et de partir avec lui pour Hollywood.
ANALYSE :
de bonnes idées et un environnement familier qui rappelle quelque peu Annie Hall sans réussir à retrouver l'esprit.
1ère bonne idée : Dobel est un Woody Allen âgé conseillant Falk, le Woody Allen jeune.
ce que Woody raconte dans cette histoire est sa propre histoire, romancée bien sûr, et replacée en 2003, mais ceci EST l'histoire de Woody Allen, jeune auteur comique, écrivant pour des comédiens lamentables et publiant ses histoires dans divers journaux, vivant une première histoire d'amour sérieuse avant son départ pour la Californie où il devint auteur comique pour la télévision, même si dans la réalité, il épousa Harlene Rosen avant de partir.
2e bonne idée : le personnage d'Amanda est un personnage Allénien par excellence, ce que Woody appelle les femmes kamikazes car "elles sont auto-destructrices, elles s'écrasent sur vous et vous mourez avec elle" pour citer Woody Allen dans "Husband And Wives".
voir également Charlotte Rampling dans "Stardust Memories".
pourquoi alors le film ne fonctionne-t-il pas ?
les acteurs d'abord : Jason Biggs est relativement incolore et inodore.
je ne dis pas que c'est un mauvais acteur, non, juste médiocre.
Christina Ricci, par contre n'est pas du tout à la hauteur du rôle (où est Scarlett Johansson quand on a besoin d'elle?) et le manque d'alchimie entre les deux acteurs rend ennuyeux des scènes qui auraient dû être passionnantes.
Woody Allen et Danny De Vito jouent leur rôles comme ils en ont l'habitude mais sans réel génie.
donc, même critique que pour le "Scorpion De Jade" : mauvais casting.
voir Woody Allen à 68 ans briser des vitres de voitures à la barre de fer fut un choc.
j'ai eu mal pour lui.
au final, quelques bonnes idées pour un film terriblement ennuyeux, et j'insiste lourdement sur le côté baîllements à répétitions et regards fréquents sur la montre.
extraits :
(Amanda)-Okay. Okay, I slept with Ron Keller. But I didn't do it because I care about him.
(Jerry Falk)-no? what then? to punish him?
(Amanda)-no, I did it because I had to find out if there was something wrong with me. because I can't sleep with you, the person that I love. I had to know if I was some kind of freak, or frigid. I had to know if I could even get aroused anymore and have an orgasm.
(Jerry)-and can you?
(Amanda)-Yeah. It's good news. I can.
(Dobel)-And let me tell you I am of the Hebrew persuasion, but the guy that handles you is a member of one of the lost tribes of Israel that should have remained lost. And you got this shrink who, like God, never speaks, and like God, is dead.
Posté le 04.04.2007 par Pascal Schlaefli
en 2001, après la destruction des tours du World Trade Center, Woody Allen dirige un court métrage pour le téléthon en faveur des victimes : "Sounds From A Town I Love", dans lequel on voit des gens parler au téléphone dans New York, dont quelques notoriétés et autre vieilles connaissances comme Marshall Brickman, Bebe Neuwirth, Griffin Dunne ou Tony Roberts.
en 2002, il écrit et réalise une autre comédie "Hollywood Ending" qui redresse quelque peu la barre après l'échec du Scorpion De Jade.
HOLLYWOOD ENDING
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (Val Waxman)
Téa Leoni (Ellie)
George Hamilton (Ed)
Treat Williams (Hal)
Debra Messing (Lori)
Mark Rydell (Al)
Tiffani Thiessen (Sharon Bates)
Yu Lu (Lu Yu le cameraman)
Barney Chang (le traducteur chinois)
Mark Webber (Tony Waxman)
Jody Markell (Andrea Ford)
Isaac Misrahi (Elio)
HISTOIRE :
Val Waxman est un réalisateur de génie dont plus aucun studio ne veut depuis plusieurs années, car il est reconnu comme un personnage instable et excentrique.
réduit à tourner des pubs, il reçoit l'offre de son ex-femme de réaliser un grand film pour un grand studio Hollywoodien.
Val n'a pas le choix et accepte de réaliser ce film, mais à l'aube du premier jour de tournage devient subitement aveugle.
grâce à son agent Al, le traducteur chinois puis à Ellie, il réussira à diriger le film sans que personne ne s'aperçoive de son infirmité.
après avoir retrouvé la vue, il se rend compte du désastre, mais il est déjà trop tard pour changer quoi que ce soit au film qui sera un flop majestueux aux Etats-Unis, mais heureusement un énorme succès en France, les critiques le nommant même meilleur film américain de ces cinquante dernières années.
ANALYSE :
un bon film de Woody Allen qui aurait pu néanmoins être bien meilleur et c'est probablement pour cette raison que je ne le considère pas comme vraiment excellent.
le film contient quelques longueurs et surtout je trouve dommage que l'on ne voie pas des extraits du film tourné par Val.
Woody Allen aurait pu se moquer des films intellos, voire pourquoi pas, reprendre certains plans de ses propres films.
d'où une certaine frustration pour moi, et même critique pour "For Your Consideration" du tandem Guest-Levy qui nous laisse un peu sur notre fin et dont je parlerais ici plus tard.
ce qui est très fort dans ce film c'est la relation entre l'artiste cherchant à créer une oeuvre artistique et un studio Hollywoodien cherchant par dessus tout à gagner beaucoup d'argent, et avec ce film, Woody Allen retrouve un peu de son ton irrévérencieux qui faisait défaut lors de ses derniers films.
il en profite également pour se moquer gentiment de son public européen, surtout le public intello, prêt à porter aux nues un film tourné par un aveugle.
on peut évidemment souligner plusieurs ressemblances entre Val Waxman et Woody Allen, de l'affiche "Manhattan Moods" sur le mur de son agent, son obsession pour les films noir & blancs avec le skyline de Manhattan, jusqu'à son fils qui a changé de nom.
on peut presque également y voir une continuation des personnages de "Crimes & Misdemeanours" dans lequel Woody Allen jouait un réalisateur borné et excentrique qui perdait la femme qu'il aimait (Mia Farrow ici Téa Leoni) qui le quittait pour un producteur à succès, superficiel et lourdaud (Alan Alda, ici Treat Williams).
citons un excellent Mark Rydell (son agent Al) et une scène hot-hot avec Tiffani Thiessen.
j'ai également bien apprécié Debra Messing dans son rôle de bimbo écervelée.
extraits :
(Val)-for me, the nicest thing about masturbation is afterward, the cuddling time.
(Val)-Sex is better than talk. Ask anybody in this bar. Talk is what you suffer through so you can get to sex.
(Val)-for God sakes, this is a woman I was married to for 10 years. We made love. I'd hold her head over the toilet bowl when she threw up.
(Lori)-From making love with you?
(Val à son fils qui s'est récemment renommé Scum Bag)-I love you Scum Bag.
(Val après avoir lu les critiques de cinéma français)-thank God the French exist.
(Al)-they speak french in Paris, you know just like in New York.
Posté le 01.04.2007 par Pascal Schlaefli
après le succès de "Small Time Crooks", Woody Allen persiste dans la comédie avec son nouveau film "The Curse Of The Jade Scorpion" qui restera dans les mémoires comme l'un de ses plus mauvais films.
Woody Allen entre dans sa période la moins populaire et ses trois prochains films ne seront pas des plus brillants.
il faudra l'électrochoc de "Match Point" (et Scarlett Johansson) pour retrouver un Woody Allen en grande forme.
THE CURSE OF THE JADE SCORPION
(titre français : La Malédiction Du Scorpion De Jade)
réalisé par : Woody Allen
écrit par : Woody Allen
CAST :
Woody Allen (CW Briggs)
Helen Hunt (Betty Ann Fitzgerald)
Dan Aykroyd (Chris Magruder)
Charlize Theron (Laura Kensington)
David Odgen Stiers (Voltan)
Elizabeth Berkeley (Jill)
Kaili Vernoff (Rosie)
Wallace Shawn (George Bond)
HISTOIRE :
CW Briggs travaille comme détective dans une compagnie d'assurances.
il supporte difficilement les changements et la réorganisation de son travail ordonnés par Miss Fitzgerald, qui tente de moderniser l'agence selon les directives du patron Chris Magruder dont elle est l'amante.
un soir, lors d'une sortie dans un cabaret, Briggs et Fitzgerald sont hypnotisés par le mage Voltan.
quelques jours plus tard, Voltan va se servir de Briggs et Fitzgerald pour voler des bijoux malgré eux et les faire accuser à sa place.
ANALYSE :
malgré quelques bonnes tirades, un film lent, ennuyeux et sans intérêt.
gros problème de casting à mon goût : Woody Allen n'est pas à sa place, et le film aurait été mieux servi par un acteur plus jeune et charismatique.
j'aime beaucoup Helen Hunt et Dan Aykroyd mais eux non plus ne sont pas à leur place.
je trouve même Helen Hunt complètement éteinte.
seule Charlize Theron tire son épingle du jeu avec son rôle de blonde sexy, croqueuse d'hommes.
encore une fois, on retrouve le thème de la magie qui semble être de plus en plus utilisé par Woody Allen ("Scoop").
une histoire de détective et de mage mystérieux dans le New York de 1940........pourquoi Woody Allen n'a-t-il pas tourné ce film en noir et blanc ?
extrait du film :
(Chris Magruder)-you know, there's a word for people who think everyone is conspiring against them.
(Briggs)-I know, perceptive.
Posté le 26.03.2007 par Pascal Schlaefli
en 2000, Woody Allen refait l'acteur pour une comédie signée Alfonso Arau.
c'est également la rencontre entre une star du petit-écran (David Schwimmer de "Friends" et "Band Of Brothers") qui a de la peine à percer au cinéma et un acteur de cinéma peu apprécié (Kiefer Sutherland) qui va devenir peu après une star des séries télévisées avec "24".
PICKING UP THE PIECES
(j'ignore si le film a été distribué en France ou même traduit en Français)
réalisé par : Alfonso Arau
écrit par : Bill Wilson
CAST :
Woody Allen (Tex Cowley)
David Schwimmer (le père Leo)
Kiefer Sutherland (officier Bobo)
Maria Grazia Cucinotta (Desi)
Cheech Marin (le Maire)
Sharon Stone (Candy Cowley)
Alfonso Arau (Dr. Amado)
Elliott Gould (le père Lacage)
Fran Drescher (soeur Frida)
Andy Dick (père Bunuel)
Eddie Griffin (Sediento)
Lou Diamond Phillips (officier Alfonso)
HISTOIRE :
Tex, boucher de son état, fou de jalousie, tue un jour Candy, sa femme, et la découpe en morceaux.
il amène le corps à proximité du petit village de El Nino au Nouveau-Mexique pour l'enterrer mais perd en route sa main droite.
c'est alors qu'une vieille aveugle tombe sur la main et miracle, recouvre la vue.
la main miraculeuse est amenée au village d'El Nino et présentée au prêtre Leo, qui lui ne croit pas aux miracles, et vit une histoire passionnée avec la prostituée du village, Desi.
mais après plusieurs autres miracles, Leo est bien obligé de constater les vertus miraculeuses de cette main qui ne peut-être que celle de la Vierge Marie pour les habitants du village.
bientôt El Nino devient un nouveau Lourdes, recevant des touristes du monde entier venu implorer la pieuse relique au majeur bien tendu.
mais le crime de Tex ne passe pas inaperçu.
l'officier Bobo était l'un des amants de Candy et va pourchasser Tex jusqu'à El Nino.
ANALYSE :
une comédie sympathique qui possède une bonne idée de départ et une jolie distribution, mais se perd un peu en cours de route, et la fin laisse un peu à désirer.
difficile au début du film de croire que l'on est pas dans un Woody Allen :
le film commence par un monologue de Woody, puis on voit Woody en prestidigitateur de seconde zone (décidément), tuer sa femme avec une tronçonneuse pour un tour de magie.
on pourrait donc presque y voir deux des thèmes fétiches de Woody Allen, sauf que dans ce cas, le tueur est démasqué.
dans "Stardust Memories" Sharon jouait les silhouettes au lointain et "Antz" était un dessin animé. heureusement, "Picking Up The Pieces" nous offre enfin une scène entre Woody Allen et Sharon Stone.